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Twin Temple, amants maudits ?

Établis à Los Angeles, Alexandra et Zachary James, mariés à la ville, publieront leur troisième elpee, « Doomed Lovers », le 23 octobre sur leur propre label, Pentagrammaton Records, distribué à travers le monde par Secretly Distribution. L'annonce survient…

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Bob Dylan

The Complete Budokan 1978

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Paru en 1978, le double long playing, « The Complete Budokan 1978 », est donc sorti en version revue et corrigée ; Il s’agissait de deux concerts immortalisés live au Japon. Soit les 28 février et 1er mars à Tokyo, au début de la tournée que Dylan avait lancée en 1978. A l’époque de sa sortie, cet opus avait été vertement critiqué. A cause des réarrangements. En l’occurrence l’ajout de choristes et d’une section de cuivres. D’ailleurs si le Zim était bien allé au Japon, on avait l’impression qu’il avait réalisé l’enregistrement à Las Vegas.

Bref, alors que l’album de 1979 recelait 22 morceaux, le coffret en propose 58. Le tout a été remixé et bien sûr remasterisé.

Bob Dylan

Another Self Portrait (1969-1971) – The Bootleg Series – Vol.10

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Pour la première fois, Columbia a décidé de se pencher sur un disque bien précis du Zim, « Another self portrait ». Un double elpee paru en 1970 qui avait été littéralement descendu par la presse. Un éminent chroniqueur yankee avait même écrit, à l’époque, après avoir écouté ces disques : ‘C’est quoi cette merde ?’. Un peu plus de 4 décennies plus tard, le label major a donc voulu revenir sur cet épisode. A travers 16 versions alternatives et surtout dépouillées (NDR : sur 24) de cet LP tant décrié. Et le tout est enrichi de démos, traditionnels revisités, inédits, prises ‘live’ (NDR : à l’Ile de Wight en compagnie du Band) et compos réarrangées (NDR : de « New morning », notamment), des morceaux enregistrés entre 1969 et 1971. Et à nouveau sur un double compact disc. Pour un total de 35 plages.

En fait à l’époque, Bob en a un peu assez de son statut de révolutionnaire. Il a envie de tourner la page. Et puis, il vient de se prendre une pelle en moto. Il doit impérativement sortir un album pour CBS. Et lors des sessions, il invite, entre autres, David Bromberg, George Harrison et Al Kooper. Des sessions totalement bordéliques qui puisent tour à tour dans la pop, le folk, le blues ou le jazz, et surtout dénoncent l’attitude un peu je-m’en-foutiste du natif de Duluth. Qui d’ailleurs ne va composer que 5 véritables nouveaux titres. Dont le fameux « Wigwam », jolie ballade mélodique, sans texte, qui paraîtra en single.

Le disque va ensuite être gonflé d’arrangements divers, à Nashville. Le producteur Bob Johnson va tapisser les compos de chœurs, rythmiques, cuivres et cordes. Sans doute pas une bonne idée. Et on s’en rend compte à l’écoute des versions originelles. Pas nécessairement ce que Dylan a fait de mieux, mais pas pour autant dénuées d’intérêt. D’autant qu’épurées, les compositions passent bien mieux la rampe… Faut aussi dire qu’à cette époque, la tendance était aux orchestrations emphatiques. Pensez à « Let it be » des Beatles. Et le Zim était également tombé dans le panneau.

 

Bob Dylan

Tempest

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« Tempest » constitue déjà le 35ème album studio du Zim. Eponyme, son tout premier était paru en 1962, soit il y a exactement 50 ans ! Pour enregistrer cet opus, il a pu compter sur son plus fidèle collaborateur, en l’occurrence le bassiste Tony Garnier, du drummer G. Receli, du gratteur Stu Kimball et du multi-instrumentiste Donnie Herron (steel, banjo, violon, mandoline). Mais également du guitariste Charlie Sexton, de retour après une bonne décennie d’absence ainsi que de David Hidalgo (Los Lobos), notamment à l’accordéon.

« Tempest » est le plus long titre de cet elpee. 14 minutes au cours desquelles, Dylan développe sa vision personnelle du naufrage du Titanic. Une valse country, tourmentée par des interventions de violon, qui finit par lasser. Cette compo, « Pay in blood », sorte de r&b trempé dans la pop, et « Roll on John » qui rend hommage à Lennon, sont incontestablement les points faibles de l’opus. Parce qu’il en recèle de très forts. Tout d’abord le morceau d’entrée « Duquesne Whistle ». Un western swing (dixieland ?) au cours duquel, sa voix ravagée ressuscite le fantôme de Louis Armstrong. Ensuite « Narrow way », un blues percutant découpé dans des riffs décapants, et imprimé sur un tempo hypnotique, irrésistible. Un autre blues ensuite, « Early roman kings ». Il y restitue carrément le célèbre riff du « Like a Rolling Stone » de Bo Diddley. Et le résultat est probant. Mais aussi l’éblouissant « Scarlet town ». Sans oublier l’envoûtant « Tin angel » (NDR : cette ligne de basse vibrante, mugissante), où il n’y manque que des bruitages insolites, pour s’imaginer au sein de l’univers de Tom Waits. Deux plages au cours desquelles il démontre qu’il est bien la référence ultime quand on parle de renaissance du mouvement folk/rock. Bien sûr, on n’oubliera pas ses lyrics. Poétiques, énigmatiques, féroces, ténébreux et peuplés de fantômes. A l’instar de « Soon after midnight », une chanson au cours de laquelle il traite de l’amour, de ses tourments et de la cruauté que ce sentiment peut engendrer.

 

Bob Dylan

The best of the original mono recordings

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De 1962 à fin 1967, Robert Zimmerman a publié huit albums studio : “Bob Dylan” (1962), “The Freewheelin' Bob Dylan” (1963), “The Times They Are a-Changin'” (1964), “Another Side of Bob Dylan” (1964), “Bringing It All Back Home” (1965), “Highway 61 Revisited” (1965), “Blonde on Blonde” (1966) et “John Wesley Harding” (1967). En mono. Un coffret consacré à ces huit elpees vient de paraître. Et les compos ont bien sûr été remasterisées. Une compile réunissant 15 des compos les plus notoires de cette anthologie vient également de paraître. Elle s’intitule « The best of the original mono recordings ». Faut donc pas vous faire un dessin. Vous y retrouverez donc, entre autres, « Blowin’ in the wind », "The Times They Are A-Changin'", "Mr. Tambourine Man", "Like A Rolling Stone", "Just Like A Woman" ou encore “All along the watchtower”. Le tout est enrichi d’un booklet retraçant cette partie d’histoire de Bob Dylan ainsi que tous les détails relatifs aux collaborateurs qui ont participé aux sessions d’enregistrement des différents morceaux.

Bob Dylan

The Witmark Demos : 1962-1964

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Avant de signer chez Columbia, Dylan avait enregistré toute une série de demos pour ses premiers éditeurs, Leeds Edition et Witmark & Sons. Ce double album réunit celles destinées à la seconde boîte, composées entre 1962 et 1964. Le titre de l’opus est suffisamment explicite. Des chansons au cours desquelles, le Zim s’accompagne à la sèche, à harmonica et parfois au piano. 47 titres qui devaient, à l’origine, être destinés à de potentiels interprètes. A cette époque, on ressent déjà très fort les influences puisées chez ses maîtres, Woody Guthrie et Pete Seeger. La compile est, en outre, enrichie d’un superbe booklet. Abondamment illustré il contient également un commentaire détaillé de cette période de son existence. Des titres comme « Blowin in the wind », « A hard rain’s gonna fall » et “Mr Tambourine Man” figurent dans le tracklisting, sous une forme on ne peut plus épurée. Démo oblige. Maintenant, si vous n’êtes pas un inconditionnel, je vous déconseille vivement de vous farcir les deux plaques d’affilée, sous peine de coup de blues. Pour collectionneurs et fans uniquement !

Bob Dylan

Together through life

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Le vieux Bob vient de fêter son 68ème anniversaire. Et en profite pour en sortir son 33ème album! Dans un style qu’il avait affiché lors de la sortie de "Love and theft", en 2001, et puis de son dernier opus studio, "Modern times", un disque paru en 2006 qui s’était particulièrement bien vendu tant aux States que dans le reste du monde.

« Together through life » baigne parfois dans un climat très 50’s. Pensez au mythique catalogue du label Chess. A l’instar du morceau d’ouverture "Beyond here lies nothin'". Otis Rush n’est pas loin, même si ce mambo évolue sur un tempo nonchalant ; une nonchalance qui enveloppe la plupart des compos de l’opus. Encore timides, les accès de trompette concédés par Donny Herron communiquent un petit parfum exotique à la plage. On distingue la présence d’un accordéon entre les mailles sonores tendues par l’orgue de Bob : c’est celui de David Hidalgo des Los Lobos. Les drums de Georges Recile sont très présents et percutants alors que Mike Campbell (NDR : en règle générale, il est préposé à la guitare, pour les Heartbreakers de Tom Petty) brille aux cordes. Ballade languissante et mélancolique, "Life is hard" est bercée par des accords de mandoline. "My wife 's hometown" marque un retour au blues pur et dur de Chicago. Une version très personnelle du "I just want to make love to you" de Willie Dixon. Sa fondation est d’ailleurs remerciée à juste titre dans les notes du booklet. Un morceau au cours duquel l'accordéon est bien à l'avant-plan. Dylan prend plaisir à puiser dans les racines. Et l’allègre "If you even go to Houston" en est une nouvelle illustration. Empruntant un thème rock'n'roll cher à Chuck Berry, cette chanson nous entraîne sur les routes américaines. Le tempo est indolent. Une superbe compo au cours de laquelle les accords de la pedal steel dispensés par Herron sont très distincts. "Forgetful heart" est incontestablement l’extrait le plus majestueux et le plus réussi de la plaque. Une ballade dylanesque dont la ligne mélodique imparable est soutenue par une orchestration raffinée. Tous les instruments s'emboîtent à la perfection. "Jolene" marque le retour au blues/rock. Bien enlevé, le rythme traduit l’enthousiasme des musicos. Les cordes de Campbell et d'Hidalgo se conjuguent et se décident à rocker et roller. Autre ballade, mais aux accents très mexicains, "This dream of you", met en exergue accordéon, violon gémissant et pedal steel. Beau à pleurer! Blues électrique puissant, "Shake shake Mama" s’écoule de Memphis à la Nouvelle-Orléans, tel le Mississippi, en suivant les méandres de son lit. "I feel a change comin' on" campe une autre ballade ‘dylanesque’. L’œuvre s’achève par "It's all good", un boogie au cours duquel les instrumentistes enchaînent joyeusement leurs interventions. Et pour que votre info soit complète, sachez que l’excellente production a été assurée par Jack Frost. 

 

Bob Dylan

The other side of the mirror – Live at the Newport folk festival – 1963-1965 (Dvd)

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Dvd fort intéressant que ce “The other side of the mirror…”, puisqu’il permet d’assister à quelques prestations ‘live’ accomplies par le Zim entre 1963 et 1965, au festival folk de Newport aux States. Intéressant, puisqu’en 1965, il monte sur les planches flanqué d’une gratte électrique. En compagnie du guitariste Mike Bloomfield et du claviériste Al Kooper. Une partie du public conspue, l’autre applaudit. En fait, c’est à cette époque que Robert décide d’interpréter sa musique sous une forme plus contemporaine. Et pour cause, il vient de découvrir les Beatles…

Intéressant, puisqu’on le voit partager plusieurs duos en compagnie de Joan Baez et puis être soutenu par les chœurs des Freedom Singers et de Peter Paul & Mary. Intéressant, puisque fondé en 1959, le festival folk de Newport était encore en 1963, un événement autant familial qu’estudiantin. Impensable qu’aujourd’hui on puisse assister à un tel type de spectacle en s’asseyant autour de l’artiste, lui-même entouré de photographes amateurs, de fans et de musiciens qui n’ont strictement rien à faire sur le mini podium. Politique aussi. Pas pour rien que des mythes comme Pete Seeger ou Woodie Guthrie y sont passés. Et puis, il ne faut pas oublier que ce type de musique, à cette époque, véhiculait des messages très engagés. En outre, ce documentaire de Murray Lerner est enrichi d’une interview de Dylan, d’une autre de Joan Baez et d’un titre accordé par Johnny Cash. Le film est en noir et blanc, mais le son est d’excellente qualité.

MSN:

http://sib1.od2.com/common/product/Product.aspx?shop=40&associd=4&catno=OD2DI6198782

I-tunes:

http://phobos.apple.com/WebObjects/MZStore.woa/wa/viewAlbum?id=263688383&s=143446

 

 

Bob Dylan

Dylan

Écrit par

Dix huit titres sur la nouvelle compile consacrée à Robert Zimmerman. Evidemment, il est toujours subjectif d’imaginer avoir concocté le meilleur ‘best of’ d’un artiste auteur de plus de 600 titres et d’un peu plus d’une quarantaine d’albums. Fatalement, il y aura toujours un mécontent pour contester cette sélection. Personnellement, j’estime qu’elle tient la route. Bref, celle-ci reprend “Blowin' In The Wind”, “The Times They Are A-Changin'”, “Subterranean Homesick Blues”, “Mr Tambourine Man”, “Like A Rolling Stone”, “Maggie'S Farm”, “Positively 4Th Street”, “Just Like A Woman”, “Rainy Day Women # 12 & 35”, “All Along The Watchtower”, “Lay Lady Lay Knockin' On Heaven'S Door”, “Tangled Up In Blue”, “Hurricane”, “Make You Feel My Lov”, “Things Have Changed”, “Someday Baby” et “Forever Young”.

Un bonus cd propose une version du “Most likely you go your way (and I'll go mine)” de Mark Ronson et la version originale du Zim. Producteur notoire aux Iles Britanniques, Ronson est reputé pour ses remixes de classiques du rock qu’il traduit en hits pour les pistes de danse. Pensez au "Stop Me If You Think You've Heard This One Before" des Smiths. Il a, en outre, bossé en compagnie de Lily Allen et d’Amy Winehouse. C’est la première fois que Dylan autorise un remixe d’une de ses chansons.

Ces deux titres feront l’objet d’un concours à partir du week-end prochain. Des 7inches à gagner. SonyBmg vous offrira donc cinq vinyles reprenant ces deux titres. Une opportunité offerte à nos internautes, à l’occasion de la sortie du ‘Best of’ de cette légende vivante.

I-tunes

http://phobos.apple.com/WebObjects/MZStore.woa/wa/viewAlbum?id=263463251&s=143446

MSN

http://sib1.od2.com/common/product/Product.aspx?shop=40&associd=5&catno=OD2DI6211944

Youtube:

http://www.youtube.com/watch?v=oCeKkJlMJDQ

 

 

Bob Dylan

Modern times

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« Modern times » constitue le 44ème album de Robert Zimmerman. Un disque partagé en 10 titres, dont certains fragments les 9 minutes. Dernier épisode de sa trilogie entamée en 1997 (il fait donc suite à « Time out of mind » et « Love & Theft »), cet opus se réfère bien sûr aux « Temps modernes » de Charlie Chaplin. Tourné en 1936, ce long métrage mettait un terme à l’apogée des films muets. Mais le message de ce film est demeuré universel. En se servant d’une histoire d’amour, Chaplin pourfendait le système social, économique et politique des Etats-Unis d’Amérique. Soulevant une réflexion sur les aspects les plus déshumanisants et automatisés de l’existence. Le « Modern Times » de Dylan est également cinématique ; et à travers ses allégories, il veut reprendre le flambeau de Chaplin. Transposant la réflexion dans le monde contemporain. Ce qui lui permet de traiter des sujets aussi universels que l’amour, la vieillesse, la mort et le travail. Dylan n’offre cependant pas de réponses aux questions qu’il soulève. Il interpelle simplement les responsables de ce monde qui par en couilles. Un monde dont le vide spirituel est comblé par l’innovation technologique. Avec pour résultat la désintégration de toute valeur humaine. Bien sûr, ce courant philosophique n’est pas neuf. Mais il a le mérite d’aller à l’encontre d’un concept de société dominé par l’égoïsme et le profit.

Musicalement, le disque oscille entre titres swing, jazz, rock’n roll, blues (aussi bien bayou, roadhouse que boogie) et folk. Une majorité de ballades quand même et puis quelques clins d’œil adressés à Chuck Berry (« Thunder on the mountain », plage au cours de laquelle il évoque la chanteuse soul Alicia Soul), Muddy Waters (« Rollin’ & tumblin’ »), Bing Crosby (« When the deal goes down », « Beyond the horizon »), Lightnin’ Hopkins (« Someday baby »), Memphis Minnie (“The Levee’s gonna break”, chanson consacrée au désastre causé par l’ouragan Katrina et surtout à ses responsables) et Cole Porter (« When the deal goes down »). Et en finale, une remarquable compo mélancolique intitulée « Ain’t talkin’ » ; un morceau bouleversant, insidieux, digne de « Man in the long black coat ». Sur cet opus, Bob joue des claviers, de la guitare et de l’harmonica. Et puis il chante de son timbre éraillé si caractéristique. Enfin, il est soutenu par le quintet de base qui l’accompagne lors de ses tournées. A 65 balais, Dylan n’a toujours pas dit son dernier mot. Et ce qu’il raconte est fichtrement sensé…

Bob Dylan

Love and theft

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Remis en selle par Daniel Lanois, à travers les albums "Oh mercy" en 89, et "Time out of mind" en 1997, Bob Dylan pète la forme. Non content d'être reparti en tournée, il en a profité pour enregistrer un nouvel album. Flanqué des musiciens qui l'accompagnent tout au long de ce périple. En l'occurrence les guitaristes Larry Campbell et Charlie Sexton, le bassiste Tony Garnier et le drummer David Kemper, équipe que l'organiste de Sir Douglas Quintet, Augie Meyers, est venu rejoindre en studio. En outre, le Zim produit également ce " Love and theft ".

Soyons honnête, ce nouvel opus n'a ni l'intensité, ni l'intemporalité des deux œuvres produites par Lanois. Cinq titres sur les douze de ce disque paressent même dans une sorte de jazz/music hall désuètement nightclubbien et font un peu tâche d'huile dans l'ensemble. Mais le reste tient la route. " Mississipi " est une composition de Sherryl Crow. Une ballade que Bob reprend majestueusement. Autre ballade, mais plus intimiste, " Sugar baby " est étoilé d'accords de guitare légèrement reverb. Robert tâte du rockabilly, avec talent. A l'instar de " Tweedle dee & tweedle dum " et de " Summer days ". Il n'a pas non plus oublié ses racines country folk et nous le rappelle à travers " High water ", un fragment tellement dépouillé et sale, qu'il en devient poignant. Mais Dylan se révèle le plus efficace dans l'exercice du blues rock ou du rock blues, si vous préférez. Impossible de ne pas bouger les doigts de pied sur les irrésistibles " Lonesome day blues " et " Honest with me ", ce dernier enrichi d'une slide. On sent même l'ombre du Fabulous Thunderbirds qui plane sur ces deux compositions. Quant à " Cry a white ", plus classique dans son approche de ce style musical, il mêle avec beaucoup de feeling cordes de guitare acoustiques et électriques. A se demander si Robert Zimmerman n'aurait pas intérêt à sortir, tout simplement, un album de blues. Mais là, je cèderais volontiers la plume à Jean-Claude, notre spécialiste en la matière…

 

Bob Dylan

Time out of mind

En 1989, le Zim opérait un retour en force en gravant " Oh Mercy ". Un album pour lequel il avait reçu le concours de Daniel Lanois. A la production. A la guitare. Mais surtout à l'inspiration. Depuis, Bob a commis deux elpees. Un exclusivement acoustique. L'autre, consacré au blues. D'honnête facture, sans plus. Pour " Time out of mind ", il a de nouveau fait appel à l'illustre Acadien. Mais également à quelques collaborateurs réputés. Notamment Augie Myers, claviériste du mythique Sir Douglas Quintet. Duke Robillard guitariste de Roomful of Blues et du Fabulous Thunderbirds et enfin Cindy Cashdollar qui avait sévi successivement au sein d'Asleep at the Wheel et du John Herald Band, à la guitare " steel ". Dans ces conditions, vous vous doutez bien que Bob réserve une bonne part de ce " Time out of mind " au blues. Et, il faut reconnaître qu'entouré d'une telle équipe, il ne se débrouille pas trop mal. Mais la quintessence de ce " Time out of mind " nous vient des compositions les plus minimalistes, les plus intimistes. Abordées avec un esprit très contemporain, mais lo fi, à l'instar de Smog, Lambchop et consorts ; mais une sensibilité aussi ouatée que chez Cowboys Junkies. Comme sur les remarquables et lancinants " Standing in the doorway " et surtout " Not dark yet " sur lesquels Lanois libère à nouveau toute la magie électrique de sa six cordes. Dommage d'ailleurs que tout l'album ne soit pas de cette trempe !...

Bob Dylan

Unplugged

Il nous semblait que le Zim était particulièrement en forme le jour de l'enregistrement de l'émission "Unplugged", sur MTV. Il avait d'ailleurs eu le bon goût de nous réserver plusieurs de ses classiques. Notamment "Love Minus Zero/ No limit", "Knocking on heaven's door", "All along the watchtower", "The times they are a-changin" et surtout "Like a rolling stone". Malheureusement, les interprétations reproduites sur l'album manquent singulièrement de relief et n'atteignent jamais l'intensité des originales. Problème de production? Possible. Encore que celle-ci ait été confiée à Ed Cherney et Don Was. Mais très envisageable, lorsqu'on sait que Bob s'était totalement sublimé pour concocter son dernier opus, exclusivement acoustique, "Good as I been to you". Faudrait peut-être complètement remixer la bande son!