New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

logo_musiczine

La fresque de Vincent Delerm

Six ans après « Panorama », le chanteur cinéaste au cœur battant Vincent Delerm élargit encore son travelling sentimental en gravant « La Fresque ». Un huitième album dont la chanson-titre parlée, sur un arrangement tout en palpitations électroniques et…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (6 Items)

Caribou

Our love

Écrit par

« Our loves » constitue déjà le quatrième elpee de Daniel V.Snaith, aka Caribou. Au fil du temps, le Canadien (Ontario) s’est forgé un style particulier, lorgnant de plus en plus vers l’électro. D’ailleurs, ce dernier essai est certainement celui qui doit le plus à l’électronique. Ainsi avoir tâté de l’électro-pop et du psyché, dorénavant, Caribou a décidé de faire danser les foules. Une philosophie qui lui va plutôt bien.

L’opus s’ouvre par « Can’t do without you ». Impossible de rester de marbre à l’écoute de ce morceau. Vu son expérience de DJ, Dan Snaith a le don pour faire monter la sauce et il ne s’en prive pas. Sur « Silver », le tempo ralentit et la voix du Canadien se manifeste. Son compatriote, Owen Pallet, vient poser quelques lignes de violon aux accents 80’s sur le titre éponyme. Et une seconde concitoyenne, Jessy Lanza, vient chanter sur « Second Chance », un morceau des r’n’b empreint de sensualité.

« Our Love » constitue l’album le plus accessible et dansant de Caribou. Certains titres risquent même de mettre le feu aux plaines des festivals européens, cet été. Il se produira d’ailleurs à Werchter ce 25 juin (en compagnie de Hot Chip, Foo Fighters, Oscar and the Wolf ou encore The Chemical Brothers,…), et à l’AB le 10 mars.

 

Caribou

Le déluge sonore a brisé mon élan…

Écrit par

Le Botanique a pris une coloration canadienne ce soir. Aussi bien à la Rotonde qu’à l’Orangerie. La grande salle devrait vibrer aux sonorités électro de Caribou. Et la Rotonde trembler sous les décibels de Death From Above 1979. Votre serviteur remplace au pied levé un collaborateur empêché pour le concert de Daniel V. Snaith et sa bande. Il y a énormément de monde pour les deux concerts. Ils sont même sold out. La soirée sera donc chaude, mais pas exceptionnelle.

Jessy Lanza est également canadienne. Elle sert de supporting act pour Caribou. Elle va sauver ma soirée. Née en 1985, cette chanteuse/musicienne est issue de Hamilton, dans l’Ontario. Elle est considérée comme une des découvertes les plus marquantes, au pays de l’érable, en 2013. Perso, je la découvre également. Elle a reçu une formation jazz, mais avoue pour influence majeure, le r'n'b. Et apprécie notamment des artistes comme Missy Elliot et Timbaland. Son premier elpee, « Pull My Hair Back », est paru en 2013. C’est d’ailleurs des extraits de ce disque qu’elle va interpréter lors de son set. Elle est seule sur les planches, entourée de ses synthétiseurs et machines. Douce, troublante et sensuelle, sa voix colle parfaitement à son électro. Jessy est cependant timide et ne communique guère avec le public, pourtant attentif à sa prestation. Le son est presque parfait. Et à l’issue de son show, d’une durée de 30 minutes, elle est chaleureusement applaudie. Malgré le bref laps de temps qui lui a été imparti, il faut reconnaître que l’artiste a laissé entrevoir un énorme potentiel. A revoir certainement, mais en tête d'affiche. Quelque part, elle me fait penser à M'Michèle, véritable surprise électro, lors des dernières Francos…

Caribou, c’est le projet de Dan Snaith. Un multi-instrumentiste, producteur, chanteur, arrangeur et compositeur qui fait un véritable tabac sur la scène contemporaine. L’animal doit être beau et impressionnant pour recueillir un tel crédit. Faut dire qu’il compte –en tenant compte de ceux de Daphni et Manitoba– 7 albums à son actif. Précédé par le single « Can't Do Without You », son dernier LP, « Our Love », est paru ce 6 octobre. Et en ‘live’, il est soutenu par 3 collaborateurs.

Les quatre acolytes sont disposés en cercle, un peu comme chez BRNS, pour démontrer leur cohésion. Dan se charge des percus et des synthés. Deux batteries se font face. Les autres musicos se partagent machines et autres synthétiseurs. Lorsqu’il monte sur l’estrade, Smith est acclamé par une foule venue spécialement pour lui. Mais dès le départ, je constate que le son est de qualité médiocre. Les synthés saturent et les retours de basse sont excessifs. J’ai beau changer de place, le résultat est identique. Même près de la table de mixage. C’est peut-être un choix du leader qui souhaite probablement noyer l’auditoire dans son déluge sonore. Mais perso, je préfère rester la tête hors de l’eau. Dès que le son est de piètre qualité, je suis mal à l'aise et je finis par vider les lieux. Avant même la fin du concert. Comme ce soir. Une seule chanson fera exception à la règle, plus paisible également, et paradoxalement celle au cours de laquelle Dan va inviter Jessy à le rejoindre sur le podium.

Notre rédac’ chef néerlandophone assistait au concert de Death From Above 1979 à la Rotonde. Il a débarqué à l’Orangerie à deux reprises, me signifiant que la musique de Caribou était superbe. Sur disque, certainement. Bon, comme le justifiait Johan, elle n’est peut-être pas adaptée aux petites salles et prend, paraît-il, une autre dimension lors des festivals. C’est à vérifier…

(Organisation : Botanique)  

Voir aussi notre section photos ici

 

 

Caribou

Swim

Écrit par

‘Cariboooooooou’ hurlait Frank Black, à tue-tête, il y a quelques années. Et son appel n’a pas été ignoré. Aujourd’hui, le renne canadien a investi les terres internationales, avec la ferme intention d’y déverser sa pop électronique. Après nous avoir entraînés en plein cœur des splendides plaines d’« Andorra », Dan Snaith nous pousse, la tête première, dans les abysses de son imparable « Swim ». Contemplatives à souhait, les neuf étendues liquides de Caribou, sont parcourues, de long en large, sans manifester le moindre essoufflement. Les mélodies psychédéliques de Snaith évoluent à la même vitesse que le compteur de la platine. Et le travail d’écriture y est, évidemment, irréprochable.

Le multi-instrumentaliste, autrefois connu sous le pseudonyme de Manitoba, s’offre le pendant orienté dance-floor du dernier Four Tet. La froideur en moins. « Swim » regorge de rythmiques qui vous retournent le cerveau d’un gros coup de bois, sans révérence. Les obsédants appels à l’évasion « Odessa », « Bowls », « Hannibal » et « Sun » en sont les parfaits exemples. Caribou délivre, une fois encore, une œuvre subtile et fascinante. « Swim » constitue tant un retour aux sources qu’un regard résolument tourné vers l’avenir. Et si vous ne deviez jeter votre dévolu que sur un seul disque cette année, le Caribou nouveau est celui qu’il vous faut. A condition de pas tomber dans les filets de l’énorme Flying Lotus, troisième du nom.

 

Caribou

Free As A Bird

Écrit par

En 2008, les drôles d’élans ont parcouru les plaines d’« Andorra » et ont suscité, sans vraiment le vouloir, la curiosité de plusieurs milliers de "tree-hugging hippies" de tous bords. Les yeux tournés vers l'horizon, ces derniers attendaient impatiemment le retour de l’espèce convoitée. En 2010, c’est chose faite depuis la publication de « Swim », un troisième LP au cours duquel Caribou est parvenu à s’élancer encore plus loin. Au cours de son périple, le gibier Canadien n’a pas oublié de poser ses pattes dans nos contrées, du côté du Beurskaffé, en plein centre de Bruxelles.

La salle affiche complet depuis quelques jours. La capacité du lieu est assez moyenne, ce qui le rend d’autant plus convivial. Il est 21h15 lorsque Derwin, le panda d’Essex débarque sur les planches. Derrière ses manettes et son laptop, Gold Panda est tout content. Normal, il a été désigné par la BBC comme l’un des grands espoirs de 2010 aux côtés d’une dizaine d’artistes dont la carrière a déjà bien décollé, à coups de buzz (Delphic, Two Door Cinema Club, The Drums, Owl City, Marina & The Diamonds, etc.) Sous son déguisement, Gold Panda exécute une électro à la fois minimale, planante et engageante, extraite de ses nombreux Eps. Le petit dernier, « You », sera d’ailleurs disponible dès le 10 mai, soit 6 jours avant sa prestation sur la scène du chapiteau aux Nuits Botanique. Le Briton jouera aux côtés de The Field. Et il y a fort à parier que les fans de ces derniers se rallieront sans hésiter à la cause du panda doré.

Sur le coup des 22h, Dan Snaith et ses trois musiciens prennent place sur la (petite) scène du Beurskaffé. Tout de blanc vêtus, les quatre hommes ne perdent pas une seconde et plongent immédiatement le public dans le vif du sujet. Il est loin le temps où Snaith portait encore le sobriquet de Manitoba. Ce soir, Caribou célèbre la sortie de « Swim » et souligne cet événement en jouant la quasi intégralité de l’œuvre. Le set est donc à l’image du disque : une ode à la liberté mariant électro, rock et psyché. Un retour aux sources plutôt bien négocié. Les morceaux « Bowls », « Kaili » et « Odessa » valent à eux seuls leur pesant d’or. Derrière les musicos, leur incontournable écran diffuse en continu l’artwork de « Swim », modulé par des couleurs trippantes. Les stroboscopes n’en finissent pas de crever les yeux des spectateurs tandis que Snaith élance ses splendides complaintes. L’une des rares incursions dans le passé se produira lorsque le combo se lancera dans l’interprétation de « Sundialing » et l’essentiel single « Melody Day ».

Après une petite pause, Caribou revient pour un bis repetita au cours duquel des « Swim » et « Barnowl » majestueux plongent le public dans un océan de beats magistraux. Un set parfait en tous points. Lors de ses pérégrinations estivales, l’oiseau rare survolera la plaine de Kiewit, le temps d’un passage au Pukkelpop. Et si vous n’y êtes pas, c’est que vous êtes fous.

(Organisation : VK*)

Caribou

Andorra

Écrit par

La simple évocation de Caribou nous rappelle aux bons souvenirs de Manitoba. Mais au fond, c’est le même combat. Car, sous ces improbables patronymes, on piste un seul et même animal : le prolifique Daniel Snaith. D’emblée, le nouvel album de Caribou résonne comme une surprise, le fruit d’une nouvelle maturation moins portée sur les expérimentations. Cette fois, le Canadien s’éloigne de l’electronica, s’ouvre à la pop et avale une dose médicamenteuse capable de ‘psychédéliser’ un troupeau de chevaux. Autre nouveauté apportée par la principauté « Andorra » : une voix, celle de Snaith, vient se poser subtilement sur tous les écrins mélodiques proposés ici-bas. En neufs titres, Caribou nous invite à traverser ses atmosphères pour un trip spatial d’envergure intergalactique. Pour concocter cet opus, Dan Snaith aura composé quelque 670 morceaux (!) pour n’en conserver que l’essence la plus pure. Au terme de cette collecte d’exception, on se délecte d’un excellent millésime, un disque de pop, aérien à souhait, guidé par une kyrielle d’instruments. En bon multi-instrumentiste, notre cervidé de service s’empare de toutes les sources harmonieuses et les convie à la danse : basse, guitare, batterie, synthétiseurs, flûte, trompette. Et on en passe. Invité sur « Andorra », Jeremy Greenspan (Junior Boys) vient enchanter ‘She’s the One’, grand moment de lévitation. Varié, accessible, ce nouvel album de Caribou demeure une niche de trouvailles inépuisables. « Andorra » est donc le lieu de tous les émerveillements.

Caribou

The Milk of Human Kindness

Écrit par
Profondément actifs depuis les premières lueurs du siècle nouveau, Dan Snaith, l’instigateur de Caribou, dépose un nouvel album sur le lit soyeux de l’electronica : « The Milk of Human Kindness ». Onze titres ingénus et qui paradoxalement lobotomisent, guidés par une production léchée, ouvrent le rideau sur un monde décomplexé. Ici, le trip-hop caresse le beat. Là, le folk rêve de sensations électroniques. Dan Snaith a déjà parcouru un bout de sentier sous l’étiquette Manitoba et si, aujourd’hui, il revient déguisé en Caribou, personne n’est dupe. Snaith ne trompera personne : ni les chasseurs de boucles, ni les amateurs des premières heures en compagnie de Koushik Ghosh. Caribou reprend le flambeau de Manitoba. Le message est clair : la maison change de nom, pas de propriétaire. Au final, l’auditeur découvre quelques alléchantes sucreries : « Yeti », « A Final Warning » ou encore « Hello Hammerheads ». Des compositions extatiques de la trempe de « Brahminy Kite » viennent également colorer cet album de pigmentations propres au rock indépendant. Une vision particulière de la vie donc, à ranger délicatement auprès de Fridge, Mum ou Four Tet.