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Billy Gibson

Live at the North Atlantic Blues Festival

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Ce Dvd a été immortalisé lors du festival ‘North Atlantic Blues’. Il est sous-titré "The prince of Beale street". Pour la circonstance, Billy est épaulé par son band : le guitariste David Bowen, le bassiste James Jackson et le drummer Cedric Keel. Ce sont des musiciens de couleur noire. Un invité : le claviériste Charlie Wood.

L'entrée en scène de Billy est impressionnante. Replié sur lui-même, il chasse tout ce qu'il a dans les poumons face au colosse Cedric, responsable des fûts. Son répertoire est très funkysant. Faut dire que son backing group est constitué de vétérans issus de la scène locale R&B de Memphis.

Il ouvre le set par "Down home". Et dès qu’il prend un billet de sortie, on est impressionné par sa présence sur les planches. Très à l'aise, il se montre généreux à l'harmonica. "Keep doin' what ya doin" est un morceau de funk participatif. Il chante aux côtés de son guitariste David. En public, Billy est dans son élément. Il dialogue sans cesse avec le public. Sa musique est dansante. Le funk une ligne de conduite. Même lorsqu’il s’autorise une reprise personnelle du célèbre "Bad boy" d'Eddie Taylor. Wood participe activement à cette cover, puis Cédric le rejoint aux drums avant que Billy ne revienne en force exprimer toute sa force et son explosivité, sur son instrument. En ‘live’, pour rendre son show plus vivant, le BG Band n’hésite pas à allonger la sauce. Issu du Tennessee, Gibson n'oublie pas que Nashville n'est pas bien loin de Memphis. Ce qui explique pourquoi il n’est pas insensible à country. Surtout lorsqu’elle est issue de la plume de Willie Nelson. Billy s'attaque donc à "Funny how time slips away", tout en adoptant une trame funky. Les musiciens sont excellents et sont capables d'improviser voire de se lâcher en affichant une totale sérénité. A l’instar du "Tell it like it is" de Mose Vinson, une plage au cours de laquelle ils se lâchent, épinglant au passage, des classiques populaires et notoires comme "When the saint go marchin' in" ! Lors de la finale, l’ensemble décide d’embarquer pour un voyage au pays des bayous. Ils y rencontrent Tony Joe White en adaptant son "Polk salad Annie". Bowen chante d’un timbre paresseux. C’est de circonstance. Billy Gibson éprouve une joie intense en jouant le blues face au public. Et il veut nous faire partager son bonheur. Enfin, pour que votre info soit complète, sachez que Billy a participé au premier Bluzapalooza Tour, un périple réunissant des artistes blues invités à se produire dans les bases américaines en Irak, en compagnie de Bobby Rush et Janiva Magness.

 

Billy Gibson

Live at Rum Boogie Café

Écrit par

Bien qu’originaire du Mississippi, Billy est un musicien blanc. Il a accompli ses premiers pas musicaux au sein d’un lieu mythique du blues : Clarksdale. Il milite alors chez les Midnighters, en compagnie du guitariste Johnnie Billington et du batteur Bobby Little. Il remonte alors quelque peu vers le Nord, sans pour autant quitter les berges du Mississippi, et s’établit à Memphis, dans le Tennessee. Il peut alors se produire dans ce temple ouvert du blues qu'est Beale Street. Il fonde enfin son Billy Gibson Band en compagnie duquel il a déjà commis quelques albums. Et notamment "Billy Gibson" en 1996, paru chez North Magnolia. Depuis, il s’est investi au sein du label local Inside Sounds. Sur lequel il a sorti "The nearness of you" en 2001, "In a Memphis tone" en 2004, "The Billy Gibson Band" en 2005 et "Southern Livin" en 2006. Il a également participé à la confection de différents albums comme invité. Et notamment le "I smell smoke" de Michael Burks, paru sur Alligator en 2003, "Soft place to fall" de Deborah Coleman, sur Blind Pig en 2000 ; mais également pour des artistes locaux. Dont les Junkyardmen et le Daddy Mack Blues Band.

Edité en 2007, “Live at Rum Boogie Café” a été immortalisé live, en décembre 2004, dans l'un des temples du blues de Beale Street" : le ‘Rum Boogie Café’. Le line up du combo est toujours identique. Trois musiciens noirs. C'est-à-dire le guitariste David Bowen et le bassiste James Jackson, deux personnages qui ont milité chez l’Albert King Band et le drummer Cedric Keel. Billy se produit aussi régulièrement au sein des Delta Cats, un duo acoustique qu’il partage avec son guitariste David Bowen. Ce set live a été enregistré dans l'ambiance de ce club torride. Les plages sont suffisamment longues pour permettre aux quatre partenaires  de mettre en exergue leur talent. Bill Gibson est un de ces souffleurs de la génération contemporaine qui semble jouir de deux paires de poumons. Mais non seulement son souffle est terriblement puissant, mais son jeu est loin d’être banal. Nous poussons la porte d'entrée du ‘182 Beale Street’, au milieu d'une impressionnante collection de guitares et autres mémorabilias. Commandons un Boogie Blues Buster et un gator gumbo ou un Memphis platter pour les plus gourmands, avant que n'arrivent les musiciens sur la petite scène, au milieu du public. Dès l'ouverture "What is love?" met le feu aux poudres. La section rythmique est redoutable, expérimentée. Mais ne sommes-nous pas à Memphis? Billy est décontracté mais toujours appliqué. Le "Love everybody", de Willie Foster" émarge au funk ; mais un funk audacieux, marqué par les percussions de Cédric. Billy chante d’une bonne voix, assez proche de celles de Kim Wilson voire de Brian Templeton ; mais dès qu'il en a l’opportunité, sa bouche explose pour sortir des notes d'harmonica par flots. Et franchement, son instrument passe un sale quart d'heure! Les effets sonores se multiplient. L’opus jamais ennuyeux. L’artiste est chez lui à Memphis. Et il tire parti au maximum de cette situation. Cedric lance le Bo Diddley beat pour célébrer "Pretty thing", une compo écrite par Willie Dixon pour Bo. Mais ici, c'est l'autre soliste, en l’occurrence le gratteur David qui se met en évidence. "Home at last" marque le retour au funk. Billy manifeste beaucoup de respect pour ses équipiers. Et le démontre en laissant la part belle à James Jackson, un remarquable bassiste. Le concert se poursuit par "Darling please come home". Imprimé sur un tempo modéré, cette compo est signée par Billy. On reconnaît à peine la version marathon (plus de 16’) du fameux "Bad boy" d'Eddie Taylor. David et Cedric répondent en chœur au chant de Billy avant que n'éclate une partie d'harmo orgiaque. Et cette dernière cède finalement le relais à une très longue envolée de Keel aux percussions. C’est bien lui le ‘bad boy’ ! Billy s’attaque encore à "Early in the morning", un blues lent écrit il y a soixante ans par John Lee ‘Sonny Boy’ Williamson I. Il respecte le feeling du créateur mais s’autorise un intermède aussi amusant que pétillant en mode country & western. Le BGB achève son concert par le "Polk salad Annie" de Tony Joe White, un des plus célèbres titres du pays des swamps (NDR : finalement pas tellement éloigné). David Bowen le chante d’un timbre chaleureux et bouleversant, tandis que Billy se réserve ses derniers billets de sortie. Un excellent album live!

Billy Gibson

The Billy Gibson Band

Écrit par
Billy Gibson est né à Clinton, dans le Mississippi. Peu à peu, ce chanteur/harmoniciste blanc a fait son chemin, lentement mais sûrement. Après ses études, il émigre à Clarksdale où il joue au sein des Midnighters. Il se fixe ensuite à Memphis, à Beale street. Son université du blues, comme il aime si bien le rappeler. Depuis, il s'est forgé une solide réputation, collaborant notamment aux enregistrements de Deborah Coleman, Michael Burks et des Junkyardmen. Son premier album "Billy Gibson" est paru en 1996, sur North Magnolia. Il bosse ensuite pour la boîte de distribution, Indise Sounds. Il commet successivement "The nearness of you" en 2001 et "In a Memphis tone" en 2004. Pour ce nouvel opus, il a reçu le concours de son BG Band. Un backing band constitué de trois musiciens noirs : David Bowen à la guitare, James Jackson à la basse, et Cedric Keel à la batterie.
 
Billy ouvre les hostilités par "Down home", une plage très Memphis. L’homme est bien chez lui dans la capitale du Tennessee. Sa section rythmique imprime un rythme bien funky. Mais ce qui marque instantanément les esprits, c'est la puissance de feu de Gibson. Ce souffleur possède trois poumons. En outre, sa voix est taillée sur mesure pour son répertoire. Son premier solo est un plaisir des oreilles. L'homme dispose de solides atouts. Son style est très personnel. Sa puissance constante, sa technique infaillible et la dissertation ample. Signé David Bowen, "Keep doin' what ya doin" évolue dans un style que n'auraient pas reniés les Nightcats de Little Charlie Baty! L'orgue de Charlie Wood est venu renforcer l'équipe. Ce qui n’empêche pas Billy de demeurer aussi consistant sur son instrument. Le funky "Home at last" baigne encore dans le Memphis Sound. Le travail opéré par la basse, la batterie et l'orgue est méthodique. Pas étonnant dès lors d’assister à l’intervention d’un autre invité : le saxophoniste Charles Campbell. Un concours opéré totalement dans l'esprit de cette musique rythmée. Le "What is love?" de Gibson constitue un grand moment de cet opus. Une plage bien enlevée qui nous donne envie de participer à la fête. Un fragment caractérisé par une redoutable envolée à l'harmonica. Impressionnant! Charlie Wood s'est assis derrière le piano pour entamer le plus classique, "Darlin' please come home", un blues indolent inspiré par Sonny Williamson II, au cours duquel Billy souffle paresseusement dans son instrument. Notre homme est capable de varier son répertoire. Issu de sa plume, "Stingin' stang" évolue dans un registre bien plus soul. Une compo colorée par la guitare de David, dont l’inventivité laisse transparaître des influences jazz. La reprise du "Love everybody" de Willie Foster replace Billy dans ce qu'il fait le mieux : le blues largement teinté de R&B. Les voix féminines de Lucy et de Lynn le soutiennent. Ce qui lui donne des ailes pour produire un nouveau solo à l'harmonica. Et il est splendide ! La machine est décidemment bien huilée. C'est le bonheur! "One more time" demeure dans le même style. Une autre composition de Bowen au son très Beale street. En front de scène, Billy chante parfaitement ce titre tapissé par l'orgue Hammond. Cet excellent opus s’achève par le "Tell it like it is" de Mose Vinson. Une compo qui baigne au sein d’un atmosphère plus intimiste, et que Billy chante, avec pour seul partenaire, Charlie Wood et son piano roulant. Une dernière occasion pour souffler sereinement dans son harmonica. Parallèlement à la sortie de cet album, Billy vient également de sortir un ‘live’ immortalisé au Rum Boogie Cafe (NDR : il est paru chez Beale Street). En outre, il élabore un guide d'instruction pour harmonica chromatique sur CD, un mode d’emploi qui devrait sortir pour l'été 2006. Et pour que votre information soit complète, sachez que non seulement Billy se produit en compagnie de son propre groupe ; mais également chez les Delta Cats, un duo qu’il a constitué avec son guitariste David Bowen.