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Cody Jinks

I’m not the devil

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Chanteur de country, Cody Jinks n'a pas encore 40 ans. Mais avant de se lancer dans ce style, le Texan militait au sein d’un combo de trash metal baptisé Unchecked Agression. Son précédent elpee solo, "Adobe Sessions", remonte à début 2015. Couvert de tatouages, les cheveux longs et la très longue barbe poivre et sel, Jinks a dorénavant décidé de perpétuer l’héritage d’une musique célébrée par Johnny Cash, Waylon Jennnings et Merle Haggard.

Dès "The same", la voix est grave et posée. Les cordes électriques et acoustiques se conjuguent alors que l’ensemble est enrichi d’interventions de violon et de pedal steel. Superbe ballade, le titre maître est généreusement tapissé par un orgue Hammond. Le troubadour est doué pour torcher de bien jolies chansons aux mélodies particulièrement agréables à l’oreille. Caractérisé par de solides interventions à la guitare et à la pedal steel, "No words" nous entraîne sur les longues routes poussiéreuses du Nord du Texas. "Give all you can" se distingue par la présence du piano et de voix féminines ! Une seule reprise : le "The way I am" de Merle Haggard (NDR : cet authentique outlaw californien est disparu en avril dernier, à l’âge de 79 balais). Véritable ‘honky tonk’, "Chase that song" constitue la plage la plus remuante de l’opus. Mais c’est le piano sautillant qui rythme bien l’ensemble. Joshua Thompson assure la mise en forme. Et elle est impeccable. Elle met d’ailleurs bien en exergue, le baryton de Jinks. "Heavy load" et "Church at Gaylor Creek" baignent au sein d’un environnement musical dominé par le violon et la pedal steel. Le cow-boy attaque en solitaire, armé de sa sèche, la tendre ballade "Grey". "Vampires" est une autre ballade. Majestueuse, pure, presque magique, elle est superbement entretenue par les cordes électriques. "Hand me down" clôt le long playing. Une piste étrange, presque lugubre…