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Brett Dennen

Loverboy

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Découvert alors qu’il assurait la première partie de Milow, lors de la tournée accordée en 2011, Brett Dennen n’est pourtant pas un débutant. Pour preuve, « Loverboy » constitue déjà le quatrième album de ce chanteur folk/pop californien. Paru en 2004, son premier opus est éponyme. Il est suivi par « So Much More », gravé en 2006 et « Hope For The Hopeless », en 2008. Ce chanteur au visage de jeune premier et à la voix ‘un peu particulière’ nous revient à la tête d’un nouvel elpee, découpé en 13 nouveaux morceaux. A 33 ans, il accomplit, pour les amateurs de Bob Dylan, Tracy Chapman, Jack Johnson, James Taylor et Wynonna Judd, un travail parfait ! Chaque plage est impeccablement réalisée et mise en musique. Alors que sur scène, le pauvre ne disposait que de sa guitare et son organe vocal pour défendre son répertoire, celui-ci apparaît nettement plus riche lorsqu’on écoute sa production via le support du disque. C’est dire si l’instrumentation est rudement bien foutue… et… nécessaire.

Alors que ses cordes vocales me cassaient un peu les oreilles sur les planches, ce défaut est largement gommé par une production bien léchée. Il faut dire qu’il est très bien entouré. Des percus aux guitares sans oublier les claviers, violons, saxo, trombone et autres trompettes, Brett Dennen gagne manifestement à recevoir le concours de bons collaborateurs…

Nous sommes ici à des années-lumière de sa prestation bruxelloise exécutée en lever de rideau pour Milow, fin 2011 ! Vraiment réussi, l’elpee s’écoute en boucle sans jamais lasser, le tout étant justement équilibré, les plages plus rythmées succédant aux ballades soyeuses ou aux morceaux plus construits, plus originaux. Brett Dennen est enfin arrivé au stade de la confirmation, de la maturité musicale.

Quelques titres méritent d’être épinglés tant ils sont plaisants et riches, « Comeback Kid », « Make You Fall in Love with me », « Can’t Stop Thinking » ou encore « Little Cosmic Girl » sont tout simplement des chansons irréprochables qui ne peuvent que mettre de bonne humeur et donner envie de revoir le bougre en ‘live’. Mais en espérant que pour la circonstance, il soit entouré de musiciens ; de quoi me convaincre que ce type a vraiment de l’or dans ses doigts lorsqu’il est face à une partition vide.

Un artiste dont le talent mérite une véritable reconnaissance. Ce qui est loin d’être le cas, sous nos latitudes, pour l’instant, hélas.

 

Brett Dennen

Hope For The Hopeless

Écrit par

Figure importante du folk-rock étasunien, Brett Dennen reste plutôt discret dans le paysage musical de notre Vieux Continent. C’est qu’il aime cette Amérique. Mieux, il l’incarne ; et elle le lui rend bien.

Hautement médiatisé aux Etats-Unis, le jeune Californien de 29 ans arpente régulièrement les plateaux TV. Outre l’exploitation pour une vaste campagne de publicité destinée à la célèbre chaîne d’hôtels Hilton, sa musique est régulièrement utilisée pour des épisodes de séries télévisées américaines (Grey’s Anatomy, Roadtrip Nation, The House…) Il a également été désigné comme l’un des 10 meilleurs artistes de l’année 2008, par le Rolling Stone Magazine.

2008 a également été l’année au cours de laquelle Brett Dennen a signé son troisième elpee chez Downtown-Dualtone. A première vue, « Hope for the hopeless » se présente comme un produit de belle facture aux arrangements soignés. Trop soignés peut-être. Accompagné en studio par le drummer Joey Waronker (Beck, Smashing Pumpkins…) et le bassiste Sean Hurley (Vertical Horizon), l’artiste ne laisse rien au hasard.

La première plage, « San Francisco », s’ouvre à onze douces mélodies aux sonorités égales qui manquent cruellement de rugosité et viennent gratouiller trop sagement les oreilles des amateurs de folk-rock authentique. Par rapport aux deux précédents, le dernier album perd, effectivement, de sa folk et tombe dans une pop douçâtre. Habituellement plus proche de l’univers de Jack Johnson, Brett Dennen préfère adopter ici un son qui se rapproche davantage  de la grosse pop commerciale que de la pop-folk made in USA. Le groovy « Make you crazy », duo partagé avec Femi Kuti (créateur de l’afrobeat), est la seule aspérité offerte sur les 11 plages.

On y trouve aussi quelques belles ballades (« So far from me ») où le jeune songwriter nous raconte jovialement ses histoires amoureuses et sa vision du monde avec beaucoup d’ingénuité. De beaux textes à chanter autour d’un bon feu de camp scout. Rappelons que Brett Dennen à remporté le Children’s Music Web 2004 Award.

Autre curiosité qui caractérise ce grand rouquin au visage pubère : l’étrange similitude entre son timbre de voix et celui de la talentueuse Tracy Chapman. Fermez les yeux et tendez l’oreille. C’est assez frappant !

Globalement, « Hope for the hopeless » se présente comme une généreuse tarte à la crème qu’il vaut mieux consommer avec modération sous peine d’écœurement.