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La fresque de Vincent Delerm

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Carton

Baudruche Hélium

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Commençons d’emblée par un regret : en visite sur le site de Carton la section vidéo nous propose quelques mini clips filmés live. Intéressants et enthousiasmants ces extraits annoncent la couleur : one self made man entouré d’une batterie d’objets à percussions, Carton (alias Philippe Scorier), lance énergiquement ses samples, loops et autres bizarreries sonores provoquant immédiatement un signe qui ne trompe pas : l’envie de taper du pieds et des mains. Encouragements et soutien à un artiste (belge) atypique, le public réagit au quart de tour à chaque variation rythmique. Et franchement, cet aspect festif très communicatif ne suscite qu’une seule envie : en être. Carton est au bric et broc ce que Bob Log III est au crade blues : un ovni. Sur disque, la donne est différente. Tempos nettement moins enlevés, bidouillages électros plus souvent entendus. La volonté est louable : présenter un autre visage d’une musique qui a fait du chemin, en constante évolution. Présent au Francofolies, le sieur Scorier a décoiffé la foule, se mettant le public en poche en un quart de tour. Se qualifiant lui-même d’un croisement entre Jello Biafra (Dead Kennedys) et de Julos Beaucarme, cet alléchant grand écart ne prend hélas tout son sens que sur scène. Dans l’intimité confortable de mon bureau, ce serait plutôt David Miret (cfr Miret and the Disasters) et David Hallyday.