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Big Gilson

Live at the Blue Note NY

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Né au Brésil, à Rio de Janeiro très exactement, Big Gilson es âgé de 43 ans. Il a drivé le groupe local Big Allanbik, responsable de 4 albums au cours de son existence. " Live at the Blue note NY " constitue son 3ème opus solo. Il fait suite à "Yellow mojo blues", commis en compagnie d'Alan Ghreen" et "Car driver blues", déjà paru chez Topcat. Ce petit dernier a été enregistré live, en février 2000, dans le plus grand club de jazz au monde : le Blue Note de New York.

Big Gilson a toujours été inspiré par Johnny Winter et d'une manière plus générale par le Texas blues. Il est ici entouré par les Solid Senders. Marty Bauman est à la guitare, Steve Shaw à la basse et Bob Berberich aux drums. Ils sont épaulés par l'harmoniciste de Washington DC, Bruce Ewan.

L'elpee s'ouvre par "Tribute to Roy Buchanan". Un hommage appuyé au formidable guitariste disparu. Toujours pas repu, il reprend également "Messiah will come again" du même Buchanan. Un blues très lent et d'excellente facture. La présence de l'harmoniciste Bruce Ewan est un plus pour les Solid Senders. C'est en outre une collaboration cinq étoiles sur "Cab driver blues", même s'il faut oublier la voix passablement faible de Gilson. Heureusement, la slide de ce dernier fait facilement passer cette carence. La bonne impression laissée par Ewan subsiste sur "Ghreen's boogie", un boogie très participatif au cours duquel il se révèle percutant, doué d'un phrasé clair, habile dans les tons jazz. C'est avec un certain soulagement que Big G cède le relais vocal à son ami Bruce qui entame aussitôt deux compositions de Little Walter : "Blue and lonesome" et "I got to go". En harmonie complète avec la slide gouailleuse, la première est majestueuse. Elle est jouée sur l'instrument chromatique, avec beaucoup de passion et de feeling. Ewan accelère à fond sur l'harmo diatonique pour amorcer le second. L'intervention de Gilson sur cette plage est tout à fait brillante. Ewan est à nouveau mis en évidence sur "Judgment day" de Snooky Pryor". Une redoutable version, dont il respecte le style. Pour aborder "Shake your moneymaker", le célèbre tube d'Elmore James, les Senders bénéficient de la participation d'un autre guitariste : le très doué Bobby Radcliff. Pourtant, on ne l'entend plus guère depuis quelques années. Elève de Magic Sam Bobby, ce musicien de Washington compte quatre albums sur le label Black Top, à son actif. Mais son dernier, "Live at the Rynborn", date déjà de cinq ans ! Son intervention est nerveuse et sans bottleneck, Big Gilson se réservant la slide. La dernière plage est encore une cover d'Elmore J : "Drivin' wheel". Rampe de lancement idéale pour le décollage final de ce guitariste brésilien doué, elle s'étend ici sur plus de neuf minutes. L'opus recèle également "Hey doc", un blues original, très enlevé, marqué par les éclats d'Ewan à l'harmo. Un musicien à suivre, c'est une certitude...

 

Big Gilson

Cab driver blues

Écrit par

Qui connaît Big Gilson ? Pas grand monde sur le Vieux Continent, il faut l'admettre. Normal, me rétorquerez-vous, puisque ce musicien est brésilien, où la scène du blues est, paraît-il, florissante. Big Allanbik Gilson and Co comptent déjà 4 albums à leur actif, au pays de la samba. Unique Brésilien à bord, il s'est ici entouré de musiciens texans, le Blues Dynamite, une formation réputée pour son excellente section rythmique, composée de Bobby Chitwood et Tyrone Starks.

L'album débute par la plage titulaire. Introduite par une slide bien charpentée, la voix paresseuse de Gilson n'est pas inoubliable et l'orgue d'Alan Ghreen épaule les cordes. "Halleluia, halleluia" est, sans surprise, une plage largement inspirée par le gospel. La slide est menée avec expertise, sur "Hey doc", un blues rock. Elle est le tremplin idéal pour l'invité, Kenny Neal, qui tout heureux d'être là, nous sort un excellent solo de son manche."Ghreen's boogie" est un boogie qui déménage, mais en même temps dévoile les limites de la voix de Gilson, dont le timbre est à la limite du fausset. Slow blues délicatement, finement ciselé, "Tropical feelin' blues" transporte, il est vrai, une certaine douceur tropicale. Hash Brown y joue de l'harmonica. La voix traînarde sied parfaitement à "Helena", une ballade caressante, sucrée par une slide et fruitée par un clavier. La voix me fait même penser à celle de Phil May des Pretty Things (croyez-moi!). Côté instrumental, signalons les solides échanges de cordes de Big réalisés à l'aide d'une de ces guitares rouges de Bugs Henderson. Sur "Big G. Billy", "Jammin' in Big D", et le très réussi "Happy Hooker", on assiste entre des échanges opérées entre le pianiste Ghreen et la slide colorée, réminiscente de Danny Gatton voire de Chris Duarte. En finale, Big Gilson nous gratifie d'une reprise acoustique de l'ouverture, "Cab driver blues" ; mais à cette occasion, c'est le compagnon de label, Holland K. Smith, qui partage les cordes…