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Cibelle

Un concert en demi-teintes...

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C'est dans une ABBox clairsemée que la Brésilienne Cibelle est venue présenter son deuxième album. Intitulé « The Shine Of Dried Electric Leaves », il devrait bientôt atterrir dans les bacs des disquaires. Le single « London London », auquel a participé Devendra Banhart, commence à se frayer un chemin dans les playlists des radios nationales. Il est chargé de faire connaître un peu plus du grand public une chanteuse qui n'a jusqu'ici touché que les amateurs de nouvelle pop brésilienne.

Trois musiciens accompagnent la donzelle habillée de noir pour l'occasion : un batteur et deux guitaristes. L'un d'eux n'est autre que Mike Lindsay, préposé aussi à l'électronique et coauteur (avec Cibelle) de la majeure partie des titres du nouvel album. Certains d'entre vous en ont peut-être déjà eu un avant goût à l'écoute du quatre-titres « About A Girl », paru il y a quelques mois. Le concert débute par ce mélange d'avant-garde électronique et de bossa nova propre à la chanteuse, qui pour ce soir semble avoir du mal à entrer dans son concert. La faute peut-être à une salle un peu trop grande pour sa musique intimiste ou alors à l'éclairagiste de l'AB qui devait s'être endormi sur sa table pour ne laisser qu'une bien triste lumière blanche éclairer une bonne partie du concert, avant que Cibelle le prie gentiment de varier ses effets. La chanteuse lance des boucles vocales dans un de ses micros et se sert de ce tapis pour poser sa voix sur des chansons vaporeuses qui se disloquent aussi soudainement qu'elles sont apparues, renforçant l'atmosphère rêveuse déjà présente sur les disques. Les musiciens ne semblent pas être tout à fait à l'aise lorsqu'ils jouent sur les bandes pré programmées de Mike Lindsay. C'est quand l'électronique passe à l'arrière plan que la magie opère. La musique se simplifie alors dans des structures plus pop qui permettent à la magnifique voix de Cibelle de s'imposer, moments malheureusement un peu trop rares dans ce concert en demi-teintes…

Après un rappel expédié en vitesse, Cibelle laisse la place au groupe du percussionniste cubain Miguel 'Anga' Diaz. L'homme possède un solide cv : Irakere, Afro Cuban All Stars, et d'innombrables collaborations. Il vient défendre son album « Echu Mingua », paru en 2005 chez World Circuit. Une œuvre hybride où l'homme touche au funk et le marie aux éléments latins. Plus chaleureux et visiblement contents d'être là, les musiciens livrent une première partie de concert irréprochable. Dee Nasty, dj symbole du hip-hop français, est aux platines et balance des scratches inspirés tout au long du concert. Il en va de même pour les autres musiciens (chant, contrebasse, trompette, instruments traditionnels africains et congas joués par Baba Sissoko) qui se lanceront pendant une heure dans des joutes musicales jamais gratuites et pratiqueront du latin jazz de  tout premier ordre. Seulement voilà les personnes présentes sont quand même là pour danser et le groupe finira par se sacrifier à jouer des titres un peu plus accessibles ; loin d'être indignes, mais quand même beaucoup plus convenus.

 

 

Cibelle

Las Venus Resort Palace Hotel

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Ex-mannequin brésilien, Cibelle (NDR : de son véritable nom Cibelle Cavalli Bastos) est née en 1978, à São Paulo. Elle entame son parcours artistique à l'âge de 14 ans. Elle devient ensuite actrice et tourne dans des publicités télévisées et des films. Cependant, elle sera vite rattrapée par sa passion pour la chanson.

Après des débuts remarqués dans l'album culte de Suba, « São Paulo Confessions », Cibelle quitte les plages dorées de son pays pour s’installer dans la brume londonienne. Et c’est là qu’elle fait paraître un premier album portant son nom en 2003. Celui-ci la place comme l'une des jeunes artistes les plus imaginatives issues du Brésil. « The Shine Of Dried Electric Leaves » est publié en 2006. Bénéficiant de la collaboration de Devendra Banhart, Spleen et encore Seu Jorge, il confirme toute l’étendue de son talent. Ce second opus lui permet de donner toute la mesure de son potentiel : Cibelle compose, joue, programme et crée un univers qui lui est propre.

Tout au long de ce troisième elpee, Cibelle ‘divague’ complètement… Elle imagine une histoire apocalyptique complètement abracadabrante. La planète est complètement détruite. Sauf le ‘Las Venus Resort Palace Hotel’, ex-club de vacances devenu le refuge des derniers survivants de notre terre. Et évidemment, ceux-ci font la nouba jour et nuit en écoutant Sonja Khalecallon (Cibelle) et son groupe. Mwouais, intéressant ! On est donc en pleine ‘comédie musicale’ délirante… Une nouvelle histoire pondue par notre Brésilienne complètement délurée, destinée à nous plonger dans son propre monde. Cibelle nous propose une balade contée déclinée en quatorze titres teintés de rock, d’électronique, de jazz, de folk et de divers styles de musiques latines.

Cet album-concept n’a de sens que si l’on a envie d’entrer dans cette folle histoire sortie d’une imagination fertile qui, avouons-le, déboussole quelque peu. D’un point de vue musical, on ne peut pas dire que les compositions soient dénuées d’intérêt ; mais dans l’ensemble, l’ennui est palpable… Il y a bien quelques titres qui sortent du lot ; mais au final, on reste un peu sur sa faim… Très spécial !

 

Cibelle

The Shine of Dried Electric Leaves

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Pour ce deuxième album, Cibelle reste fidèle à Apollo Nove (déjà présent sur le premier album et auteur d’un chouette album solo l’an passé). Mais elle s’est adjoint aussi les services de Mike Lindsay (folkeux électronique chez Tunng) et d’une multitude de collaborateurs illustres : Seu Jorge (« Arrête là, Menina »), Devendra Banhart (« London London ») ou encore Yann Arnaud (mixeur des disques de Air). La belle Brésilienne a concocté un disque particulier et éminemment féminin, entre l’électronique intello et la musique folk, bruitages incongrus et racines brésiliennes. Le tout porté par cette voix très belle et des arrangements vocaux originaux. « The Shine of Dried Electric Leaves » demande plusieurs écoutes pour dévoiler sa saveur. L’auditeur persévérant sera largement récompensé, comme sur « Green Grass » (une magnifique reprise de Tom Waits), « City People », le radiophonique « Arrête là, Menina » et le très beau « Phoenix », qui fait penser aux moments les plus pop de Sonic Youth, mais joués avec peu d’électricité. Certes, la dilatation extrême exercée sur les éléments mélodiques rend l’écoute de certains titres (« Instante de Dois », « Mad Man Song », « Por Toda a Minha Vida », « Lembra ») laborieuse, l’auditeur éprouvant des difficultés à trouver un point d’ancrage dans ce magma sonore aussi impénétrable à appréhender qu’un rêve. Imparfait mais original, ce disque a le mérite de sortir des sentiers battus et révèle le talent grandissant d’une artiste qui devrait bientôt se révéler majeure.

Cibelle

About A Girl E.P.

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Le nouveau travail de Cibelle Cavalli est un bel objet double face. Le premier disque recèle quatre traces audio annonciatrices d’un deuxième album et l’autre le pendant visuel de ces compos sous un format dvd. S’ouvrant par « About A Girl », la magie opère et cette relecture électro bossa du classique de Kurt Cobain est empreinte d’une atmosphère mélancolique contagieuse. « Esplendor », une ballade acoustique truffée de subtiles interférences électro et portée par le beau timbre de voix de Cibelle constitue sûrement le meilleur morceau des quatre. Plus proche des paysages musicaux déjà exploités sur son premier album, « Gracefully » renoue avec les textures électroniques, les breakbeats et les atmosphères suspendues et froides. Réalisé en compagnie de son vieux compère Apollo Nove, « Noite de Carnaval » débute par une ligne de basse acide qui rappelle les débuts de la house avant de rencontrer une rythmique minimale et des accords de guitare concassés. Ici aussi, c’est une atmosphère proche du rêve fiévreux qui domine. Côté visuel, parmi les petites vignettes basiques de Cibelle et Elsa Dahmani à l’esprit bricolo, la plus jolie s’avère la colorée « Esplendor ». Un travail intrigant mais prometteur, qui pourrait constituer un bon point d’entrée dans l’étrange univers de la belle brésilienne.

Cibelle

Cibelle

Écrit par
Cette jeune brésilienne qui porte bien son nom n’est pas une inconnue pour les amateurs de brazil-électro. Comme sa compatriote Bebel Gilberto, elle a posé sa voix sur le séminal « São Paulo Confessions » du (défunt) producteur Suba, une plaque qui a insufflé un vent de jeunesse dans la pop brésilienne. Epaulée par le dénommé A9 qui se charge des programmations, elle s’est lancée dans la confection de ce premier effort bilingue (pas français-néerlandais mais bien anglais-portugais), paru l’an passé. Une entreprise pas encore parfaite mais plutôt réussie, Cibelle possédant une très belle voix qui rappelle un peu celle de la chanteuse de Morcheeba. Certes, ce grand écart entre mélodies et pure recherche sonore produit quelques fois des douloureuses courbatures : dans ces cas-là l’emballage électronique du bon A9 cache bien mal l’absence de vraies chansons. Cela dit la première moitié de l’album et les excellentes chansons qui la composent (mention spéciale au mélancolique « So sei viver no samba ») révèlent le talent en devenir du duo, déjà au travail sur un deuxième essai qui devrait se révéler décisif.