Le rire de Will Paquin

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Comity

The deus ex-machina as a forgotten genius

Écrit par
Même label qu’8NOP8, mais optique diamétralement opposée pour Comity. De par le format surtout : 5 petits titres pour un peu plus de 50 minutes de boucan, on comprend l’importance accordée à la durée, histoire de varier au maximum les humeurs. Mélangeant subtilement (si, si) death métal furibard et les passages atmosphériques où se croisent nappes de cordes et voix angéliques (féminines cela va de soi), le band s’approche ainsi de l’« ancienne garde », ISIS et Cave In en tête (le design de la pochette maritime fait d’ailleurs clairement référence à 2 classiques). Ces moments plus tempérés sont très utiles pour reprendre son souffle, avant que ne se manifeste la prochaine attaque de décibels. Petit bémol cependant, le procédé perd parfois de son efficacité, à cause de son systématisme. Mes oreilles se sont par contre plus sérieusement attardées sur la deuxième plage (merci Mandaï pour les promos sans tracklist ;-) ), où un mixage en sourdine propage un grondement annonciateur, sans coup férir, du raz-de-marée du siècle. Vous pensez d’abord à un caprice de branchement de votre hi-fi, mais cette excentricité éclaire le sens particulier d’un genre, révélant un contrôle entier du groupe sur sa fureur. Auditeur distrait, ne montez pas le son. Dès le titre suivant, vous risqueriez de devenir sourds. Je vous laisse la surprise du “nonfinal” qui laissera plus d’un innocent exsangue de par sa perversité. L’eau, la mer, la mort.