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Cable Ties

Far enough

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Originaire de Melbourne, Cable Ties est drivé par la chanteuse, compositrice et guitariste Jenny McKenchie. Elle est soutenue par une section rythmique impliquant la drummeuse Shauna Boyle et le bassiste Nick Brown. Ce trio compte déjà quatre elpees à son actif. Autoproduit, le précédent (« Say What You Mean ») avait suscité l’attention du label Merge (Fucked Up, Destroyer, Titus Andronicus, …) Ce qui explique pourquoi ce « Far enough » est paru chez cette écurie américaine….

Les huit pistes de cet opus baignent dans une forme de noise-punk susceptible de booster votre moral, en ces sombres journées d’automne… Le long playing s’ouvre par « Hope ». Après une intro tout en douceur, le morceau s’emballe et Jenny en profite pour dire tout ce qu’elle pense du patriarcat. Ambiance ! Et la suite n’est pas piquée des hannetons, puisque ses lyrics reflètent son engagement féministe, quand ils ne témoignent pas de son mécontentement général à l’égard du matérialisme ou du sexisme. La basse sous overdrive assène ses lourds riffs tantôt de manière hypnotique (« Tell Them Where to Go ») tantôt dialogue avec la guitare (« Sandcastles ») alors que la batterie libère un max de puissance. Outre ces morceaux énergiques, Cable Ties nous réserve des plages plus groovy et mélodieuses comme l’excellent « Lani » (7’26 quand même !) Accrocheuse, elle est balisée par une ligne de basse grondante, rappelant même le « One of these days » du Floyd, alors que la guitare grésille ou piaille allègrement quand elle ne se met pas à hurler.

Loin d’avoir gravé l’album de l’année, Cable Ties a manifestement une fameuse pêche et la communique à travers ses compos. Ce qui est réjouissant en cette période plutôt anxiogène…

Cable

From here you can see yourself

Tout comme Rancid, Penhouse et Ligament, Cable reconnaît pour influence majeure, Fugazi. Une indication qui devrait vous permettre de vous faire une petite idée du style musical pratiqué par ce quatuor de l’est des Midlands, de Derby très exactement. Leur hardcore intelligent, stimulant voire excitant, fait en tout cas la part belle aux mélodies contagieuses, même si les cordes de guitares sont constamment torturées, les accès de basse ténébreux, et le chant perpétuellement angoissé. En fait, ce sont surtout les drums souples, inventifs de Ritchie Miller qui donnent un cachet très personnel aux chansons de Cable, un peu comme chez le défunt Minutmen…