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Blanck Mass

Blanck Mass

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Benjamin Power est un ex-membre du groupe Fuck Buttons. Et « Blanck Mass » constitue le premier elpee de son projet solo. Un disque dont l’écoute est véritablement… éprouvante ! Au départ, on pense qu’il ne s’agit que d’une intro un peu longuette, et on prend son mal en patience. Mais rien à faire : le premier morceau est effectivement à l’image de l’ensemble de l’opus : c’est interminable, lent mais surtout totalement vide !

Pour chacune des 10 pistes que compte le long playing, on attend vainement qu’il se passe quelque chose. Que la musique ‘décolle’ enfin. Bref, que l’artiste nous surprenne un tant soit peu. Mais ce phénomène ne se produit jamais.

Les titres sont parfois longs, parfois courts, mais ils s’avèrent surtout, tous, inévitablement lancinants, flemmards et creux. « Blanck Mass » rendra tout auditeur normalement constitué amorphe.

Par exemple, quasi aucun instrument n’est utilisé, hormis un synthé, et encore, plus que parcimonieusement. Pas de changement de rythme non plus ou même de mélodie à découvrir. Seul un long fond sonore pénible, qui nous rappelle vaguement une séance de relaxation. Inutile donc de souligner que son écoute est pour le moins laborieuse. Et que dire encore lorsqu’on on arrive à « What you know », qui ne dure pas loin de 15 minutes ?!

Au rayon des reproches, on notera aussi l’absence totale de paroles, excepté sur un ou deux morceaux de l’elpee (NDR : et encore faut-il tendre l’oreille). En conclusion, ce disque s’adresse donc aux amateurs de silence…. dans le registre de la musique. Cherchez l’erreur.

Détail amusant : « Blanck Mass » pourrait se traduire en anglais par ‘La masse de vide’. Jamais à mon sens un album n’aura si bien porté son titre. On ne saurait donc que trop conseiller à l’auditeur lambda de passer son chemin : circulez, il n’y a rien à écouter !