New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

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Paddang à la poursuite des fantômes…

Paddang est un trio de rock psyché formé en 2020 à Toulouse. Osees et King Crimson à fond dans lʼautoradio et un nom de groupe inspiré d'un spot de surf en Indonésie, Paddang file à toute berzingue dans une épopée cosmique. Les trois voix dictent le ton et…

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Charles Bradley

Décès du chanteur de soul Charles Bradley

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Né le 5 novembre 1948 à Gainesville en Floride, Charles Edward Bradley est décédé ce 23 septembre à Brooklyn, dans l’arrondissement de New-York, entouré de sa famille, ses amis, y compris les membres des groupes avec lesquels il a travaillé ces dernières années : Menahan Street Band, His Extraordinaires, Budos Band et Jimmy Hill Allstarz, sa toute première formation. Il luttait contre un cancer depuis quelques années, maladie qu’il l’a récemment rattrapé. Tout en assumant un job de cuisinier, pendant plus de deux décennies, il a chanté, sans avoir pourtant de groupe fixe. Ce n’est qu’à l’âge de 51 ans que sa carrière a véritablement commencé. Il a d’ailleurs enregistré son premier single en 2001 et ses trois albums entre 2011 et 2016. Grand admirateur de James Brown, il avait choisi le pseudo Black Velvet, pour se produire sur scène. Une grande voix de la soul vient de disparaître…

RIP

Charles Bradley

Un Pasteur d’amour…

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Nouveau phénomène sur la scène soul contemporaine, le New-yorkais Charles Bradley se produisait sur les planches du Cirque Royal, ce jeudi 7 avril. Malgré ses 67 balais, on ne peut pas dire que ce soit un vétéran sur la scène musicale. Et pour cause, il n’a été découvert que tardivement ; en outre, son premier album, n’est paru qu’en 2012. Faut dire que sa vie tumultueuse a plus que probablement retardé son éclosion. D’ailleurs, il faut reconnaître que sa signature sur le label Daptone, constitue un petit miracle. Et l’artiste est venu défendre son dernier né de sa très courte discographie, « Changes », qui vient à peine de sortir en Belgique.

Malgré cette reconnaissance tardive, la salle est sold out ; et l’auditoire est impatient de découvrir les déhanchements de ce nouveau golden ‘papy-soul’. Sur les planches, il est soutenu par un fameux collectif de 7 musicos, dont les indispensables cuivres et orgues. Et manifestement, il sait s’entourer. Sa formation, judicieusement baptisée His Extraordinaries, va se révéler irréprochable d’un bout à l’autre du show. Mention spéciale à l’organiste qui avait la lourde tâche de chauffer la salle pour annoncer le soulman avant son entrée, mais également combler les intermèdes entre ses changements de costumes et moments de récupération. Après une intro instrumentale, caractérisée par son groove irrésistible, l’artiste déboule sur l’estrade, vêtu d’un costume pailleté digne de James Brown (NDR : qu’il avait d’ailleurs découvert en live, à New-York, en 62). Malgré une condition physique limitée liée à son âge (et ses excès ?), Charles Bradley parvient, dès le départ, à combler son auditoire grâce à son incroyable voix et une présence charismatique. Il transcende ses morceaux et les transforme en condensés d’émotions parfois difficilement supportables, à l’instar du final bouleversant « Whi is It so Hard ? », morceau qui retrace son parcours de vie qui l’a entraîné de Brooklyn à la Floride, en passant par l’Alaska, tout en rappelant l’épisode de l’abandon par sa mère dès ses 8 mois (NDR : qu’il retrouvera à l’âge de 8 ans). Véritable showman, il prend beaucoup du plaisir en ‘live’ et communique beaucoup avec son public. Il parvient même à créer des connexions à travers l’évocation des récents attentats bruxellois. Mais avant tout, l’Américain annonce être là pour partager son amour… et il va le démontrer tout au long du concert qui atteindra son apothéose lors du rappel, quand il décide de serrer les mains de ses fans comme un pasteur évangéliste, dans une église baptiste de la ‘bible-belt’, du Sud des Etats-Unis. Il se permet même un lancer de roses… Pas ridicule pour un sou, tant le geste cadre avec le personnage et l’esprit du concert. Mais on retiendra avant tout l’excellence des morceaux et l’osmose incroyable entre l’artiste et son groupe, une synergie qui permet au chanteur de réaliser ses rêves totalement et librement. Définitivement le ‘feelgood’ concert de la semaine…

(Organisation : Live Nation)