L’aurore de Lathe of Heaven…

Issu de Brooklyn, Lathe of Heaven sortira son nouvel elpee « Aurora », le 29 août. Né d’un processus d'improvisation, cet opus est propulsif, captivant et structuré, abordant des thèmes lourds et incorporant des influences littéraires. En attendant, la…

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Chris Isaak

Mr. Lucky

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Sept années déjà que Chris Isaak n’avait plus enregistré de nouvel album. Bien sûr, il ne s’est pas tourné les pouces, puisqu’il a sorti une compile, un ‘live’ et un disque de Noël ; mais surtout présenté un talk show à la TV, baptisé ‘The Chris Isaak hour’. « Mr. Lucky » fait donc suite à « Always Got Tonight », publié en 2002. Il s’agit de son neuvième opus studio. Un disque au cours duquel il partage deux duos vocaux. Tout d’abord « Breaking apart », en compagnie de Trisha Yearwood », une ballade romantique enrichie d’arrangements symphoniques. La version originale figurait déjà sur l’album « Speak of the devil » en 1998. Et puis de Michelle Branch, sur la ballade mid tempo « I lose my heart », une compo dont le sens mélodique me rappelle curieusement Abba. L’elpee recèle d’ailleurs plusieurs ballades mid tempo, interprétées dans l’esprit d’un Roy Orbison. Pas pour rien que le Californien soit considéré comme son fils spirituel. Ce ne sont pourtant pas les compos qui me bottent le plus. Et encore moins « We let her down », un tube hymnique qui pourrait figurer au répertoire de Simple Minds. Les plages plus country & western s’avèrent déjà plus intéressantes. A l’instar de « We’ve got tomorrow », enrichi d’une section de cuivres très néo-orléanaise. Ou encore du bluegrass teinté de charleston, « Take my heart ». Mais quand l’artiste laisse vagabonder sa guitare, les compos prennent une toute autre dimension. Que ce soit sur des tonalités surf, reverb ou tout simplement décapantes. Et je pense tout particulièrement à « My lonely man », imprimé sur un tempo rockabilly, à l’uptempo « Best I ever head », une composition très sudiste, qui lorgne manifestement vers Lynyrd Skynyrd. Sans oublier les intenses « We lost our way » et « Very pretty girl », deux titres qui suintent d’électricité vivifiante. L’elpee s’achève même par un blues saignant intitulé « Big wide wonderful world ». A 52 balais, Chris en a encore sous la pédale ; le tout, c’est qu’il n’oublie pas d’appuyer dessus…

 

Chris Isaak

Always got tonight

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C'est vrai qu'on évoque rarement le rôle joué par le groupe qui accompagne Chris Isaak, lorsqu'on parle de son œuvre. Or, ses Silvertone sont d'une redoutable efficacité. Pourtant, James Calvin Wisley, le guitariste qui maniait la reverb à la manière de Duane Eddy, a cédé son manche à un certain Hershell Yatovitz. Ce qui explique sans doute pourquoi les sonorités de la six cordes sont devenues plus claires, parfois même bringuebalantes, à l'instar du défunt House Of Love. Deuxième changement, Erik Jacobsen qui jusque là avait produit toute la discographie du Californien, a été remplacé par John Shanks. Mais ici, franchement je ne perçois pas vraiment la différence.

Bref, venons-en au 9ème elpee de Chris Isaak. Les lyrics explorent toujours les mêmes thèmes : l'amour perdu, illusoire, les ruptures, les regrets, la solitude, ou les rencontres inattendues. Des lyrics qu'il chante de ce timbre de crooner si caractéristique, timbre qu'il semble avoir hérité à la fois de Roy Orbinson et de Johnny Rivers. Classique, quoi ! Ce qui a totalement disparu, c'est le rockabilly. Pour y laisser la place à des ballades mielleuses, pensez-vous ? Vous n'avez pas tout à fait tort ! Car ses épanchements de mélancolie envahissent la moitié de l'opus, même si l'indolent mais tellement poignant " Life will gone on " constitue l'exception qui confirme la règle. Faut dire que le recours à la guitare reverb n'y est pas étranger. Le reste se révèle beaucoup plus intéressant. Parfois même " remesque ". A l'instar du rafraîchissant " Courthouse " ou du cristallin " Somebody to love ". Remuant, dansant, plus synthétique, " Always got tonight " marche sur les traces d'un Beck. " Notice the ring " rend un hommage au rythm'n blues échevelé du J Geils Band. Enfin, le rock électrique n'a pas été négligé. Teinté de glam sur le générique de son show TV, " American boy ", il retrouve tout le feeling de son sens mélodique sur le remarquable " One day ". Dommage que tout l'album ne soit pas de cette trempe !

 

Chris Isaak

Speak of the devil

En nette perte de vitesse depuis quelques années, Chris Isaak nous revient en pleine forme, avec un album plus musclé, plus énergique, plus enthousiaste. Si cette figure culte californienne, aussi bien contaminée par le virus de la musique que par celui du cinéma (Chris a notamment joué pour Bernardo Bertolucci et David Lynch), continue à perpétuer la mélancolie des chansons de Roy Orbison et de Ricky Nelson, il faut admettre que lors de l’enregistrement de ce " Speak of the devil ", il a ajouté une bonne dose d’électricité, dans son indécrottable culture de la nostalgie des sixties. Bien sûr, on y retrouve quelques rengaines sentimentales, mais en général ses guitares sont bien affûtées, parfois mêmes sudistes (Creedence Clearwater Revival ?), le rythme plus allègre et le climat redoutablement rock’n rollien. Avec pour résultat de superbes compositions dignes des hits " Dancin’ " ou de " Wicked games ", telles que le single " Please ", " Wanderin’ ", " Black flower ", et bien sûr le titre maître. Produit par son inséparable pote Eric Jacobsen, le disque réserve également une place aux racines de son inspiration. Tout d’abord sur le rockabilly " I’m not sleepy " (NDR : c’est le cas de le dire !) ; et puis en final l’instrumental " Super magic 2000 ", amphétaminé de riffs typiquement surf…

 

Chris Isaak

Baja sessions

Chris Isaak doit avoir attrapé un fameux coup de blues pour oser enregistrer un album de cette trempe. Bien sûr, ce rocker mélancolique s'est toujours identifié à ses idoles; et en l'occurrence Elvis Presley, Roy Orbison et Ricky Nelson... Mais de là à le voir enregistrer un album aussi revivaliste, il y a un pas que nous n'imaginions ne jamais le voir franchir. Sur les treize titres de ce "Baja sessions", seuls "Wrong to love you", l'excellent et subrepticement rogné de claviers sixties "Two hearts", ainsi qu'une version plus alanguie de "Dancin'" échappent au syndrome des fifties. Evidemment, les quinquagénaires qui ont la nostalgie de ballades sentimentales "surfées" d'accords de guitares "hawaïens", vont se régaler; d'autant plus qu'ils vont retrouver à côté de chansons volontairement démodées quelques reprises de classiques signés Orbison ou immortalisés par le King...