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La couleur intérieure de The Intemperate Sons…

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Chris Duarte

Vantage point

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Chris est âgé de 45 ans. Il est originaire de San Antonio, au Texas. Il joue sa musique depuis près de 30 ans. Il se fixe à Austin en 1979 et rejoint le groupe Mainstreet. En 81, les choses deviennent plus sérieuses, puisqu’il est engagé par Night Train, le groupe du chanteur/guitariste Bobby Mack. Il y sévira trois années. Enfin, en 86 il fonde sa propre formation : les Bad Boys. Il concocte ainsi son premier elpee ; même si entretemps, il cède le leadership à Junior Medlow, le chanteur du groupe mythique Cobras, un combo également issu d’Austin, au sein duquel militait Stevie Ray Vaughan. Depuis 1991, il drive son Chris Duarte Group. Sous ce patronyme, il a commis quelques solides opus dont "Texas Sugar/Strat Magik" en 94, "Tailspin headwhack" en 97, "Love is greater than me" en 2000 ainsi que le puissant "Romp" en 2003. L'an dernier, il a signé chez le label de Mike Varney, Blues Bureau International et lui a consacré "Velocity".

Pour ce nouvel album, il a choisi de continuer à faire confiance à la fée électricité. Sa section rythmique est constituée du bassiste Joseph Patrick Moore et du drummer Jeff Reilly. Varney se charge de la mise en forme. Savant dosage de funk, de blues, de jazz et de rock, épicé d’un soupçon de métal, son expression sonore est toujours aussi consistante et flamboyante. Parmi ses musiciens favoris, il cite Albert King, Jimi Hendrix, Stevie Ray Vaughan, John McLaughlin et… John Coltrane. Pas trop difficile dès lors de situer son univers musical.

Dès l’entame de "The best I can do", Chris pousse sur le champignon. Une plage rock'n'roll très speedée au cours de laquelle la section rythmique soutient discrètement mais efficacement son leader. Blues rock shuffle à la texane, "Satisfy" emprunte une démarche nonchalante. Nous ne sommes d’ailleurs pas très loin des bayous de la Louisiane. Pour la circonstance, il s’inspire naturellement de son regretté concitoyen, Stevie Ray Vaughan. Plage instrumentale, "Slapstak" constitue un hymne à la guitare texane. L’esprit de Jimi Hendrix est ici bien présent, mais aussi et bien entendu de SRV. "More boogie" est un titre parfaitement adapté. Un boogie électrique radical qui lorgne sensiblement vers Michael Katon, l'homme de l'enfer du Michigan, artiste qui relève d’ailleurs du même label. L'empreinte de Varney est pourtant bien nette. Hanté par cette fureur infernale, ce boogie métallique emporte tout sur son passage! Nostalgiques, les fans du grand Vaughan risquent fort d’essuyer une larme en écoutant "Troubles on me", un blues lent caractérisé par ses questions rituelles échangées entre le chant et les cordes. A la limite, il aurait pu intituler cette compo, "Double troubles on me". La fête de la guitare se poursuit, mais évolue toujours à très haut niveau. Imprimé sur un tempo enlevé, "Let's have a party" est un véritable plaisir pour les oreilles. Alors que les trois musiciens reprennent le refrain, les sonorités de cordes se multiplient au cœur d’une véritable orgie du rythme. Il jouit d’une fameuse santé l'ami Chris! "The end of me and you" baigne au sein d’un climat Memphis R&B. Chris reproduit les riffs du grand Albert King. Et c’est un élève doué. Il est d’ailleurs passé au rang de maître compagnon. Et son savoir-faire est éloquent. Balisé par une rythmique entraînante, "Blow your mind" est un blues rocker à la mélodie accrocheuse. L’intro de "She don't live here anymore" rappelle inévitablement le "Voodoo Chile" du maître Hendrix, avant qu’un magistral changement de rythme survienne. Boulimique, Chris en profite pour libérer une avalanche de notes, glissant ainsi vers une forme de voyage psychédélique qu’il affectionne. Puisant et violent, "Babylon" pénètre dans la sphère rock. Chris y chante à la manière du Roger Daltrey ; et comme à la belle époque du Who! Une plage impressionnant ; mais on navigue ici bien loin du blues! L'album s’achève par "Woodpecker", un autre instrumental au cours duquel Chris s’autorise d’autres voies expérimentales. L’elpee recèle deux bonus tracks. Deux ‘extended tracks’. Tout d’abord le slow blues "Troubles on me". Soit plus de 12' de bonheur pour les adeptes du style. Et puis un "Blow your mind" dont le délire est poussé a son paroxysme.   

 

Chris Duarte

Blue Velocity

Écrit par

Originaire de San Antonio, Chris s'est révélé dans les années 90 sur la scène d'Austin, alors orpheline de Stevie Ray Vaughan. Tous les espoirs étaient permis. Certains ont évoqué la réincarnation d’un nouveau Dieu de la six cordes. D’autres tout simplement la naissance d’une nouvelle révélation. Une chose est sûre, Duarte est un fameux musicien. Un soliste talentueux, mais certainement pas un ersatz de l'ange disparu d'Austin. Ce chanteur/guitariste a été largement inspiré par Albert King. Puis par BB King, Buddy Guy, Albert Collins et, tout comme SRV, Jimi Hendrix. Il confesse aussi avoir été fortement marqué par l’approche intimiste et la profondeur musicale de John Coltrane. Si Chris aime bien entendu le blues, il est aussi très marqué par la musique rock et cette empreinte se ressent tout au long de ce nouvel opus. Chris nous avait déjà gratifié d'excellents elpees : "Texas sugar/Strat Magick" en 1995, "Tailspin Headwhack" en 1997, "Love is greater than me" en 2000 et "Romp" en 2003. Quatre œuvres qui ne peuvent laisser indifférent vu le talent de ce musicien.

L'embarquement est opéré par "Amy Lee". L'inspiration est largement blues. La voix de Chris est naturellement puissante et colle parfaitement à son répertoire. La guitare est déjà impatiente de se libérer. Et lorsqu’elle rugit enfin, c’est dans l’esprit du grand Albert King. Bien enlevé, "Do it again" consomme du rock'n'roll à la Duarte. Les cordes occupent tout l'espace! Superbe blues, "Hard mind" est imprimé sur un tempo élevé. Notre Texan a rage au ventre et laisse éclater toute son énergie. Il ne se fixe jamais de limites et déverse des torrents de notes bien senties. Ses interventions ne suscitent jamais l’ennui ; et pour cause, elles sont constamment remises en question par sa créativité débordante. Manifestement, Stevie Ray n'est pas loin ; mais nous ne sommes jamais en présence d’une copie carbone, tant l'artiste affiche une maîtrise déconcertante. Et l’écoute de cette plage procure un immense plaisir. "Something wicked" nous prend aux tripes. Un slow blues torride au cours duquel Duarte nous prend aux tripes et ne nous lâche plus pendant un bon quart d'heure ; en fait, le temps que dure cette plage. Qui peut, bien sûr, évoquer "Texas Flood" ou "Tin Pan Alley" ; mais c'est tellement bon! Rocker, Chris Duarte se révèle tout aussi brillant. A l’instar d’"I’ll never know", dont les accents semblent empruntés aux Beatles voire même à Hendrix. Un Jimi Hendrix qui hante à nouveau "Sun Prairie blues", un nouveau long blues. A cause des courtes phrases des cordes qui répondent au chant. Et puis "R U 4 Real", dont l'ambiance aérienne, atmosphérique, constitue une invitation au voyage psychédélique. Cependant, il transparaît constamment une recherche personnelle dans les compos ; et le très souvent aux moments les plus inattendus. A contrario, sculpté dans le hard pur et dur, "Never gonna change" n’est pas d’un grand intérêt. Lorgner du côté de Detroit, la Motor City, est louable ; mais prendre pour modèle le vieux Ted Nugent n’était pas nécessairement un bon choix.

Chris Duarte

Romp

Écrit par

Chris Duarte a commis son premier elpee en 1987 flanqué de ses Bad Boys. Un disque qui n'est sorti qu'en édition limitée. Mais il faudra attendre 1994 pour voir paraître le suivant, "Texas sugar/Strat Magik", puis 1997 pour qu'il embraie par "Tailspin headwhack". Deux opus édités chez Silvertone. Dennis Herring assure la production de ce " Romp ". Une mise en forme qu'il a réalisée au sein de son Sweet Tea studio à Oxford, dans le Mississippi. Réfléchissez un peu, et puis pensez au "Sweet Tea" de Buddy Guy…

Chris Duarte est texan. D'Austin, pour être plus précis. Il évolue aujourd'hui au sein d'un trio impliquant Ed Miles aux drums et John Jordan à la basse. Chris a composé huit des dix plages de l'opus.

Il ouvre les hostilités par "Do the romp", un titre issu de la plume de Junior Kimbrough, un personnage qui se rendit fort célèbre pour son travail sur le label Fat Possum. Duarte a conservé l'aspect abrupt de l'original ; mais sous la formule du trio, les percussions claquent sèchement à l'avant-plan, pendant que la guitare, plutôt 'Hendrixienne', manœuvre en riffs, avant de se libérer à travers des sons recherchés, trafiqués, déchirés. Instrumental, "101" est imprimé sur un tempo assez rapide. La six cordes est toujours hantée par le spectre du grand Jimi. Un exercice de style, au cours duquel la maîtrise des sons 'larsénés' est essentielle. Mais Chris parvient à contrôler le tout avec autorité. Le CD Group nous fait voyager dans un passé où tout se libérait. "Fire's gone out" est, avouons-le, plus R&B. La rythmique est dansante. Mais après quelques couplets, les cordes s'envolent et le style débridé refait surface. Les nombreuses notes, toutes largement amplifiées, sont projetées dans l'atmosphère ; mais toujours rattrapées au vol, elles permettent de créer de nouvelles phrases. Le rythme s'accélère encore. "Like Eric" est propulsé comme un boogie instrumental (NDR : inspiré dit-il par John Coltrane). Tous les instruments tapissent le décor sonore. Chris libère un maximum de notes. Il étale sa virtuosité tout en conservant constamment les idées claires. "My, my" nous plonge dans un monde étrange, surréaliste. Un délire psychédélique qui nous ramène à l'album "Tailspin headwack". L'atmosphère est oppressante, périlleuse ; un peu comme si un funambule marchait sur un fil, au-dessus du vide. Signé Bob Dylan, "One more cup of coffee" nous berce dans la douceur. Chris chante avec beaucoup de sensibilité et de délicatesse. Devenue minimaliste, la guitare épouse la voix. Le solo progresse ainsi très lentement, puis monte en puissance, mais ne dégénère jamais. Un sommet de l'album ! "Bb blues" constitue le premier véritable blues de l'album. Le fragment s'engage sur un bon rythme cher à BB King. Un instrumental au cours duquel Duarte peut développer et manifester l'étendue de son talent. "Last night (I saw the devil)" déambule au cœur d'une atmosphère bien sombre. Les bruits étranges sont produits par les cordes. Ils marchent sur les traces du chant quasi parlé, avant que n'explosent des riffs cinglants. A l'instar d'un "Wild thing", mais en plus complexe. Le solo qui s'ensuit entre dans le domaine de l'expérimentation sonore. Chris en est même étonné ; mais exténué, il reprend avec beaucoup de bonheur le riff torturé. Un rêve éveillé de plus de 9' ! Agé de 40 ans, ce musicien possède une personnalité musicale étrange. De l'ombre légendaire d'Hendrix, il en vampirise la quintessence pour tisser une toile où se mêlent blues, rock, jazz et même musique classique. Et le résultat peut être d'une grande beauté ! J'adore "Mr Neighbor", même s'il est partiellement déjanté. Lente, très intimiste, la plage finale ("Take it to the Lord") se pose en blues du 21ème siècle. Le dépouillement à l'extrême. La beauté dans sa nudité ! Chris Duarte est incontestablement un grand guitariste. Mais son style risque fort de ne pas plaire à tout le bon peuple du blues. Sa forte personnalité y est sans doute pour quelque chose. Et pourtant, je n'ai pas cité une seule fois le nom de Stevie Ray Vaughan dans la chronique.