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Caravan Palace

Un show démentiel, haut en couleurs et très électrique.

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Ce soir, le concert de Caravan Palace ne semble pas sold out ; et pourtant, le Cirque Royal est plus que bien garni. Surtout la fosse. En fait –et cette manœuvre devient la norme– les gradins se sont dépeuplés au profit du parterre. Faut dire que pour assister au show de cette formation hexagonale et participer à la communion entre le groupe et l’auditoire, c’est l’endroit idéal.

Issu de Braine-l’Alleud, Sonnfjord assure le supporting act. Le groupe est drivé par la vocaliste Maria-Laetitia Mattern. Elle est soutenue par son frère Aurelio (Paon, Lucy Lucy) aux claviers, François de Moffarts (Lucy Lucy) à la basse et au chant, Jérome Van den Bril à la guitare ainsi que Fabio Zamagni (Noa Moon) aux drums. Le quintet a publié un Ep six titres, « Up The Woden Hills », en février 2015, au sein duquel il va notamment puiser afin d’établir sa set list. Les musicos forment un triangle, derrière Maria. Un peu à la manière de BRNS, afin de renforcer la cohésion au sein du band.

Le set est très similaire à celui accordé, à l’AB Club, il y a un mois, en première partie de Joe Be (voir ici ). L’estrade est plus grande. Toujours aussi lymphatique, le public ne va vraiment réagir qu’en fin de prestation.

Le line up de Caravan Palace implique Arnaud Vial (guitare, programmation, synthétiseur), Charles Delaporte (contrebasse, synthétiseur, programmation), Hugues Payen (violon, programmation, scat, synthétiseur, chant), Antoine Toustou (machines, synthétiseur, trombone, chant), Camille Chapelière (clarinette) et Paul-Marie Barbier (vibraphone, percussions). Tous participent aux chœurs. Et bien sûr, Zoé Colotis au chant, à la danse et à la chorégraphie.

Caravan Palace a publié son troisième elpee, « <|°_°|> », en octobre dernier. Un opus qui fait suite à un éponyme et « Panic ». Et sur son dernier long playing, l’électro/swing s’est teinté de hip hop, de rockabilly et même de soul. C’est d’ailleurs dans le tracklisting de cet LP que le collectif va largement puiser ce soir. Sans pour autant négliger les tubes et les standards...

Mais sur les planches, c’est surtout l’aspect festif du show qui fascine. Chaque musico a droit à son estrade sur laquelle il descend à tour de rôle pour se mettre en exergue, et dans la foulée, haranguer la foule. Cependant, c’est Zoé qui est la véritable maîtresse de cérémonie. Et elle doit avoir mangé du lion, ce soir. Elle débarque vêtue de ses rituels mi-bas noirs et va constamment changer de fringues tout au long de la soirée. Et le plus souvent, en quatrième vitesse. En début de spectacle, elle a enfilé une robe de couleur noire garnie de franges argentées.

Le set s’ouvre par le cinglant hit « Comics » (« <|°_°|> »). Zoé grimpe sur son estrade et s’immobilise. Armé de sa clarinette, Antoine maintient la pression pour « Lone Digger ». Il ne s’agit que la deuxième chanson, et c’est déjà le souk dans la fosse. Faut dire que le light show nous en met plein la vue. Même votre serviteur, bien installé au balcon, a des fourmis dans les jambes. Et commence à remuer du popotin. Bien dégagé, l’étage s’y prête à merveille. Alors, pourquoi pas de se défouler ? Plus électro, « Suzy » fait la part belle au ‘tchack tchack boum’. Et c’est un régal !

Lorsqu’Antoine troque sa clarinette pour un immense sax alto, Hugues (NDR : c’est le violoniste) se prend pour un kangourou. Seul Arnaud, le guitariste, reste impassible sur son siège haut. Ses interventions dispensées dans un style manouche, sont élégantes. Pour « Midnight », Antoine a récupéré son sax conventionnel, alors que les préposés aux machines balancent la sauce. Dans la fosse, tout le monde danse. Zoé réapparaît dans des fripes hip hop, y compris les baskets ! Avant que la troupe n’attaque le rap swinguant et dansant « Midnight ». « Wonderland » nous entraîne dans l’univers de la boxe. Et c’est le puissant « Mighty » qui clôture le show. 

Mais ce n’est pas fini. Le collectif va encore revenir à deux reprises. Lors du premier rappel, les artistes s’autorisent un selfie, dos au public. De quoi immortaliser l’événement.

Et lors du second, le band va nous accorder « The Dirty Side Of The Street ». Un show démentiel, haut en couleurs et très électrique.

Caravan Palace est programmé dans le cadre du prochain festival LaSemo. A ne manquer sous aucun prétexte ! (Pour la section photos, c'est ici)

(Organisation : Progress Booking)

Caravan Palace

Panic

Écrit par

La troupe rétro de Caravan Palace avait opéré une entrée remarquée, lors de la sortie de son premier album éponyme. Publié en 2008, ce disque qui recelait des singles imparables comme « Jolie Coquine » et « Suzy », s’écoulera à plus de 150 000 exemplaires. Leur mélange de jazz, de swing et d’électro va également faire le bonheur de nombreux festivaliers, s’offrant même une bonne cure de pub, sur TF1, à l’époque ! Le projet fondé en 2005 par Arnaud Vial (guitare et synthé), Charles Delaporte (contrebasse et synthé) et Hugues Payen (violon et synthé) marche alors clairement sur les traces du Gotan Project, dans un registre plus jazz manouche toutefois. Trio à l’origine, le line up s’est depuis enrichi d’un quatrième larron, en l’occurrence Antoine Toustou, ex-bassiste d’Izia.

« Panic » constitue leur nouvel elpee. Pas de réelle évolution dans leur musique, mais toujours ce mix entre l’univers parisien des années 40 et les sonorités électro chères à Massive Attack ! Un état d’esprit remarquablement traduit par l’illustration de la pochette, en l’occurrence un robot chevauchant la Tour Eiffel à la manière de King-Kong sur l’Empire State Building de New-York. Lors des sessions d’enregistrement, la formation française a reçu le concours de la chanteuse Colotis ‘Layatoya’ Zoé, sur des titres plus langoureux comme « Sydney » ou davantage down-tempo tel que « Queens ».

Et le public devrait facilement flamber à l’écoute de l’irrésistible single « Clash » ou des très dansants « Beatophone » et « Dirty Side »…

Certes, on a parfois l’impression que ces vignettes rétro-futuristes sont destinées à sonoriser des pubs, mais la qualité des compos est indéniable !