Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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Wholes passe son chemin…

Wholes (ex-The Van Jets, Hypochristmutreefuzz, Pink Room, Elefant, etc.) a partagé une première chanson torride. Brute, non filtrée et chargée d’émotion. "Till We Don't Meet Again" est une collision de guitares tordues, de rythmes implacables et de voix qui…

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Silver Columns

Yes And Dance

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Fraîchement débarqué d’Ecosse, le duo Silver Columns a décidé d’apporter sa pierre à l’édifice du synthé-pop. A l’instar de Hot Chip, Johnny Lunch (ex-membre de The Pictish Trail) et Adam Ilhan aiment les claviers et comme leurs homologues, ils ont été propulsés par le label briton Moshi Moshi. Il y a quelque mois, le tandem avait commis un single, « Brown Beaten », une compo disco pop à l’allure’ bronskibeatienne’, révélatrice de leur potentiel.

« Yes And Dance » constitue donc leur premier essai. Les titres libèrent une belle dose de BPM susceptibles de faire remuer les foules. De quoi permettre aux corps d’atteindre un état d’élasticité surprenant. Les influences sont riches. Des plages comme « To Wake You » ou encore « Warm Welcome » lorgnent vers Hot Chip, époque « The Warning ». A cause de la texture semblable des beats ou encore des sonorités fluides du Wurlitzer. Second single, « Yes, And Dance » adresse un clin d’œil à Giorgio Moroder. La présence de synthés kitsch et d’un vocodeur intersidéral (NDR : il revient au goût du jour) corroborent ce point de vue.

Abordé intelligemment, le revivalisme 80’s de Silver Columns est agréable à écouter. Mais il a également un tout autre objectif ; car là où, cet été, il y a de la sueur et du dancefloor, il y aura certainement un duo écossais prêt à en découdre ! Alors oui ! On danse !

 

The Durutti Column

Somenone else´s party

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Si mes calculs sont exacts, The Durutti Column doit compter une vingtaine d'albums à son actif Etonnant pour cet artiste mancunien qui végète dans la zone crépusculaire de l'underground depuis plus de 20 ans. Artiste, car Durutti Column est le projet de Vini Reily. De groupe, il n'en a eu seulement été question qu'en 1978. C'est à dire lors de l'enregistrement de l'EP " A factory sampler " ; même si Martin Hannett, Peter Crooks et Toby avaient collaboré à la confection de l'indispensable " The return of… ", en 1980. Sur pratiquement tous les elpees de D.C., on reconnaît la signature de Reily à la sonorité minimaliste, chargée de reverb, de sa six cordes. Sa voix monocorde n'a jamais été exceptionnelle ; mais peu ou pas utilisée, elle a toujours bien collé à sa musique mélancolique, introspective, propice aux paysages sonores les plus intimistes. A une certaine époque, l'aspect technologique avait cependant pris le dessus dans sa composition ; Vini avait même osé échantillonner les voix dOtis Redding, de Tracy Chapman et d'Annie Lennox sur un elpee éponyme, paru en 1989. Par la suite, il a tenté de multiples expérimentations. Notamment dans le domaine du funk. Sans grand résultat. Et ce ne sont pas les trop rares collaborations, menées notamment en compagnie de Blaine L. Reininger et de Morrissey, qui lui ont permis de revenir sur le devant de la scène. J'ai donc été très agréablement surpris en écoutant ce " Someone else's party ". Le thème n'est pas à la joie, puisque cet opus est sensé rendre un dernier hommage à sa mère décédée, suite à une maladie. Mais cet immense chagrin a véritablement transcendé Reily. Auteur pour la circonstance de véritables petites perles. Et je pense tout particulièrement à " Love is a friend ". Déchirée entre samples fuyants, brisures de rythmes et cette fameuse guitare reverb, cette plage aurait pu naître de la rencontre entre Cocteau Twins et Happy Mondays. Au funky " Somewhere ", sorte de Kitchens of Distinction light et estival, Vini ayant pris le soin d'overdubber ses lignes de guitare. A la prière " Requiem for my mother ", combinaison de percussions clairsemées et de cordes de guitare chatoyantes, fleuries, hispaniques. Beau à pleurer ! A " Vigil " également ; un fragment tapissé par une chorale en boucle, dynamisé par un rythme de danse pulsant et irradié par des cordes acoustiques divines. Et des compos telles que " Spanish lament ", dont le sample du chant est issu de " Mullholland drive " de David Lynch, " Somebody's party ", éclairé par une passion morbide, le floydien (NDR : circa " Dark side of the moon " !) " Blue ", nonobstant ses accents hispaniques, " No more hurt ", qui croustille au tempo de la house mancunienne, et la finale " Goodbye ", ponctuée d'une réponse téléphonique imaginaire donnée par sa mère depuis l'Eden, sont loin de déparer l'ensemble. L'opus recèle, bien sûr quelques morceaux plus expérimentaux. L'hypnotique " Woman ", qui me rappelle à la fois Captain Sensible et Moby, constitue certainement la plus intéressante. Un seul reproche, les titres ont parfois tendance à tirer en longueur. Mais plongé au sein de cette beauté fragile, intemporelle, on ne peut résister à l'addiction…

Column

Centipede

Janine, chanteuse de ce groupe électro-goth qui n'a pas peur du kitsch, fait beaucoup de manières sur ce " Centipede " plutôt grotesque. Déjà, s'appeler Janine quand on chante dans un groupe, c'est pas la joie : imaginez si PJ Harvey avait pour prénom Paulette-Jeaninne… On comprendrait de suite le choix des initiales. Sur la pochette, Janine fait sa Belle de Jour, ligotée comme une fan de Die Form : justement, la musique de Column ressemble vaguement à un produit avarié d'EBM croisé avec du rock fainéant (tendance Garbage, voire Goldfrapp, pour la voix). Sûr que tout ça sent le faisan : des beats datés, des samples bon marchés, des vocalises horribles à la Nina Hagen… Assez, la coupe est pleine ! Autant se taper Within Temptation à l'Eurorock, au moins chez eux y a du spectacle.

The Durutti Column

Fidelity

Lorsqu'au début des eighties, la mode était aux synthés et aux boites à rythmes, Viny Reilly prônait les vertus de la guitare électrique. Ses exercices de style minimalistes, impressionnistes, empreints de nostalgie, de grâce et d'intimisme sont d'ailleurs immortalisés sur les elpees "The return of D.C." et "L.C.". Depuis le jeune prodige n'est plus parvenu à retrouver le feu sacré, multipliant les albums ‘live’, épaulant Morrissey pour son premier opus solo, avant de se tourner, fin des eighties, vers l'ambient techno; alors que paradoxalement, les formations de pop et de rock rendaient à la guitare, ses lettes de noblesses. Pour "Fidelity", il faut d'ailleurs attendre "G & T" et les deux dernières compositions "Guitar for mother" et "Storm for Steve" pour retrouver la magie des sonorités chatoyantes, fragiles, kaléidoscopiques de sa râpe. Pourtant, le reste de l'album n'est pas du tout désagréable à écouter. Les synthés, les boîtes à rythmes entretiennent un climat synthétiquement ‘durutticolumnesque’, accidentellement hydraté par le vocal éthéré d'Elli R. Rudge ou traversé de vocaux allègrement samplés, que vient trop épisodiquement rafraîchir une bruine d'électricité... M'enfin rien que les trois fragments plébiscités valent leur pesant d'or!