New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

logo_musiczine

Musiczine recherche des collaborateurs.

Tu as une très bonne connaissance musicale et tu souhaites participer à l’aventure Musiczine.net ? Tu es passionné, organisé, ouvert, social, fiable et appliqué ? Tu as une bonne plume ? Alors n’hésite plus : rejoins-nous ! Vu l’ampleur prise par Musiczine et…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (3 Items)

In tall buildings

Akinetic

Écrit par

In Tall Buildings, c’est le projet d’Erik Hall, un compositeur et multi-instrumentiste issu de Chicago. « Akinetic » constitue son troisième opus, un disque pour lequel il a reçu le concours du producteur et ingé-son Brian Deck (Modest Mouse, Iron & Wine). Hybride, dream pop, mélancolique, sa musique navigue quelque part à la croisée des univers fréquentés par Broadcast, Robert Wyatt et Talk Talk, même si la voix évoque plutôt Will Johnson, mais davantage celui de South San Gabriel que de Centro-matic. Encore que les harmonies vocales, sans doute par la grâce de l’overdubbing, sont aussi limpides et ondoyantes que chez Crosby, Stills & Nash, à l’instar de « Beginning to fade », un morceau qui s’épanouit en crescendo. Eric échange même un duo avec Heather Wood Broderick tout au long de « Days in clover ». Mêlant subtilement instrumentation électronique et organique, les 10 compos aux textures riches évoluent, en général, sur un mid tempo ; faussement nonchalant « Overvconscious » lorgne même vers Tahiti 80.

Les lyrics de « Cascadia », la meilleure plage de l’elpee, abordent la question de l’instabilité géologique de la côte ouest du Pacifique, une instabilité qui risque de déclencher une éruption volcanique et surtout un séisme qui pourrait avoir des conséquences désastreuses. Cette piste est secouée par des cordes de gratte bien shoegaze, des cordes de ce type qu’on retrouve circonstanciellement tout au long de l’opus, lorsqu’elles ne sont pas jouées en picking. Bref, un chouette album auquel il manque peut-être un peu plus de punch…

Buildings

Melt Cry Sleep

Écrit par

Quoiqu’actif depuis 2006, Buildings vient seulement de graver son second opus. « Melt Cry Sleep » fait suite à l’autoproduit « Braille Animal » (récemment réédité chez Doubleplusgood). Pour la circonstance, le trio de Minneapolis (Minnesota) a décidé de passer à la vitesse supérieure en s’offrant les services de Bob Weston, bassiste de Shellac. Rien que ça !

Les trois compères nous balancent directement une musique noisy influencée par la quintessence du style pratiquée au cours des 90’s. Parmi les influences, on épinglera Shellac, Fugazi ou encore Jesus Lizard. Vu le mélange explosif et énergique de références, rien ne devrait résister à cet édifice. Mais pour donner davantage de relief à la solution sonore, la formation américaine nous réserve quelques interludes lancinants qui flirtent avec le post punk. Juste pour souffler quelques instants ; et avant de repartir de plus belle. Tout au long des 10 morceaux, Travis Kuhlman se déchaîne derrière ses fûts tandis que Sayer Payne fouette ses cordes de basse. Pendant ce temps, Brian Lake libère toute sa hargne aux vocaux, mais également à la guitare, dont il extrait des sonorités aussi stridulantes que dissonantes.

Sous haute tension, cet elpee permet à Buildings de libérer toute sa fureur, toute sa puissance. Mais pas sans nuances. Et c’est ce qui fait la spécificité de l’expression sonore du trio yankee. Et dans le style, cette formation est certainement une des plus intéressantes, rencontrées depuis de longues années…

 

Spitting Off Tall Buildings

Good Night And Good Luck

Écrit par

En une demi-seconde, on est dans le vif du sujet. Le titre « Cracks » démarre sur des chapeaux de roues, appâtant nos oreilles à l’aide de guitare lourdes, une rythmique énergique et, au milieu du jeu de quilles, une voix féminine dopée au ‘Vicks’ citron, apportant un zeste de sérénité rassurant. On se repose immédiatement sur « Tade », en commençant, déjà, à comprendre où cette formation germanique veut en venir. Ouf : elle ne nous veut que du bien. Du convenu, mais du bon. Et du robuste. Les titres s’enchaînent à la vitesse du tonnerre (juste un peu moins vite que l’éclair, donc) et plante sans pudeur un décor qu’il fait bon de revoir de temps en temps : celui où se sont défoulés Sonic Youth et les Pixies, Fugazi et Hole ou plus récemment, ces têtes brûlées de Yeah Yeah Yeahs. Du coup, quand on découvre que l’opus a été enregistré à Chicago sous la houlette d’un certain Steve Albini, on ne s’étonne même pas. La patte du gaillard est évidente, présente dans chaque arrangement, chaque fureur et chaque changement d’humeur de cet album vrombissant.