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Billy Preston

Soul derby

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Organiste extraordinaire, Billy Preston a accompagné un peu tout le monde. Mais surtout les célèbres Beatles et Rollins Stones. Billy est né en 1946. A Houston, au Texas. Très jeune, il émigre à Los Angeles, en compagnie de ses parents. Il y met rapidement son talent au service de l'église. A 10 ans, il dirige un orchestre symphonique local! En 1962, il effectue sa première tournée européenne en compagnie de Sam Cooke et de Little Richard. Son premier elpee paraît à cette époque : "The 16 years old Soul". Il enregistre alors chez Vee Jay les plages qui constituent le présent album, sous-titré pour la circonstance : "The Complete Vee Jay recordings 1964/1965". Il tourne ensuite durant trois années en compagnie de son idole, Ray Charles. Il rencontre les Beatles qui rachètent ses droits chez Vee Jay pour leur propre label Apple. Il collabore même aux derniers enregistrements opérés par les Fab Four. A l’époque, on le considère même comme le cinquième Beatle. Il travaille ensuite pour les Rolling Stones. Et en particulier à la confection des elpees "Sticky fingers", "Exile on main street" et "Gots head's soup". Il tourne même en leur compagnie. Billy Preston est un artiste soul réputé depuis quatre décades.

Cette plaque nous renvoie assez loin dans le passé. Elle réunit des adaptations de certains succès de cette époque destinés aux juke-boxes. Des plages consacrées à la danse, sous une formule réduite, dominées par l'orgue (NDR : bien sûr), parfois balayées d’un piano et soutenues par une section rythmique. Si en ce temps-là, André Brasseur animait nos bals de cette manière ; il faut avouer que Billy Preston possède une toute autre dimension. Cette œuvre épingle notamment "If I had a hammer" (Si j'avais un marteau), "You've lost that lovin' feeling", "Eight days a week" (des Beatles), "Downtown", "Goldfinger", "My girl", "Go now", "Shotgun", "Stop in the name of love" (un fameux hit des Supremes). Plus engageant dans notre registre, "Slippin' and slidin" (de Little Richard), "Drown in my own tears", "Soul meetin", "The masquerade is over" et bien sûr le "Soul Derby medley". Une plaque qui s’adresse d’abord aux mélomanes de l'orgue Hammond!