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Cheek Mountain Thief

Cheek Mountain Thief

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Sam Genders s’est donc barré de chez Tunng, pour embrasser une carrière en solitaire. Mike Lindsay, cofondateur du groupe, a aussi décidé de tenter une aventure en solitaire, mais apparemment il n’a pas (encore ?) quitté le navire. Toujours est-il que si le premier essai du premier cité avait été largement surestimé, quoique de bonne facture, celui de son comparse a visé dans le mille.

Pour cette escapade individuelle, Mike a choisi le patronyme de Cheek Mountain Thief. Pas le nom d’un chef indien, mais de la montagne Kinnafjoll, sise en face du village islandais au sein duquel il a décidé de s’installer. Et pour enregistrer cet opus, il a reçu le concours de musiciens locaux.

Tout au long de cet opus éponyme, Mike Lindsay s’amuse et nous invite à partager cette récréation. Une œuvre au cours de laquelle, il aligne de mini-symphonies de psyché folk, à l’aide d’une instrumentation à la fois riche et insolite : glockenspiels, cordes, marimba, xylophone, samples et autres cors de chasse. Sans oublier les chœurs euphorisants. Les morceaux sont longs. La structure des compos est improbable. Mais surtout la forme est ouverte aux expérimentations les plus aventureuses. Depuis « Attack », suspendu aux murmures à « Showdown », hanté par le Beta Band, en passant par « Nothing », contaminé par le folk intimiste, l’Anglais a l’esprit en ébullition, un peu comme les multiples sources qui peuplent l’Islande. Finalement assez proche de celui de Tunng, son univers acid folk est plutôt ludique, un monde au sein duquel Lindsay semble s’épanouir. 

Et dire que je viens d’établir mon top 20 pour 2012 sans y insérer ce très bel album !