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Blue Voodoo

Back to the shack

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Ce quartet nous vient du Canada. De Vancouver, très exactement. Il est drivé par le chanteur/guitariste Ted Tosoff. Un line up complété par Rick Dalgarno, également chanteur/guitariste, Kelly Stodola aux percussions et Gerry Berg à la basse. Bryon Tosoff, le frangin de Ted, assure les parties de claviers. C’est également le manager du groupe. Les deux chanteurs se partagent l'écriture de toutes les plages de cet album. Le troisième de Blue Voodoo. Il fait suite à "Sparkle and shine" paru en 2004 et "Ride", en 2003. L’illustration de la pochette est sans équivoque sur la marchandise : un homme se tient sur le porche de sa maison, un gîte rudimentaire en bois. Il tient entre ses bras un vieil accordéon. Blue Voodoo puise essentiellement son inspiration dans le Sud des Etats-Unis, en liant le blues du Delta au Southern Rock et en épiçant le tout d’un soupçon de folk roots ‘dylanesque’.

C'est d'ailleurs sous cette dernière étiquette que l'album s'ouvre. Et en particulier par "Somewhere else instead". La voix de Ted Tosoff s’y révèle râpeuse et fatiguée, proche de l'oncle Bob. Elle est soutenue par les claviers et des cuivres de Paul Wainwright. "Uncle Tom's Cabin" adopte un même profil cuivré. La voix en devient même hypnotique! "Watcha think about that" prend la direction du Delta… dans la bonne humeur. Ted chante, épaulé par les backing vocaux de ses partenaires. La slide paresseuse trahit ses accents du Sud. "Shoeshine shuffle" poursuit dans le style, mais bénéficie du concours de l'harmoniciste Dave Hoerl des Twisters. Plage séduisante, "Black moon" nous plonge dans le southern rock. La voix nonchalante rappelle, au passage, celle de Billy Gibbons du ZZ Top. La guitare de Rick Dalgarno se libère. La cohésion de l'ensemble est parfaite. Et le couvert est remis sur "World is burnin', se soldant par un résultat encore plus probant. La rencontre entre la voix quelque peu ravagée et les cordes est très réussi. La simplicité et l'efficacité caractérisent "Monday morning blues". La voix de Tosoff colle idéalement à son répertoire. Les cuivres et le piano du frère Bryon donnent la réplique pendant que l’ombre du ZZ top de naguère se met à planer sur l’ensemble. Bien jolie ballade toute en mélodie, "Reason why" baigne au sein d’une ambiance très roots. Un climat reproduit tout au long de "Sunny days". L’harmonica apporte les accents country. Le jeu de cordes est savamment dosé. "Simple" constitue un autre grand moment. Il porte très bien son titre. Ce rock direct va droit au but. Tous les musiciens chantent et les deux gratteurs opèrent une sortie très rock'n'roll! La suite demeure de haute facture. Ted chante d’un timbre assuré et convainquant un blues imprimé sur un tempo très modéré : "Suitcase blues". Rick intervient sur son dobro au son si métallique et Dave à l'harmonica. Autre ballade, "Gone" adopte une construction plus audacieuse pendant que la guitare de Rick se révèle bien plus aventureuse. "Mojo lovin' man" baigne dans les eaux du sud profond. Cette plage adopte les accents du Delta et adresse de larges clins d'œil au "Got my mojo workin" d'un certain Muddy Waters. Cet excellent opus se termine de manière surprenante par un funk éclatant intitulé "Texas speed trap". Rick se libère totalement en faisant vibrer ses cordes jusqu'à saturation.

The Blue Voodoo

Sparkle and shine

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The Blue Voodoo (Delta Acoustic Blues Band) nous vient de Vancouver, au Canada. Une formation drivée par les chanteurs/guitaristes Ted Tosoff et Rick Dalgarno. Un line up complété par le drummer black Chris Weekes et le bassiste Daniel Ross. « Sparkle and shine » constitue leur deuxième opus ; il fait suite à "Ride", paru en 2003. Le Blue Voodoo pratique un blues rock teinté de roots music. Un style bien américain, à la fois rafraîchissant et original. Les quatre musiciens chantent. Leurs timbres sont sensiblement différents. En outre ils se partagent toute une panoplie d'instruments. La production est judicieuse et permet de découvrir un monde musical souvent très personnel. Si le blues est omniprésent, parfois même classique, dans un registre qui oscille du Delta à Chicago, les références roots sont incontestables, lorgnant le plus souvent vers Little Feat ou The Band.

Dès le premier titre, la formation plante le décor et s'engage sur les pistes bien poussiéreuses du Sud. Superbe entrée en matière, "Walkin' shoes" est balayé par la slide acoustique de Rick. Le chant est bien posé, puissant. Bryon Tosoff a apporté son concours au piano. Une compo qui évolue dans un registre proche d'Elmore James, lorsqu’il était encore biberonné par son Mississippi natal. La même équipe s’attaque à "In the end", une ballade très roots, plutôt folk. Les instruments acoustiques dominent inévitablement leur sujet ; et en particulier les guitares à six et douze cordes. Elles se conjuguent sur des chemins qui mènent à la Nouvelle Orléans, pendant que le piano roule. Les deux guitaristes abordent "Like it that way". Toujours sous une forme acoustique, nonobstant l’intervention toute en subtilité des percus de Weekes. Incontestablement, "Railway blues" plonge dans l’univers étrange et syncopé de Little Feat. Plutôt écrasants, les percussions et le djembé de Chris évoluent à l’avant-plan. Rick et Ted chantent à l'unisson. Au sein de cet univers sonore en expansion, les guitares éclatent de partout. "Full circle" observe une démarche semblable ; mais avec davantage de simplicité. A cause des sonorités limpides du dobro et puis de l’orgue dispensé par Ted. Les trois comparses chantent cet hymne du Sud. Ils s’échangent questions et réponses, sous une forme presque tribale. Et le résultat est excellent! Le trio s'enfonce dans le pays des bayous pour implorer le vaudou. Un "Voodoo man" au cours duquel les musiciens troquent leurs instruments : guitares, claviers, harmonica. Un cocktail sonore qui rayonne au contact du timbre d'outre-tombe de Papa Slim. Magique ! Ted Tosoff chante le titre maître. Un morceau au cours duquel énergie, électricité et rock'n'roll font bon ménage. De sa voix nasillarde, Ted interprète "Come Tom baby", un blues lent presque classique. Rick se réserve la slide. Dan et Chris échafaudent une base rythmique particulièrement solide. Episodiquement, un dobro, un orgue, un djembe ou un harmonica font leur apparition."Goddam thing" emprunte un riff stonien. Don Ross (le bassiste !) a empoigné la guitare solo ; mais ce sont les cordes acoustiques qui prennent le large. Superbe ! La voix de Chris a pris une intonation plus grave, ténébreuse, pour affronter "Today", une ballade roots rock quasi pop. La voix rocailleuse de l'énigmatique Papa Slim revient hanter "Wake up", un morceau imprimé sur un Bo Diddley beat. Cet elpee de très bonne facture s’achève par "Tower of love". Le dosage entre blues et roots s’avère toujours aussi savoureux. Les voix et les guitares ne demeurent jamais en place. Et si vous voulez assister à un set de Blue Voodoo, sachez qu’ils ouvriront leur tournée ce 27 janvier à Leiden, aux Pays-Bas…