La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

logo_musiczine

Bienvenue dans le monde civilisé de Ghostwoman…

Ghostwoman est un duo réunissant Evan Uschenko et Ille van Dessel. Il est canadien et elle est belge. La paire s'apprête à sortir son nouvel album, "Welcome to the Civilized World", le 5 septembre et partage aujourd'hui son nouveau single, "Alive". Evan…

Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (1 Items)

Bexar Bexar

Tropisme

Écrit par

Nous sommes en été et vous n’avez toujours pas bougé de chez vous. Vous astreignant au travail, et rêvant d’un hypothétique voyage vers les îles, vous scrutez la boîte aux lettres dans l’attente d’un récit estival palpitant, estampillé d’un timbre venant du bout du monde. Dans ce réceptacle, résonne l’écho d’un voyage. Une carte postale vierge de toute écriture vous est arrivée. C’est Bexar Bexar qui vous l’envoie. Remplie d’émotion et de légèreté, les histoires qui s’en dégagent sans mots, flattent vos mirettes et vos oreilles au point de devoir vous asseoir pour en saisir la réelle intensité. Voguant au fil d’un courant fluide, la balade maritime traverse des lieux inconnus aux guides touristiques, pour vous entraîner dans des criques où la faune aquatique n’a jamais été que le seul visiteur. Bexar Bexar est là chez lui, et vous fait signe de le rejoindre. D’une aura protectrice, il vous couvre du soleil tout en le laissant pénétrer au fond de vous. Là ou l’intimité émotive n’a pas de mot. L’âme. Dénué de batterie, « Tropisme » fait battre le cœur au rythme du vent, procurant au passage la légèreté d’un oiseau. Démêlant les nœuds de nos vies torturées, il projette un endroit intime où la sensation d’approcher l’Eden est envisageable, où l’on en sort avec la sensation d’une force réparatrice. Le sable fin n’a pas fini de vous glisser entre les orteils que le réveil est brutal, les onze tomes de ce récit se sont achevés et vous n’avez pas vu le temps passer. Vous préférerez sans doute mettre la carte sous l’oreiller plutôt que de la punaiser, à côté des autres, sur le panneau multi-perforé en liège de votre cuisine. Histoire que la nuit, vous y retourniez.