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Blowfly

Blowfly´s Punk Rock Party

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Digne représentant du mouvement Porn Rap aux cotés de Rudy Ray Moore que l'on considère comme les parrains de l’X-Rated Rap, Reid Clarence, aka Blowfly, est une sorte d’antihéros mutilant les tubes de soul, R'n'B, funk, rap et autres standards du rock en hymnes porno. Papy provoc donnant dans le mauvais goût, endossant un nom de scène aux relents de mouche à merde, et paré de ses costumes à la sauce kitsch, Reid débite des parodies classées X avec une rythmique textuelle le plaçant en précurseur d’un genre, notamment sur son tube « Rap Dirty ».

Dans le même temps compositeur R'n'B pour quelques formations mythiques (Betty Wright, Sam & Dave, KC & the Sunshine Band) et Blowfly, rappeur pornographe et légende d’une scène underground, Reid remue les foules et dérange l’opinion publique. Après avoir charcuté tous les genres pendant une vingtaine d’album, Blowfly revient plus inspiré que jamais tout au long de son « Blowfly's Punk Rock Party », une collection de tubes punk revisités sortie chez Alternative Tentacles », le label indépendant de l’ancien leader des Dead Kennedys, Jello Biafra.

Ouvrant le bal de son dernier album par ce qui pourrait être un hymne porno freak ("Punk cock is rock"), Blowfly le ‘World Baddest Nigger’ réchauffe les classiques punk rock des Stooges ("I wanna fuck your dog"), des Clash ("Should I Lay This Big Fat Ho"), des Ramones ("I wanna be fellated"), d'Offspring ("Gotta keep her penetrated") et d’autres Turbonegro, Devo, Black Flag, Billy Idol, Circle Jerks, sans oublier les Dead Kennedys lors d’un spécial "R. Kelly in Cambodia", réarrangé en compagnie de Biafra. Cover dirigé par un Weird al Jankovic du Porn Rap, « Blowfly's Punk Rock Party » demeure un plat énergétique aux textes pétris d'‘explicits lyrics’ et d'un humour bien salé. A consommer sans pudeur.

Blowfly

Fahrenheit 69

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En jetant un coup d’œil à la pochette et au livret de ce disque, on comprend assez vite que le ton va être plutôt potache et branché sur les thématiques sexuelles. Blowfly est une sorte de super héros à la tunique argentée incarné par un grand père noir américain qui répond au nom de Clarence Reid. De visu, on a du mal à prendre le bonhomme au sérieux ; mais il est dans le métier depuis quarante ans et on lui attribue même la paternité du premier disque de rap : « Rap Dirty ». En 1965 ! Hormis une longue série d’albums solo graveleux sculptés dans la veine funk-soul, notre homme a aussi signé plusieurs morceaux pour des gens comme Sam & Dave ou KC & The Sunshine Band. Pour ce « Fahrenheit », il s’est notamment acoquiné d’un un autre comique qui répond au pseudonyme d’Afroman (NDR : levez le doigt ceux qui se rappellent de lui) pour concocter concept album en forme de candidature aux élections présidentielles. Il nous présente donc son programme en posant sa voix à la Ol’Dirty Bastard sur des instrus funk un peu bâclés. Pour vous faire une idée des thématiques abordées, citons « The Booty Bus » (pour résoudre la crise pétrolière il suffit de conduire une paire de fesses), « Diggin’ Boogers » (pour empêcher les enfants de se droguer ils doivent manger leurs crottes de nez) ou encore « Ugly People » (qui enjoint aux gens laids de rester cachés). C’est plutôt drôle et totalement irrévérencieux ; mais pour goûter totalement la blague il faut bien comprendre la langue de Shakespeare. Evidemment, ceux qui cherchent la qualité musicale peuvent d’ores et déjà passer leur chemin, car les chansons proposées ici ne dépassent pas vraiment le stade la plaisanterie musicale.