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Cocoa

Irresistible

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Cocoa est un projet lancé en 2011 par Claire Henriksen et Philippe Havelange rejoints par Geoffrey Lesire et trois autres musiciens rencontrés ces dernières années. « Irresistible » constitue leur premier Ep. Il prélude la sortie d’un album, prévu pour juin. Le ton général est pop/folk. Emmenées par la voix inspirée et chargée d'émotion de Claire Henriksen, jolie Bruxelloise d'origine anglo-norvégienne, les compositions sont assez classiques mais plutôt bien fichues. Même si chacun des collaborateurs est venu mettre sa patte personnelle, il y a une réelle homogénéité tout au long des cinq morceaux proposés. Une happy pop radiophonique, touchante et fraîche, comme savent si bien le faire les Scandinaves, que l'on croise finalement assez rarement dans nos contrées, en tout cas aussi bien réalisée. On vous conseillera l'écoute du single éponyme, pièce maîtresse de ce Ep mais aussi de « Not Asking For Much » ou de « When The Curtain Falls », caractérisé par son début à la Buffalo Springfield, et on souhaitera à Cocoa de trouver sa place dans l'univers saturé de la pop actuelle. Ne fut-ce que parce qu'il se dégage une vraie sincérité de leurs compositions et tout à fait égocentriquement, parce qu'ils me donnent envie d'aller réécouter les Sundays.

 

Cocoa Tea

Biological Warfare

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Vétéran reggae, Coco Tea doit sa longévité à son grand pouvoir d’adaptation et un style ‘singjay’ tout terrain qui lui permet d’être à l’aise dans les thématiques rasta, politiques et amoureuses. Produit par Andreas « Brotherman » Christophersen (Turbulence, Luciano) et interprété par les inévitables Dean Fraser et Horsemouth Wallace, cet opus recèle son lot de bonnes surprises, malgré quelques passages à vide. Toujours mélodieux, Coco Tea s’en sort honorablement sur la plupart des titres ; mais on passera la main sur les chansons rasta et trop classiques qui ponctuent l’album. Plus audacieux, « Blood and Fyah » explore par exemple des sons r’n’b peu courants dans ce genre de disque, tout comme la section de cordes qui enjolive le dansant « Let the dancehall ». Côté paroles, Coco Tea démontre aussi sa vraie valeur lors des plages les plus mélancoliques. A l’instar de « Too far From Home ». Ou encore de « Extorsionist » et « Rise Up », deux chansons au cours desquelles, il s’autorise une observation sur la politique des puissants. Entre parenthèses, les meilleurs titres de « Biological Warfare ».

Home T / Cocoa Tea / Cutty Ranks

Another One for the Road

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Pour fêter son trentième anniversaire, le séminal label anglais Greensleeves ressort quelques albums qui ont marqué sa riche histoire. Pour l’occasion, on nage ici en pleine période digitale (1991) en compagnie du trio formé par le deejay Cutty Ranks (ancien boucher de son état), le singjay Cocoa Tea et enfin Home T., le ‘lover’ de la bande, dont le style doit autant à Joe Bataan qu’au formidable John Holt. L’idée à l’époque était de mélanger les sons les plus bruts du dancehall (« Original Gangster ») à la douceur des chansons romantiques (« Ain’t No Woman Like the One I’ve Got ») en passant par les thématiques conscientes et politiques (« No Blood For Oil »), héritières directes de la période ‘roots’. Un bon moyen pour mettre tout le monde d’accord… Il faut dire que l’intuition était bonne et cet album contient une flopée de tubes qui ont marqué la période. Dix-sept ans plus tard, hormis quelques sonorités de synthétiseur susceptibles d’effrayer les plus puristes d’entre vous, cette production digitale très sophistiquée (on est loin des premières prods synthétiques de King Jammy) n’a pratiquement pas pris une ride. Les autres pourront profiter sans peine des petites tueries que sont « Hip Hop » ou « The Going is Rough », pour n’en citer que quelques unes.