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Calc

Dance of the nerve

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Ah, le bordelais nouveau est arrivé ! Sous le millésime « Dance of the nerve ». Sans faire beaucoup de bruit, il y a 10 ans que le groupe français enregistre des albums avec une régularité de métronome. Leur dernier opus constitue le sixième. Le quatuor n'en est donc pas à son coup essai et dès les premières minutes d'écoute, on s'en rend bien compte. Si vous ne connaissez pas cette formation bordelaise, on pourrait définir sa musique comme tantôt pop, tantôt rock mais, surtout, toujours finement ciselée.

« Dance of the nerve » n'est pas un elpee de mauvaise facture. La guitare sèche s'insinue parfois ou s'impose carrément. Elle confère à certains morceaux des accents folks sympathiques. D’autres –et de manière flagrante dans des chansons plus nerveuses comme ‘Old enemies’– embrassent des accents rétro qui nous replongent dans les sixties. La solution sonore est très travaillée (marque de fabrique du groupe !) et sur la plupart des dix plages, on retrouve cette petite mélodie chantante qui squatte agréablement l'oreille. Néanmoins, ce n'est pas toujours suffisant pour rendre la ligne mélodique intéressante et de temps à autre, la musique manque de relief. L’intégralité des plages de l’album privilégie la douceur. Et si vous y joignez la voix un peu lascive de Julien Pras, vous comprendrez pourquoi une certaine indolence vous envahit parfois. Et c'est tout le paradoxe de cet opus d'une écriture musicale riche mais calme, variée mais aux tonalités répétitives...

Bien sûr, certains morceaux me bottent mieux que d’autres. La musique de Calc est fleurie, teintée d'une mélancolie qui réchauffe et réconforte. Et pour la réalisation de cet elpee, le groupe français a sorti la grosse artillerie. Chaque plage met en scène des instruments particuliers. On trouve en vrac du mellotron, de la flûte, du piano, de l'orgue et j'en passe. Cependant, cet arsenal passe quelquefois inaperçu. J'ai parfois l'impression que tout se ressemble, et me demande si Julien et sa bande n'ont pas recherché le raffinement à outrance. Il n'en reste pas moins vrai que pour les profanes, ce « Dance of the nerve » est une sympathique découverte.

Calc

Any Downs At All

Après deux albums pop un peu bancals parce que trop proprets (" Something Sweet " en 99 et " Great Fun " en 2000), les Bordelais de Calc ont cette fois mis les bouchées doubles en nous gratifiant d'un " Any Downs At All " de toute beauté. Pour donner forme à cet écrin pop qui n'a rien à envier aux albums d'Elliott Smith (cette voix !), Julien Pras et ses potes se sont adjoints les services de Rudy Coclet (Sharko, Arno,…). Résultat : aux harmonies vocales dignes des Beach Boys s'ajoutent la justesse des mélodies et l'éclectisme de l'orchestration (du theremin à la flûte traversière), érigeant l'ensemble au titre de meilleur album de pop française de ces derniers mois. Moins précieux que Tahiti 80, plus intime (et moins dansant…) que Phoenix, Calc n'a d'ailleurs pas à rougir face à ses collègues anglo-saxons, des (feu) Boo Radleys à Divine Comedy. Pourtant, le meilleur n'arrive qu'à la fin, c'est à dire après une demi-heure de classicisme pop-rock déjà surdoué : d'abord sur " Cracks in a Wall ", splendide ascension vers les plus hautes cimes musicales, et enfin avec " Drunk Operator ", dont le piano et la batterie au ralenti nous arracheraient presque une larme. En déroulant calmement ses charmes tout au long de ces onze titres, Calc nous rassure quant à l'avenir de la pop anglophile made in France. Un avenir qui, s'il est à l'image de ce disque, s'annonce radieux.