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Black Truth & White Lies

Backtrack Lane

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Après une intro dont les relents évoquent presque Muse, Backtrack Lane change de registre dès les premières notes de « Burn It », et ne relâche pas la pression jusqu’aux derniers accords d’« Hollywood Gonzo », morceau qui clôture la plaque. Au menu, un hard rock bien gras et survitaminé, aux refrains catchy et aux mélodies vocales inspirées. Malgré un son de guitare moderne à la Datsuns, The Vines, voire The White Stripes, c’est malgré tout le côté old school de la musique du groupe qui prévaut. Visiblement bercé par la scène hard rock de la fin des 80’s/début des 90’s, le band s’inspire librement de la simplicité carrée d’un AC/DC, du groove d’Aerosmith, l’associe à la hargne d’un Guns n’Roses, pour mieux le tremper dans des lignes de chant influencées par la scène grunge, Soundgarden en tête. Simple, carré et efficace, l’opus n’en est pas moins bien écrit et composé ; et si les influences sont bien présentes, Backtrack Lane évite brillamment de tomber dans la pâle copie en proposant un LP qui ne réinvente certes pas la roue, mais la fait tourner avec un plaisir non feint. En outre, le groupe se prête victorieusement à l’exercice difficile de la power ballad (« Ain’t It Enough », « Some Memories Remain ») ; ce qui permet au disque de respirer sans jamais lasser le mélomane.

Originaire de Paris, le line up du band réunit deux paires de frères, les Gatti au chant, guitare rythmique et basse, et les Crestey à la batterie et à la guitare lead. Lancé par leur victoire à un tremplin (le FallenFest), il a beaucoup bossé sur ce long playing, et s’il n’est pas exempt de défauts (certaines astuces de production déconcertantes, le funky et hors propos « I Live Again »), on ne peut que saluer le talent et le travail de ce jeune groupe plus que prometteur.