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Botch

An anthology of dead ends

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Peut-être un rien troublé par d'incessantes tournées, Botch raccroche aujourd'hui les gants. Non sans avoir marqué durablement les esprits. Originaire de la Côte Ouest des Etats-Unis, le band s'est retrouvé assez rapidement associé à la scène " mathcore " américaine (ISIS, Cave In, TDEP, …), pour y prêcher, à qui veut l'entendre, la bonne parole. Radical, complexe, furieux, technique, sans jamais être démonstratif, constituent des adjectifs qui caractérisent le mieux leur musique. Son écoute suspend le temps, bannissant toutes autres (pré)occupations ; l'attention se concentrant alors sur cette pure décharge d'énergie. Les surprises sont au rendez-vous et l'esprit malmené. Où allons-nous ? Coupable de prestations scéniques sans commune mesure, le groupe prépare le DVD d'un live, accordé devant 2000 personnes ; un témoignage qui devrait restituer toute l'ampleur de leur musique. Suivant les déclarations du groupe, la musique de Botch devait bifurquer vers plus de simplicité instrumentale. D'ailleurs les premières mesures du titre clôturant l'ep confirme cette direction ; piano et cordes accompagnant ce qu'on pourrait considérer comme un chant du cygne. En théorie, car lorsque l'assistance s'en retourne vaquer à ses occupations, dans un sursaut d'orgueil, la furie se (re)déchaîne. Telle la main qui surgit de terre à la fin de Carrie (désolé pour ceux qui n'ont pas vu le film), Botch pourra toujours nous agripper le poignet. Mais cette fois pour ne plus le lâcher.