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Farfouiller dans la Pure Carrière…

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Mount Carmel

Get Pure

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Mount Carmel ne nous invite pas à grimper sur la montagne biblique située en Israël, Mais à savourer son troisième opus. Fondé en 2010 à Colombus, dans l'Ohio, ce power trio américain réunit les frères Reed. Matthew au chant et à la guitare, Patrick à la basse. Un line up complété par le drummer, James McCain qui a remplacé récemment Kevin Skubak. Leur patronyme serait inspiré du lieu de naissance de cette fratrie : l'hôpital Mount Carmel de Colombus! Les deux premiers elpees étaient parus chez Siltbreeze, "Mount Carmel" dès 2010 et "Real woman" en 2012.

Publié sur Alive Naturalsound, "Get pure" a été enregistré au Suma Recordings de Cleveland et mixé au Ghetto Recorders de Detroit par Jim Diamond (NDR : notamment responsable de la mise en forme d’un album des White Stripes). L’esprit blues/rock est intact. Ces jeunes musicos ont été plongés, dès leur naissance, dans ce style insulaire réminiscent de la fin des 60s et du début 70s. Notamment celui que pratiquaient The Cream, Free et Humble Pie. Vous devriez ainsi vous faire une petite idée de la musique concoctée par le trio.

La machine à remonter le temps nous replonge donc quatre décennies en arrière. "Gold" ouvre l’opus. Une compo qui baigne dans l’ambiance du Cream, même si McCain ne possède pas la puissance de feu d’un Ginger Baker. "Back on it" est imprimé sur un tempo rapide. La section rythmique, bien soudée. La voix de Matthew, légèrement écorchée. "Back on it" trahit l’influence majeure de Mount Carmel : le Free. A cause des riffs blues rock dramatiques et de la manière de chanter, proche de celle de Paul Rogers, malgré un peu moins de puissance naturelle. "Whisper" me rappelle un des tous premiers groupes de hard rock californien, Blue Cheer, un combo sont sa version enflammée de "Summertime blues" avait récolté un énorme succès. Les deux plages suivantes nous invitent à pénétrer dans l’univers d'Humble Pie lorsque le pouvoir était partagé entre Steve Marriott et Peter Frampton. Tout d'abord "No pot to piss". A cause de cette succession de rythmiques adoptée par la guitare et surtout la voix empruntée à Frampton. Puis "Swallow me up", plus hard dans le style. Instrumental "Bridge to nowhere" constitue un exercice de style. Il sert également d’interlude avant de passer à la suite des événements. "One more morning" opère un retour à la formule instituée par le Free. Caractérisée par une sortie de cordes bien sentie, cette piste recèle son lot de dérapages contrôlés. Dans un climat similaire, "Will I" libère des sonorités de guitare bourrées de feeling. En écoutant "Hanging on", j’ai dû quelque peu me creuser les méninges. Faut dire que des groupes anglais susceptibles de composer une telle compo, à l’époque, il y en avait des tonnes. Parfois de très bons, quoique obscurs, comme Leafhound. Et cette piste me rappelle finalement ce band britannique! "Fear me now" lorgne de nouveau vers The Cream. La tension dramatique y est entretenue par la lourdeur du riff. Tout comme le final, "Yeah you mama". Cependant, Matthew ne possède ni la force, ni l'élégance vocale de Jack Bruce. Un long playing à conseiller à celles et ceux qui n’ont ceux qui n'ont pas vécu cette grande époque! Même si Mount Carmel n’a pas encore acquis la notoriété des Black Crowes voire des Black Keys!

 

Mount Carmel

Real women

Écrit par

Mount Carmel (Mont Carmel) est une montagne, mais également le nom de plusieurs localités aux States, dont une est située dans l’Ohio. C’est aussi un patronyme choisi par un groupe issu de Colombus, au sein de cet Etat. Le line de base réunit les frères Reed et le très jeune Kevin Skubak aux drums. Chez les frangins, Patrick se réserve la basse et Matthew, le chant ainsi que la guitare. La formation avait publié un premier opus éponyme en 2010. Leur style ? Basique, essentiellement influencé par le blues boom insulaire de la fin des sixties. Le trio cite d’ailleurs comme influences majeures, The Cream, Free et Humble Pie. Mais celle qui me semble la plus marquante est certainement puisée chez le Free, un combo au sein duquel militait un chanteur remarquable, Paul Rodgers, et un gratteur de génie, trop tôt disparu, Paul Kossoff.

"Swaggs" nous replonge en 1969. On a l’impression d’être à nouveau porté par cette vague de blues qui avait alors déferlé sur l'Angleterre, lorsqu’elle manifestait de subtils accents hard rock. On pense immédiatement au Free. A cause de ces riffs de gratte, dignes de Kossoff, même si Matt ne possède pas sa sensibilité d’écorché vif, et puis de sa voix, tellement proche de Rodgers. "Real women" est de la même trempe. Omniprésentes, les sonorités de la six cordes sont cependant plus grasses. La voix rauque de Matt est à nouveau hantée par celle de Rodgers sur "Oh Louisa", mais elle hausse quelque peu le ton. La guitare est alors chargée de reverb. Un seul titre véritablement blues, "Be somebody", une compo limpide, dépouillée, réminiscente d’une époque au cours de laquelle des tas de jeunes groupes du style foisonnaient. Et ici, je pense tout particulièrement à Bakerloo, une petite formation anglaise, drivée par le chanteur/guitariste Dave Clempson, qui allait rejoindre un peu plus tard, Humble Pie. Nostalgie quand tu nous tiens… Quand le groupe décide de tester sa puissance de feu, il affronte alors d’autres démons du passé. Dont Mountain, sur "Choose wisely" et "Don't make me evil". Et le résultat est excellent! Blue Cheer, également, un trio yankee qui avait revisité judicieusement le classique d'Eddie Cochran, "Summertime blues". Cette référence est manifeste sur "Hear me now". En fin de parcours, Mount Carmel se révèle même parfois plus Free que nature. Encore que sur "Rooftop" et "Lullaby", les interventions de guitare rappellent plutôt Alvin Lee, quand il militait chez Ten Years After.

 

Carmel

World´s gone Crazy

On ne peut pas dire que la musique de Carmel soit particulièrement originale. Soignée, certainement. Un mélange de reggae, de rythm 'n blues, de jazz, de blues et de folk latino qui lui a permis de cartonner dans les charts en 1983 avec "Bad day" et "More more more". Mais un style qui correspond davantage à la programmation de la bande FM. La formation en est aujourd'hui à son septième album, qu'elle produit en compagnie de Julian Mendelshon (Level 42, Associates, Pet Shop Boys). Mais sur les dix titres, hormis le ‘sadien’, climatique "Jacqueline" et "Save our world from drowning", élégamment enrobé d'orchestrations symphoniques, ce "World's gone crazy" n'a strictement rien de crazy...