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Bring Me The Horizon

Plein la vue et les oreilles…

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Ce soir, c’est le grand retour de Bring Me The Horizon, dont la nouvelle tournée a été baptisée ‘First Love Tour’. Cette formation insulaire, issue de Sheffield très exactement, est née en 2004. Et sa musique a constamment évolué. A l’origine deathcore, elle est passée par le metalcore avant d’embrasser un rock plus alternatif, à la limite du popcore, généreusement nourri par l’électronique. Et son dernier opus, « That's the Spirit », paru en 2015, en est certainement la plus belle illustration. Son nouvel elpee, « Amo », devrait paraître en janvier 2019.

Yonoka assure le premier supporting act. Lorsque le combo grimpe sur l’estrade, la salle est encore clairsemée, et surtout les gradins. Au fil de la soirée, elle va se remplir…

Issu de Brighton, ce quatuor implique la chanteuse Theresa Jarvis, le guitariste George Edwards, le bassiste/claviériste Alex Crosby et le drummer Robert Mason. Une tenture est tendue derrière le drummer et un immense ‘Y’ de couleur rouge est imprimé au milieu de la toile. C’est le sigle de reconnaissance du groupe. La chanteuse est vêtue d’un legging gris à paillettes et d’une large veste rouge genre ‘grosse doudoune. Lors de son concert, le band va puiser généreusement dans ses deux Eps, « Teach Me To Fight » et « Creature », gravés cette année, ainsi que « Heavy », en 2016…

Le radiophonique « Own Worst Enemy » ouvre le show. Fruit d’un cocktail entre électro et métal, l’expression sonore est censée être dynamisée par la voix puissante et mélodieuse de Jarvis. Mais elle peine à s’en extraire. « Waves » (« Teach Me To Fight ») libère des envolées davantage pop que métalliques. « She's Not There » (NDR : ce n’est pas la célèbre chanson des Zombies, mais une reprise des Cranberries) est truffée de beats électro. En milieu de parcours, la section rythmique devient sauvage alors que la voix survole enfin l’instrumentation. Eclectique, « Creature » se nourrit d’indie et d’alt rock ainsi que de punk. Malgré des critiques favorables en Grande Bretagne, Yonoda n’a pas vraiment convaincu ce soir… (pour les photos, c'est ici)

Setlist : « Own Worst Enemy », « Ignorance », « Waves », « Drongo », « She's Not There » (The Cranberries cover), « Creature », « Fire Up », « F.W.T.B. ».

The Fever 333 est un projet qui réunit le chanteur Jason Butler (Letlive), le guitariste Stevis (The Chariot) et le drummer Aric Improta (Night Verses), un trio qui va littéralement tout écraser sur son passage… A son actif, un album. Intitulé « Made In America », il est paru en mars 2018. 

La salle est maintenant comble lorsque le combo débarque sur l’estrade. Tatoué, Butler a enfilé une salopette. Il s’est forgé une réputation de showman imprévisible. La théâtralisation de ses attitudes implique des mouvements non-stop à haute énergie, des routines de danse, la destruction d'objets sur la scène et un surf fréquent au sein de la foule.

Avant d’aborder « Burn it », le premier titre, il est seul sur le podium, immobile, un sac de jute noir recouvrant sa tête. Des images défilent. Celles de manifestants défiant les forces de l’ordre. Du Führer saluant ses partisans. D’un drapeau américain en décomposition et en flammes. Pas de son. Cette intro se poursuit par le célèbre discours de Charlie Chaplin dans ‘The Great Dictator’, puis par celui prononcé lors d’une réunion du Ku Klux Klan. Puis il enlève et jette cette cagoule au loin. Il s’avance alors vers le bord de la scène et le band attaque « We Are Coming In ». Jason lance son micro en l’air et le rattrape. Il quitte l’avant de l’estrade, qu’il va régulièrement squatter, pour traverser la foule, monter sur le bar, escalader les barrières avant d’atteindre les gradins. Le roadie chargé de le suivre éprouve alors d’énormes difficultés à libérer le fil de son micro. Il achève sa compo, et décide de poursuivre son périple dans les gradins et la fosse, tout au long de « Made An America ». Il revient sur les planches pour « One Of Us ». Stevis tournoie avec sa guitare. Sans câble, heureusement, alors que le batteur se lève de son siège afin d’haranguer l’auditoire et l’inciter à lever les bras, applaudir et jumper. Pendant que Butler exécute une danse tribale, un carton s’élève de la foule sollicitant des sticks. Jason en pique au drummer et les lance au quémandeur. Puis lors du titre suivant, en récupère d’autres, et replonge dans la fosse. Il les frappe sur le bord du podium, remonte dessus afin de récupérer un tom bass qu’il cogne alors sauvagement. Puis le balance en direction du batteur. Il entame ensuite une série d’exercices de human beatbox. Ce qui provoque une montée de la température dans la salle. Les smartphones s’allument pour immortaliser ce moment magique. Pendant « Walking In My Shoes » (NDR : non, ce n’est pas une cover de Depeche Mode), sa voix emprunte les mêmes intonations que celles du Chester Bennington (Linkin Park). Hanté par Rage Against The Machine et POD « Hunting Season » clôture ce spectacle au cours duquel les musicos ont livré tout ce qu’ils avaient dans les tripes. Le rapcore super communicatif de The Fever 333 a vraiment mis le feu aux poudres… (pour les photos, c'est )

Setlist : « Burn It », « We're Coming In », « Made An America », « One Of Us », « Beatbox & Drum Solo », « Trigger », « Walking in My Shoes », « Hunting Season ».

Bring Me The Horizon est de retour. Son chanteur charismatique, Oli Sykes, en est la figure de proue. Il est épaulé par le fidèle bassiste Matt Kean, le claviériste/percussionniste Jodan Fish, les gratteurs Lee Malia et John Jones (lead) ainsi que le drummer Matt Nicholls. La scène a été relevée de 70 centimètres sur toute sa surface afin d’y glisser des canons à fumigènes. Pour le light show, trois rampes rectangulaires couvrent toute la superficie du podium au dessus des musicos. Ils sont actionnés par des vérins qui montent ou descendent en fonction des morceaux. Et ce jeu de lumières est vraiment grandiose, mais aussi particulièrement aveuglant. Des spots de couleur blanche se focalisent sur Oli qui débarque, triomphant, le micro levé à bout de bras. Il pivote sur lui-même et le combo se lance dans son nouveau single, « Mantra ». Les smartphones sont déjà en éveil. Enthousiaste, la foule jumpe généreusement. Et les personnes assises aux balcons se lèvent dès la première déferlante de notes. Oli invite la foule à chanter « House Of Wolves », tout en jumpant. 10 000 âmes qui s’exécutent pendant plus de 5 minutes, c’est vraiment impressionnant.

Les riffs de grattes semblent émaner de l’enfer. Les canons à fumigènes se déclenchent. La formation abandonne ses sonorités metalcore et hardcore, pour adopter un style plus mélodique, proche du metal alternatif, du nu metal, du pop metal voire de l'électro-rock, tout au long de « Go To Hell, For Heaven’s » (« Sempiternal »). Un changement radical de style ! Les cordes se révèlent à la fois frémissantes et entêtantes. Les chœurs sont limpides. Jordan Fish se charge d’ailleurs régulièrement des backing vocals. Sykes accomplit des kilomètres sur planches, même s’il occupe surtout l’avant-scène. Tout au long de « It Never Ends », il s’arrache littéralement les cordes vocales. « Sleepwalking » ouvre une parenthèse plus paisible. Et dans un même climat, Sykes et Lee Malia nous réservent une version acoustique de « Drown », pour achever le set.

Et en rappel, le band va nous accorder deux titres, « Doomed » et « Throne ». Pour celles et ceux qui ont manqué ce concert, rappelons que BMTH se produira l’an prochain, dans le cadre du festival Rock Werchter, le 18 juin… (pour les photos, c'est ici)

Setlist : « Mantra », « House Of Wolves », « Avalanche », « Go To Hell, For Heaven’s », « Sake », « It Never Ends », « Wonderful Life », « Shadow Moses », « Happy Song », « Sleepwalking », « Can You Feel My Heart », « Follow You », « Antivis » , « Drown ».

Rappel : « Doomed », « Throne ».

(Organisation : Live Nation)

Bring Me The Horizon

Une véritable machine de guerre !

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Nous sommes la veille du premier anniversaire de ce funeste vendredi 13 novembre. Un an déjà que Paris et son Bataclan ont été victimes des attentats. La sécurité est maximale. Une certaine tension est palpable dans la foule, avant de pénétrer dans Forest National. Faut dire qu’il y a du monde à l’entrée. Qui ne sera autorisée qu’après deux fouilles. Ce soir, Bring Me The Horizon est tête d'affiche. Basement et Whiles She Sleeps assurant les supporting acts.

Andrew Fisher constitue la véritable colonne vertébrale de Basement. Originaire d’Ipswich, il est né en 2009. Sa musique est le fruit d’un mélange entre post hardcore, punk et grunge. Il s’était séparé en 2012, avant de reprendre l’aventure deux ans plus tard. Son dernier LP est paru en 2016. Il s’intitule « Promise Everything ». Et c’est surtout ce titre maître qui va se révéler le plus intéressant. C’est également le moment choisi par les deux gratteurs pour se mettre en évidence. A revoir lors d’un set plus conséquent.

Setlist : « Whole », « Aquasun », « Bad Apple », « Spoiled », « For You The Moon », « Earl Grey  », « Brother's Keeper», « Promise Everything », « Covet »

Formé en 2006, While She Sleeps nous vient de Sheffield. Il réunit le chanteur Lawrence Taylor, le bassiste Aaran McKenzie, le drummer Adam Savage ainsi que les guitaristes Sean Long et Mat Welsh. En 2012, le quintet avait été élu meilleur nouveau groupe britannique, lors de la remise des ‘Kerrang Awards’. Il s’était déjà produit à deux reprises à l’Ancienne Belgique. Et il avait séduit par son énergie débordante.

Le podium est pris d’assaut par les 5 gars. Hormis le drummer –difficile quand même dans ce rôle– tous les musicos bondissent comme des kangourous sur les planches. Le combo propose un majorité de plages issues de son dernier opus, gravé en 2015, « Brainwashed ». Quoique brute de décoffrage, la musique est particulièrement mélodieuse. Les deux gratteurs s’en donnent à cœur joie. Exhibant une chevelure abondante, le chanteur est un excellent showman. Il incite la foule à se rapprocher de l’estrade, s’écarter ou pogoter. Plus trop un exercice dans les cordes de votre serviteur. Il préfère assister au spectacle, depuis les gradins… WSS joue parfaitement son rôle d’entertainer. Malheureusement, les balances sont mal réglées. Et on n’entend pas trop bien les paroles du vocaliste…

 Setlist : « Brainwashed », « This Is The Six », « Our Courage, Our Cancer », « Civil Isolation », « Trophies Of Violence », « New World Torture », « Seven Hills », « Crows », « Four Walls ».

Bring Me The Horizon (BMTH) est une formation insulaire (NDR : également issue de Sheffield) fondée en 2004. Depuis, sa musique est en évolution constante. A l’origine deathcore, elle est passée par le metalcore avant d’embrasser un rock plus alternatif, généreusement nourri à l’électronique, à la limite du popcore. Et son dernier opus, « That's the Spirit », paru l’an dernier, en est certainement la plus belle illustration.   

Une estrade en trois créneaux est disposée, en arrière-plan tout en largueur, et devant un immense écran, sur lequel seront projetés des slogans, des textes de chansons, des mandalas animés, une mosaïque TV ou le film des musicos en action. D’une hauteur de 4 bons mètres, les deux cubes extérieurs sont destinés au drummer Matt Nicholls (à droite) et au claviériste/percussionniste/vocaliste Jordan Fish (à gauche). Sur le parallélépipède central, réduit à plus ou moins trois mètres de hauteur, les trois gratteurs se relaient régulièrement au milieu des imposants projecteurs. Soit le bassiste Matt Kean, le soliste Lee Malia ou le rythmique, John Jones. Ou alors coudoient le chanteur Olivier Sykes, sur le plancher des vaches. Et cette gigantesque structure sert également de support aux haut-parleurs ainsi qu’au light show qu’on pourrait qualifier d’explosif. Impossible de résister plus d’une heure, à ce régime, sans avoir les neurones en compote et les yeux explosés. C’est de la démesure ! Du gigantisme !

Dès « Happy Song », c’est le bordel dans la fosse. Tous les stroboscopes fonctionnent au-dessus de l'écran géant et devant l'estrade. L’ombre lumineuse du batteur apparaît au fil de ses frappes. Des canons à confettis et des serpentins multicolores sont balancés au-dessus de la foule en délire. Il y a trop de monde dans la fosse, et le service de sécurité tente d’y empêcher l’accès. Mais les spectateurs passent par les balcons et enjambent les barrières pour la rejoindre, engorgeant encore davantage le parterre…

La voix d’Oli passe correctement la rampe. Mais, outre les chœurs, c’est Jordan qui le supplée, lorsqu’il ne peut pas (ou plus) assurer son rôle. Quoique puissante, écrasante et truffée de breadowns, la musique reste mélodieuse. Surtout les refrains. Quasiment pop. Les tubes se succèdent. Fish se charge des beats électro. Et ils sont bien calibrés. Toutes les demandes formulées par Oli au public sont exécutées : fucks, hands up, jumps et circle pits. Il est partout, sur les planches ou les estrades.

Des anneaux blancs sont projetés sur l’immense écran, avant « Shadow Moses », le titre le plus attendu par l’auditoire. Oli tourne sur lui-même. Des machines à fumée crachent leurs vapeurs. On n’y voit plus rien. Les guitares frémissent et la foule –y compris celle des gradins– reprend le refrain en chœur.

« Chelsea Smile » (« Suicide Season ») opère un retour au metalcore. De quoi satisfaire les fans de la première heure. Plus paisible, « The Best Is Yet To Come » est enrichi de choeurs d'enfants samplés et de beats electro.

Et en fin de parcours BMTH balance ses « Can You Feel My Heart » et « Antivist », avant d’achever le show par « Throne  ».

En rappel, « True Friends » donnera une nouvelle occasion à l’auditoire de reprendre le refrain à l’unisson. La formation anglaise a manifestement ravi son auditoire, constitué d’une majorité d’aficionados. Musicalement, mais surtout visuellement, il faut reconnaître que le show était impressionnant. Une véritable machine de guerre !

Setlist : « Happy Song », « Go To Hell, For Heaven's Sake », « The House Of Wolves », « Avalanche », « The Best Is Yet To Come », « Aoife Ni Fhearraigh song », « Shadow Moses », « Chelsea Smile », « Follow You », « Sleepwalking », « Doomed », « Can You Feel My Heart », « Antivist », « Throne  »

Rappel :  « True Friends », « Oh No », « Drown »

(Organisation : Live Nation)

 

 

 

 

Bring Me The Horizon

That's The Spirit

Écrit par

Originaire de Sheffield, Bring Me The Horizon est une formation qui s’est forgé une belle notoriété, en pratiquant un mélange entre deathcore et métalcore. Fondée en 2004, elle nous propose son sixième LP, « That's The Spirit », un disque qui fait suite à l’excellent « Sempiternal ».

Avant même la sortie de cet opus, près de la moitié des morceaux avait déjà été dévoilée, dont « Drown », un titre pourtant taillé pour la scène, « Throne », « True Friends » et « Happy Song », une plage enrichie de chœurs et imprimée sur un rythme électro spasmodique. Si vous n’avez pas trop aimé, vous risquez fort de ne pas apprécier davantage les autres compos. D’abord, l’électro est bien plus marquée. Le spectre de Linkin Park plane constamment, même si au bout du compte, cet elpee s’adresse plutôt aux aficionados d'Asking Alexandria, de Sleeping With The Sirens ou d’Attack Attack. Manifestement BMTH cherche à attirer de nouveaux adeptes...

Il y a toujours de la guitare, mais elle est moins mise en exergue. Les mélodies sont soignées ; c’est quand même une marque de fabrique. En fait, c’est le nouveau venu, le claviériste Oliver Skypes, qui mène la danse. Même la voix d’Oliver Skypes, si charismatique sur les planches, s’efface ici dans un ensemble où toutes les compos se ressemblent.

Pourtant amorcé par un tempo électro/dupstep, « Domeed » s’essouffle trop rapidement. « Follow You » est une chanson d'amour passe-partout. Electro/pop, « Blasphemy », « On No » et le titre maître sont fondamentalement commerciaux. « What You Need » est un titre d’alt rock peu convainquant.

Une grosse déception !