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Big Daddy Wilson

Neckbone Stew

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Originaire de la Caroline du Nord, Big Daddy Wilson s’est forgé une voix en chantant à l’église, le dimanche. Il s'engage dans l'armée américaine et est caserné en Allemagne. Et il y marie une fille du pays! C’est ainsi, au cœur de l'Europe, qu'il découvre le blues. Lors de ses premières expériences, il assume bien évidemment les vocaux, mais accessoirement les drums. Il publie son premier opus "Get on your knees and pray", en 2004, au sein du Mississippi Grave Diggers. En 2009, il grave "Love is the Key", chez Ruf. "Neckbone Stew" marque son retour au sein du label allemand. Les sessions d’enregistrement se sont déroulées au studio The Fireplace Room, en Italie. Big Daddy est soutenu par ses deux musiciens italiens, le guitariste Cesare Nolli et le bassiste Paolo Legramandi, ainsi que quelques invités.

Country/blues acoustique, "Cross Creek road" ouvre la plaque. Le baryton du leader est naturellement puissant. Soul/blues davantage contemporain, "7 years" implique la formation au complet ; mais ce sont les cordes électriques, les claviers et les cuivres qui tirent leur épingle du jeu. Le titre maître s’ébroue dans le country/blues aux accents du Delta. Une plage authentique, dépouillée à l’extrême, qui vire ensuite au reggae. De quoi apporter un peu d’exotisme ! Du reggae qui contamine également "My babe" et de manière plus discrète, "Damn if I do". L’artiste chante remarquablement "I just need a smile", une ballade empreinte de tendresse et d’émotion. Et sa voix est particulièrement expressive, face à une orchestration bien subtile. Atmosphérique, "Tom Cat" baigne au sein d’un climat chargé de douceur. Dave Rossi nappe le tout de ses claviers, alors que les interventions aux cordes de Cesare sont parcimonieuses. Wilson et Eric Bibb (NDR : ce célèbre bluesman yankee s’est établi à Londres) cosignent "He'll make a way". Ce dernier se consacre au micro et partage les parties de grattes avec le jazzman suédois Staffan Astner. Tout comme pour "Cookies gonna kill me", rehaussé par la présence de Sven Lindvall au tuba, qui trace la ligne de basse. La Texane Ruthie Foster (NDR : un chanteuse de couleur noire) et Big Daddy se partagent les vocaux sur le "Give me one reason" de Tracy Chapman, un excellent intermède roots. Très jolie compo, "The River" est enrobée de chœurs qui transcendent littéralement la voix de Wilson. Et le long playing recèle un bonus track, "Peanut Butter Pic".

 

Big Daddy Wilson

I'm your man

Écrit par

Wilson Blount est né en Caroline du Nord, il y a près de 50 ans. Très jeune, il travaille dans les plantations de tabac et de coton. Le dimanche, il chante le gospel, à l'église. A 16 ans, il s'engage dans l'US Army et est affecté en Allemagne. Après moult péripéties, il se marie en compagnie d’une Teutonne. Et s’il avait déjà tâté du blues aux States, c’est dans son pays d’adoption qu’il va lancer sa carrière. Big Daddy a publié neuf albums. En solo ou à l’aide d’autres artistes. Le précédent elpee était paru en 2011 chez Ruf, tout comme "Love is the key", en 2009.

Big Daddy a la voix taillée sur mesure pour chanter le blues. Grave, puissante, expressive, elle se met en exergue dès les premiers accords de "Travelin' blues", une compo caractérisée par le recours au bottleneck et atomisée par de lourdes percus, mais qui emprunte les accents traditionnels du Delta. La voix est d’une grande pureté. Pas de doute, il l’a forgée lors de son enfance, en participant aux offices religieux. Et le "Hold the ladder" d’Eric Bibb en est une nouvelle illustration. L'accompagnement est respectueux du chant. A la six cordes, le Suédois Staffan Astner ne concède que les notes nécessaires pour raffiner la plage. Les différentes voix se relaient comme dans le gospel, pendant que l'orgue Hammond de Peter Hallstrom vient tapisser le tout. Très grave, le timbre vocal se détache d’"I'm your man", un morceau d’excellente facture. Balayé par les interventions au violon de Petra Wahlgren et à la clarinette d'Eric Mossnelid, "I wanna be your man" vire au country bluegrass. Astner joue divinement de la slide. Il est vrai qu’il est devenu un fidèle partenaire d'Eric Bibb ; et ses cordes font vibrer "My day will come". "Please " est une tendre ballade acoustique. L’intro de "Hurricane" est tonitruant. Wilson élève la voix, sans durcir le ton. L’émotion éprouvée par l’artiste est bien mise en exergue face à la gravité de l'événement. Une petite touche latine colore "Oh Carolina", une autre ballade qui nous conduit du Tennessee à Mexico City. Intimiste, "Born loser" est une compo très roots. Un climat que l’on retrouve tout au long du remarquable "Baby's coming home", une piste qui enfonce ses racines profondément au cœur de la musique afro-américaine. Wilson joue du Diddley Bow, un instrument à cordes d’origine ghanéen, comparable à la cigar box guitar (dont la caisse de résonance a été réalisée à l’aide d’une boîte de cigare). Trois minutes de bonheur! Deux titres folk pour clôturer l’elpee. Tout d’abord "Show dog", balayé par les interventions d’un violon. Et puis le délicat "I'm so glad". 

 

Big Daddy Wilson

Thumb a ride

Écrit par

Big Daddy n'a pas encore atteint le demi-siècle. De couleur noire, ce musicien est originaire de la Caroline du Nord. C’est à l’église qu’il a appris à chanter, lors des offices dominicaux. Sa famille est pauvre. Lui aussi. Une situation qui le pousse à s’engager dans l'armée. Américaine, bien sûr. Il est envoyé en Allemagne où il y rencontre, sa future épouse. Une autochtone. Et c’est paradoxalement au pays de la choucroute qu’il découvre le blues! Tout particulièrement acoustique. Ce qui lui permet de mettre en évidence sa voix au timbre chaleureux, puissant, et aux accents soul indéniables. Egalement compositeur, il a publié plusieurs albums, en compagnie d’un groupe ou un duo. Et dans des styles très différents. Flanqué de Doc Fozz, il a gravé "Doin' it right", "Walk a mile with my shoes", "My day will come" et "Live". Les autres elpees ont été concoctés soit au sein des les Mississippi Grave Diggers ou de Real Deal, sous le nom de Wilson B. Thomas Ruf le remarque et le signe sur son label, pour lequel Big Daddy sort un premier long playing, en 2009, "Love is the key", un disque pour lequel il reçoit le concours d'Eric Bibb.

Ce dernier périple, il l’a baptisé "Thumb a ride". Et l’a accompli en imaginant ‘faire de l'auto-stop’, en compagnie de ses deux acolytes allemands, Jochen Bens et Michael van Merwyk, préposés aux cordes acoustiques. A eux trois, ils signent les treize chansons de cet elpee. Une œuvre intimiste, homogène, caractérisée par la pureté remarquable des cordes, cordes destinées à mettre en exergue la voix naturelle du Daddy.

Le disque s’ouvre par le titre maître. La voix est relayée par des cordes non amplifiées d'une guitare resonator et d'un dobro. "Baby don't like" élève le tempo. Enrichie de percussions, cette compo se signale par des répliques vocales entre deux partenaires. Ballade séduisante, "This is how I live" est découpée dans des cordes particulièrement limpides. D’une voix tendre, sensible, intimiste, Daddy s’épanche tout au long d’"Anny Mae". Un cri d’amour pour sa bien-aimée ! C’est cette conjugaison entre ses vocaux et les cordes qui crée la richesse des chansons. Des chansons qui libèrent une grande dose d’émotion. Et la triste complainte "It don't get no better" ainsi que "Who's dat knocking" en sont deux belles autres illustrations. Mais les mélodies peuvent également accrocher instantanément. A l’instar de "Cold is the wind" ou de "Drop down here", des plages bien rythmées, sans pour autant bouder le blues pur et conventionnel de "Way back yonder".