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Bohren & Der Club of Gore

Beileid

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Alors qu’on pensait que Bohren & der Club Of Gore ne pouvait pas s’aventurer plus loin dans les méandres de la mélancolie et de l’obscurité, la formation allemande délivre « Beileid », dont le titre en dit déjà long (« Condoléances »). Trois ans après avoir publié le fantastique « Dolores », qui suggérait pourtant un avenir discographique un peu plus allègre, le quintet remet le sombre couvert, au sein d’Ipecac. Les Teutons délivrent un nouvel LP qui vous plombe l’ambiance en 3 morceaux et moins de 35 minutes. Le pire, c’est qu’on en redemande.

Le Doom Metal des premiers instants est largement délaissé au profit de mélodies encore plus jazzy qu’auparavant. C’est peut-être là le seul élément mélodique que la formation a conservé de « Dolores », Petite nouveauté, la formation allemande introduit pour la première fois des vocalises au sein de l’un de ses morceaux. Et pas n’importe lesquelles puisque c’est le grand Mike Patton qui offre ses cordes vocales au sépulcral « Catch My Heart », long de 13 minutes, une plage à la fois glauque et émouvante. L’ambiance accablante de « Beileid » est cependant bizarrement jubilatoire. Bohren & der Club Of Gore se complaît à délivrer des œuvres discrètes mais qui vont toujours droit au cortex, remuant toutes les idées noires qui s’y tapissent. « Beileid » vous fichera, au choix, soit le bourdon, soit la patate. Voire les deux à la fois.

Bohren & Der Club of Gore

Dolores

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Bohren & Der Club Of Gore quitte délicatement l’obscurité pour se rapprocher de la clarté. La formation allemande de doom jazz nous avait habitués à une atmosphère suffocante et des mélodies à la fois puissantes et angoissantes. Le quatuor revient aujourd’hui avec « Dolores », un disque qui marque un nouveau départ. Et quel départ ! Ce sixième opus dévoile un Bohren & Der Club Of Gore comme on ne l’a encore jamais entendu. Si le côté sinistre des compositions constituait la richesse de la discographie des Teutons, il a laissé place à un positivisme salvateur qui n’est pas sans rappeler certaines des meilleures commandes Lynchiennes de Angelo Badalamenti. Affirmer que des morceaux tels que « Schwarze Biene », « Karin », « Orgelblut » ou « Welk » sont hypnotiques relève pratiquement de l’euphémisme.

Sur « Sunset Mission » (2000) Bohren & Der Club Of Gore était déjà parvenu au sommet de son art. Deux ans après, paraissait « Black Earth », une merveille surpassant son prédécesseur. Le « Geisterfaust » de 2005 n’avait pas véritablement réussi à convaincre. En cause, une suite de morceaux un peu trop nonchalants ainsi qu’une certaine stagnation dans le style. Cet épatant « Dolores » relance donc la formation dans l’arène. Par ailleurs, il se dégage de certaines compositions, comme « Still am Tresen », « Faul » ou « Karin » pour ne citer que ceux-ci, une sorte de sensualité inopinée très susceptible d’amplifier l’attrait de la plaque. Unentbehrlich !