La plupart des formations publient leurs compositions avant de susciter l’intérêt. CURBZ prend le contre-pied parfait. Avant même de livrer un unique morceau, ces nouveaux venus norvégiens captivaient déjà les professionnels internationaux, fédéraient un public grandissant et s'imposaient sur le circuit live. Le quintette franchit enfin le pas ce 23 octobre par le biais de son premier single, « Zhuggah », escorté d’un clip officiel.
Ce projet, né de la complicité de cinq amis issus de la côte ouest de la Norvège, a rapidement changé de dimension. La circulation de leurs démos a propagé une rumeur flatteuse. L'engouement a dépassé les frontières nationales, séduisant une structure de management internationale et une agence de booking dont les catalogues abritent Phoebe Bridgers, Cigarettes After Sex ou Guns N’Roses.
Le chaos précis des planches
Le combo a déjà marqué les esprits lors du prestigieux festival nordique by:Larm, y décrochant une nomination au prix de la révélation de l'année. Les musiciens ont également assuré les premières parties de Brenn. dans les grandes salles d’Oslo et de Trondheim, et s'apprêtent à investir l'estrade du festival Trondheim Calling en février 2027. S'inspirant de Turnstile et Drug Church, le groupe fusionne l’intensité du hardcore et du rock alternatif avec des touches indie, rap ou pop. Les guitares lourdes y côtoient des mélodies accrocheuses dans un élan imprévisible. « Notre amitié crée une authenticité à laquelle le public adhère », confie le band.
Un premier disque sans concession
Rythmé et percutant, ce premier effort bouscule les genres. Sous le chaos apparent se cache une rigueur instrumentale vive et des refrains mémorables. Le titre, déformation argotique du mot anglais sugar, s'avère bien trop abrasif pour incarner une quelconque douceur. Le texte explore les tumultes de la vingtaine tandis que la musique repousse les curseurs. « Le morceau est rapide, mais d'une grande précision », explique la formation.
Le titre bénéficie de la production d'Esteban Muñoz, alias Bob junior, figure clé du succès de boy Pablo. Le mixage est assuré par Kim Lillestøl et le mastering par Matias Tellez, connu pour ses collaborations en compagnie de girl in red ou AURORA. Ce premier elpee pose les fondations d'un projet ambitieux dont le but ultime reste le face-à-face avec le public.
le clip de « Zhuggah » est disponible ici