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Cold Truth

Grindstone

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Cold Truth est un quartet établi à Nashville, dans le Tennessee. Particulièrement influencé par le hard rock des seventies, il pratique une forme de power blues rock, qu’on pourrait qualifier de stoner. Son premier elpee, "Cold Truth", remonte à 2003. Son deuxième, "Do watcha do", paraît en 2008. Au départ le guitariste Kurt Menck et le drummer Matt Green se produisaient ensemble. C’était en 1989. Le chanteur/guitariste Shane Shearon les rejoint trois ans plus tard. Et enfin, le bassiste, Abe White, débarque en 2000. Cold Truth vient alors de trouver sa formule définitive. Pourtant, il faudra attendre 2016, pour que le combo publie son troisième elpee, "Grindstone". Menck et Shearon signent l’essentiel d’un répertoire personnel.

L’intro de "Livin’ hard" est écrasante et dense. Les deux grattes libèrent des riffs sculptés dans le blues/rock. Un style très susceptible de rappeler Whitesnake. Même la voix évoque celle de David Coverdale. Kurt prend son billet de sortie en toute décontraction. Bien plus rythmique et très réussie, l’entrée en matière de "Where the music takes me" lorgne davantage vers AC/DC, même si la voix de Shearon est moins criarde, quoique tout aussi percutante ; une plage au cours de laquelle Kurt Menck tire aisément son épingle du jeu. Le guitariste rythmique plaque sèchement ses accords sur "No sleep ‘til Sturgis", une piste bien homogène réminiscente d’un Thin Lizzy au sommet de son art ; et tout particulièrement lorsque les deux grattent se conjuguent à l’unisson! Rock’n’roll de toute bonne facture, le titre maître concède des accents tragiques et dramatiques. Menck s’y sent comme un poisson dans l’eau. Il laisse éclater toute sa verve, achevant le morceau par une intervention dévastatrice à la slide. Indolent, tendre et finement ciselé, "The long white line" réserve de petites accélérations ; et tout particulièrement lorsque les guitares –qui se dédoublent grâce aux vertus du re-recording– se rejoignent ; Kurt en profitant, pour y libérer tout son feeling. Excellent ! "New Horizon" trempe dans un hard rock sophistiqué, abordé dans l’esprit de Bad Company. Même la voix semble hantée par Paul Rodgers. "Leave your leather on" se singularise par un toucher de cordes digne du Texan Billy Gibbons. Dans le même registre sudiste, "Hands on the wheel" est particulièrement pêchu. Parfaitement construit, ce rock évoque bien évidemment le ZZ Top ! Un caractère southern qu’on retrouve sur "Last man alive", mais sous une forme plus proche de Blackfoot voire de Lynyrd Skynyrd. Bien calibrées, les grattes égrènent des solos bien fignolés. Un climat qui baigne également "Take up serpents", une piste au cours de laquelle les riffs sont bien gras et la section rythmique affiche toute sa puissance. Miss Bekka Bramlett (NDR : c’est la fille de Delaney & Bonnie) rejoint Shane au micro pour « Give it time ». La finale est longue, lente et majestueuse. Shearon chante "Free man", à la manière de Johnny Van Zant (Lynyrd Skynyrd), un southern que colore Chris Carmichael de ses cordes. Dans le style, cet LP est vraiment superbe !