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Bexar Bexar

Tropisme

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Nous sommes en été et vous n’avez toujours pas bougé de chez vous. Vous astreignant au travail, et rêvant d’un hypothétique voyage vers les îles, vous scrutez la boîte aux lettres dans l’attente d’un récit estival palpitant, estampillé d’un timbre venant du bout du monde. Dans ce réceptacle, résonne l’écho d’un voyage. Une carte postale vierge de toute écriture vous est arrivée. C’est Bexar Bexar qui vous l’envoie. Remplie d’émotion et de légèreté, les histoires qui s’en dégagent sans mots, flattent vos mirettes et vos oreilles au point de devoir vous asseoir pour en saisir la réelle intensité. Voguant au fil d’un courant fluide, la balade maritime traverse des lieux inconnus aux guides touristiques, pour vous entraîner dans des criques où la faune aquatique n’a jamais été que le seul visiteur. Bexar Bexar est là chez lui, et vous fait signe de le rejoindre. D’une aura protectrice, il vous couvre du soleil tout en le laissant pénétrer au fond de vous. Là ou l’intimité émotive n’a pas de mot. L’âme. Dénué de batterie, « Tropisme » fait battre le cœur au rythme du vent, procurant au passage la légèreté d’un oiseau. Démêlant les nœuds de nos vies torturées, il projette un endroit intime où la sensation d’approcher l’Eden est envisageable, où l’on en sort avec la sensation d’une force réparatrice. Le sable fin n’a pas fini de vous glisser entre les orteils que le réveil est brutal, les onze tomes de ce récit se sont achevés et vous n’avez pas vu le temps passer. Vous préférerez sans doute mettre la carte sous l’oreiller plutôt que de la punaiser, à côté des autres, sur le panneau multi-perforé en liège de votre cuisine. Histoire que la nuit, vous y retourniez.