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Bill Philippe

Parade

Écrit par

Il y a bien un quart de siècle que Bill Phillippe chante et joue de la guitare dans la région de San Francisco. Durant une bonne dizaine d'années, il a pratiqué du New Orleans funk au sein de son groupe, The Brothers Goldman, en compagnie duquel il a publié trois elpees. Il cultive ensuite ses racines dans le blues du Delta. Et dès 2012, il décide de s’attaquer au blues originel ; et notamment de Blind Willie Johnson, Robert Johnson ainsi que Muddy Waters. Fin 2014, il publie son premier album solo, "Ghosts". "Parade" est essentiellement constitué de titres folk, teintés de blues.

"Blues come callin" ouvre la plaque. Il s’agit, sans aucun doute, de la piste la plus blues de l’opus. Soutenu par la basse minimaliste de Swen Hendrickson, Bill chante d'une voix empreinte de tristesse. Tout au long de cet LP, la clarinette d'Ivor Holloway et l'accordéon de Glenn Hartman ont un rôle prépondérant. La musique de Bill Phillippe ne respire pas la joie de vivre. Elle reflète ses sentiments et ses appréhensions. Créative, la basse s’implique considérablement sur l’excellent "Proper sorrow". "14th street" baigne toujours au sein d’un climat ténébreux. Un morceau de folk subtilement contaminé par du jazz suranné. Dépouillée, la voix s’épanche face à l’accordéon et la clarinette d'Ivor Holloway. Qui s’intègre à nouveau parfaitement dans l’univers sonore de Bill, tout au long d’"If I should love my mind". L'intro musicale de "A kinder voice" est empruntée à "Solitude", un thème inspiré de Duke Ellington. "Everything I have is grey" s’attarde dans l'univers introspectif de Phillippe. Le titre maître souffle un vent légèrement plus optimiste. La vie est une parade. Le feeling de la clarinette est davantage inspiré de New Orléans que du Delta. Mais "Tonight" nous replonge rapidement dans le spleen. La clarinette est vraiment lumineuse ; même et surtout lorsqu'elle sort du créneau jazz. A l’instar de "Little Zion". Et vraiment d’excellente facture, cette œuvre s’achève par la reprise du "Take it with me" (NDR : un titre qui figure sur l’album "Mule Variations") de Tom Waits. Une valse onctueuse, très respectueuse des humeurs sombres de Thomas Alan. La musique des deux artistes trempe d’ailleurs dans une atmosphère fort semblable… 

 

Bill Philippe

Ghosts

Écrit par

Etabli en Californie, Bill Philippe a écumé toutes les scènes et arrière-boutiques de la région de San Francisco, au cours de ces vingt dernières années. Fervent adepte du funk néo-orléanais, il a scellé cet enthousiasme sur trois elpees, "Ascended Masters of the Order of the Tantric Fonk" en 2003, "Fonk" en 2008, et "Fonkology" en 2011. Depuis, Bill est revenu à sa passion originelle, le Delta Blues, celui de Blind Willie Johnson, Mississippi John Hurt, Robert Johnson et Muddy Waters! 

Le répertoire de Bill oscille entre compos personnelles et adaptations de traditionnels du genre. Une exception qui confirme la règle : la cover du "Come on in my kitchen". Elle est signée par le légendaire Robert Johnson et a été écrite, il y a plus de 80 ans. Cette plage ouvre l’elpee ; et à son écoute on en attrape des frissons. Une adaptation respectueuse et passionnée, tant dans la voix que les cordes. Bill chante et assure les parties de guitares, sur tous les morceaux. "Father's lament" est une chanson particulièrement intimiste. Bill injecte beaucoup d’expression dans la voix, tout au long de l’excellente plage, "Wedded heart", qui voue un grand respect aux blues originaux d'avant-guerre. La passion le dévore encore sur "Tightrope". Lors des arrangements des traditionnels, il a pris soin de préserver l’esprit du blues. A l’instar de "Keep your lamp trimmed and burning", une compo attribuée à Son House, qui figurait sur "Death letter" ou encore de "You're gonna need somebody on your bond", une plage qui aurait été composée par Blind Willie Johnson. Bill rend hommage à son principal maître sur "The Ballad of Blind Willie", une version empreinte d’une grande sensibilité. Et c’est toujours la passion qui le guide sur "In my time of dyin'"…