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Candi Staton

Life happens

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Originaire de l'Alabama, Candi Staton chante la soul et le gospel. Dans quelques jours, elle fêtera ses 75 ans. Dès son plus jeune âge, elle milite au sein du Jewell Gospel Trio. Pour y chanter. Elle commence à enregistrer dès 1953. Sa notoriété de vocaliste southern soul, elle la forge fin des 60’s et au cours des 70’s. Mais en 1982, elle en revient au gospel. La discographie de Candi est conséquente. Elle a décroché ses plus grands succès, quatre décennies plus tôt, quand elle enregistrait au sein du studio Fame, à Muscle Shoals, en Alabama, sous la direction de Rick Hall. Pour concocter son 27ème LP, elle y est retournée. 

Quoique plus de première jeunesse, elle a conservé son joli brin de voix. Soutenue par les harmonies vocales de John Paul White et Jason Isbell (ex-Drive by Truckers), elle aborde "I ain't easy to love", en l’imprimant sur un impeccable tempo R&B. Rick Hall dirige "Commitment" et "Never even had the chance", deux plages balisées par la section rythmique constituée du bassiste David Hood et du drummer Tommy Harden. La fille de Candi, Cassandra Hightower, participe aux chœurs, sur "Close to you", une compo que chante Mrs Statton d’une voix autoritaire. Sur cette piste, Toby Baker double à la guitare et l’orgue. Le reste du long playing a été mis en forme par son fils, Marcus Williams. En outre, il apporte sa collaboration aux drums. La suite de l’opus baigne dans une soul intimiste ; et notamment "For eternity", "Even the bad times are good", "Where were you when you knew?" et "Go baby go", trois morceaux qui bénéficient de la participation de Steve Cuningham, à la pedal steel. La section de cuivres est au complet pour aborder "Beware" et "Treat me like a secret", des morceaux funk/r&b dansants. Mrs Staton et sa fille Cassandra signent "Three minutes to a relapse". Candi interprète "Have you seen the children?", une ballade r&b empreinte de tendresse et de passion qu’elle a composée. Tout comme "Have you seen the children?", alors soutenue par l'orgue de Kevin Griffin et le saxophone de Mike Burton. En bonus, elle revient chanter "Where I'm at", une plage dansante, funky et cuivrée.

 

Candi Staton

His Hands

Écrit par

On ne remerciera jamais assez Honest Jons (et son Albarn de chef) d’avoir réédité les enregistrements Fame de la mirifique Candi Staton. Absolument fantastique de la première à la dernière note, cette collection de perles a mis tout le monde à genoux. Et là, bonheur, la déesse nous revient enfin, via ce même label décidément inspiré. C’est donc les mains tremblantes et le souffle court que l’on dépose l’objet dans son lecteur. D’entrée, cette voix chaude comme le métal en fusion vous embrase en un instant. Ensuite le chant, vibrant et si authentique souffle vos cendres aux quatre vents. Pas de trip ‘diva’ à la noix, pas de vocalises chevrotantes insupportables des sempiternelles grandes voix. Enfin, les chansons. Des titres qui l’ont accompagnée toute sa vie et qu’elle surnomme ‘Life songs’. « You Don’t Have Far To Go » de Merle Haggard, « Cry To Me », qui n’a rien à envier à celle du roi Solomon Burke ou « You never Really Wanted Me » de Charlie Rich, littéralement à pleurer. Cerise sur la pièce montée, le titre éponyme, offert par un Will Oldham totalement investi. Candi elle même n’est pas en reste avec des compositions plus qu’honorables se frottant parfaitement à celles de ses pairs. Le tout à l’ancienne, comme tout droit sorti de Muscle Shoals. Laissons-lui le mot de la fin : ‘This is the music I’ve had in my heart for years. These tracks speak to the areas of our lives that are affected by our own choices and decisions. Sometimes, our choices lead us into places that we wish we hadn’t gone, but Thats Life.’ Merci Madame.