Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

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Ozark Henry connaît la musique Parker…

C'est vrai, l'attente a été terriblement longue ! « Us », son dernier album studio, date de 2017. Dans le monde éphémère de la musique pop, où les stars vont et viennent, c'est une éternité ! Mais il faut parfois savoir être patient, et en livrant « Light »,…

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Clinic Stars

Only Hinting

Notoire pour avoir donné naissance à des groupes et artistes de rock purs et durs comme les Stooges d'Iggy Pop, MC5 et The Frost, qui ont surtout sévi au cours des 60’s, puis Alice Cooper, Ted Nugent et Grand Funk Railroad, des 70’s, Détroit (NDR : baptisée alors la Motor City) servait de toile de fond idéale pour cette scène, à cause de son environnement industriel.

Et puis, en 2019, Christian Molik et Giovanna Lenski se sont rencontrés, ont fondé Clinic Stars, gravé deux Eps, et monté leur propre studio. Oui, mais de musique inspirée par le label 4AD, et plus exactement de ses formations britanniques du milieu des années 80 et du début des années 90, alors que la ville y héberge une nouvelle sphère punk. Paradoxal quand même.

« Only Hinting » constitue le premier elpee du duo. Quelque part entre dream pop, shoegaze et slowcore, la musique lente et atmosphérique se marie superbement à la voix angélique et douce de Giovanna pour former une sélection de chansons fragiles, obsédantes et chargées d’émotion.

Une expression sonore à l’instrumentation dense et finement tissée qui nous entraîne dans un univers parallèle, flottant, paisible et mystérieux à la fois, mais surtout propice à l’évasion.  

Issu de ce long playing, « Kissing Through the Veil » est en écoute

Podcast # 63 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

Clinic

Winchester Cathedral

De l’art du melodica, des mélodies tranchantes et des vocalises hantées : Clinic troisième, et toujours pareil à lui-même. Un groupe qu’on aime sans limites si on aime son style, à nul autre pareil. Et qui ne déçoit jamais, puisqu’il n’évolue jamais. « Winchester Cathedral », c’est donc « Internal Wangler », ou « Walking With Thee », bref c’est chou vert et vert chou. Où l’on retrouve l’inénarrable chant d’Ade Blackburn, Donald Duck sous amphés soufflant comme atteint d’un cancer du larynx. Avec quand même cette différence qu’à force de nasiller tel un vilain petit canard, Blackburn nous donne ici un peu le bourdon : « Winchester Cathedral » sonne ainsi comme l’album le plus mélancolique de Clinic. Le hic, c’est qu’on préfère quand c’est moins arthritique (« WDYYB » par exemple). La clinique pour Clinic ? Le jeu de mots est facile, mais il fallait le faire.

Clinic

Walking with thee

Écrit par

Révélé par John Peel en 1999, Clinic s'est fait connaître à travers la bande sonore d'une pub levi's. Intitulée " The second line ", cette composition figurait sur leur premier opus. Les Liverpuldiens aux masques chirurgicaux nous reviennent avec un deuxième album. Un disque aux ambiances inquiétantes, crépusculaires, aux effets particuliers et aux sonorités dérangées dont les influences majeures semblent partagées entre Suicide, Wall Of Voodoo, Morphine, les Monks, Can et Split Enz. A la limite, ce groupe aurait pu naître à une époque où le punk n'était déjà plus le punk ; mais la new wave, pas encore la new wave. Sur le titre maître on a cependant droit à un fragment de glam rogné par un moog ; et chez " Pet eunuch ", à du rock'n roll garage que Richard Hell aurait pu produire s'il avait eu l'idée de torturer une cover de Jerry Lee Lewis. Reptilien, glacé, envoûtant, minimaliste, austère même, le reste de l'opus ressemble à une concoction habilement maladroite de mélodies élaborées et de styles capricieux. Une forme de psychédélique anémique aux pulsations sinistres, à l'humour sombre, mais aux climats tellement envoûtants qu'il est très difficile de ne pas y succomber. Et si la présence de gémissements, de souffles, de claquements de portes ou autres bruitages insolites, entretiennent cette atmosphère, les sonorités lointaines du mélodica quasi omniprésent et cette voix tour à tour intrigante, spectrale, nasillarde ou encore falsetto (Thom Yorke ?) d'Ade Blackburn y contribuent largement. Etrange et fascinant à la fois !