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Chickenbone Slim

Sleeper

Écrit par

Larry Teves, alias Chickenbone Slim, est issu de San Diego, en Californie. Il compte déjà plus de trente années d'expérience musicale. En 2011, il a fondé son groupe, The Biscuits, dont il est, bien sûr, le leader. Le premier opus de ce chanteur/guitariste, "Gone", remonte à 2015, un disque pour lequel il avait reçu le concours de Big Joe Atkinson. Deux ans plus tard, il publie son second elpee, "The Big Beat", un essai dont les sessions s’étaient déroulées au studio Greaseland de Kid Andersen. A cours de l'été 2019, il est retourné à Greaseland pour mettre en boîte cet elpee. Pour y parvenir, il avait invité une belle brochette d’amis musiciens. Dont Laura Chavez, Kid Andersen ainsi que Joey Harris et Jerry Rainey, deux ex-membres du combo alt country Beat Farmers, également issu de San Diego, mais également de son backing group.

"Vampire baby" entame les hostilités. Un shuffle bien ficelé, caractérisé par une intervention bien huilée et tranchante à la gratte (NDR : serait-celle de Laura Chavez ?) et de l'harmonica que se réserve Troy Sandow. "Tougher than that" vire au rock'n'roll, une plage percutante à nouveau rehaussée par les sorties marquantes des cordes et de l'harmo. Rockabilly, "The ballad of Dick" et "Ride" sont imprimés sur le rythme du cheval au galop par le drumming de Marty Dodson. Instrumental, "Strolling with Chickenbone" transpire de swing. Bien soudée, la section rythmique balise les envols des guitares de Chavez et Kid Andersen, alors au sommet de leur art. Blues flemmard, "My bad luck" nous entraîne au cœur des marais du sud. Proche d’un Slim Harpo, cette piste décolle en puissance. Enfin, plus rock, "Little Victory" macère dans le bayou. Chargée de reverb, la six cordes libère des sonorités immortalisées par John Fogerty chez le Creedence Clearwater Revival…

Chickenbone Slim

The big beat

Écrit par

De son véritable nom Larry Teves, Chickenbone Slim est chanteur et guitariste. Etabli aujourd’hui à San Diego, au sud de la Californie, il a longtemps sévi comme bassiste au sein de différents groupes locaux, y accompagnant même des gloires comme Tomcat Courtney, l’ex-leader de Mississippi Mudsharks, Scottie Blinn, et plus récemment, Big Jon Atkinson. Il n’est passé de la six à la quatre cordes, qu’en 2011. Deux ans plus tard, il réunit un backing group, qu’il baptise The Biscuits. L’équipe publie, fin 2015, "Gone", un disque pour lequel il reçoit également le concours de la crème des musiciens blues locaux. Lors d’une tournée dans le Nord, il se produit plusieurs fois à San Francisco. Il y rencontre le guitariste Kid Andersen, (NDR : il a milité chez Rick Estrin and the Nightcats), qui l’invite dans son studio, le Greaseland, sis à Hayward. Le drummer Marty Dodson et Big Jon Atkinson participent aux sessions. Ce dernier se consacre à la guitare, la basse et l’harmonica.

Slim signe les neuf pistes de cet LP. Blues classique, le titre maître ouvre la plaque. Atkinson se distingue déjà à l’harmo, alors que les interventions de gratte sont parcimonieuses. Plus saignant, "Long way down" trempe dans le funky blues. Invité, Scot Smart brille sur ses cordes tout au long de ce morceau hanté par Slim Harpo. Country, "Hemi Hodge" est imprimé sur le rythme alerte du chemin de fer. Kid Andersen y apporte sa contribution à la guitare. Big Jon est bouleversant sur sa musique à bouche tout au long de "Me and Johnny Lee", un downhome blues indolent. Un harmonica qui devient insatiable sur le swamp blues vintage, "Break me off a piece". Dommage que la voix de Slim ne soit pas davantage marquante…