Les idoles de Yungblud…

Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

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Bénabar les regarde danser…

Bénabar est de retour et nous propose un nouveau single intitulé « Elles dansent », un titre fondamentalement pop, joyeux et émouvant, qui raconte une histoire de famille ou d’amis dans laquelle chacun pourrait se reconnaître : un moment de joie et de liberté…

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Conor Oberst

Upside down mountain

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Considéré comme chanteur/auteur/compositeur américain, parmi les plus doués de sa génération, Conor Oberst s’est surtout forgé sa notoriété au sein de Bright Eyes. Notamment à travers « Fevers & Mirrors » et « Lifted or the story is in the soil, keep your ear to the ground », parus respectivement en 2000 et 2002 et considérés comme incontournables. Mais l’artiste est également impliqué dans des tas de projets, parmi lesquels on épinglera  Desaparecidos, The Mystic Valley Band et Monsters Of Folk. Sans oublier ses multiples (NDR : et le mot est faible !) collaborations. Et bien sûr son aventure en solitaire.

« Upside down » constitue donc son nouvel elpee solo. Un disque fondamentalement country/folk, mais qu’il teinte subtilement et régulièrement de nuances pop (le plus allègre « Kick »), rock, lo-fi, americana et caribéennes (« Hundred of ways »). Suivant les compos, bien sûr. Des chansons dont les lyrics sont extrêmement soignés et profonds, traitant de l’amour, de l’addiction, de la mort, du temps qui passe, de Dieu et de la solitude. L’ombre de Bob Dylan plane parfois (« Lonely at the top », « Night at lake unknown », « You are your mother’s child »), l’électro opère l’une ou l’autre apparition furtive (« Time forgot ») et le brumeux « Double life » aurait pu naître d’une rencontre hypothétique entre Paul Simon, Art Garfunkel et Connan Mockasin. Mais les plages les plus intéressantes sont manifestement les plus dynamiques. Et en particulier le cuivré « Governor’s ball », « Zigzagging toward the light », caractérisé par ses petits éclats de gratte sèche et électrifiés, avant de s’achever au cœur d’une intensité électrique,  ainsi que le mid tempo « Desert island questionnaire », à l’instrumentation plus riche (Jonathan Wilson, le producteur vient même y jouer du glockenspiel). Bref un album de bonne facture, aux arrangements particulièrement soignés, mais qui manque quand même de punch. Petite parenthèse, la voix d’Oberst est un peu chevrotante, mais quand elle est triturée, elle me fait parfois penser à celle de Steve Harley (Cockney Rebel)…

 

Conor Oberst

En toute en simplicité…

Écrit par

Qui est Conor Oberst ? Un cerveau en perpétuelle ébullition. Et surtout le leader de Bright Eyes, une formation à géométrie variable qu’il a fondée dès 1998 et pour laquelle il a publié onze albums. Outre ses participations à plusieurs projets (Desaparecidos, The Mystic Valley Band, Monsters Of Folk, etc.), il mène également une carrière individuelle. Et c’est en solitaire qu’il revenait à Bruxelles pour y retrouver son fidèle public, malgré le relatif anonymat –en Europe en tout cas– au sein duquel il végète, malgré le magnifique album, publié en 2005, « Im Wide Awake, it’s Morning », sorti en 2005. Et pourtant, le show du petit génie du folk US était complet depuis un bon bout de temps…

A près de 33 ans (il est né le 15 février 1980), le natif d’Omaha City va nous proposer un répertoire particulièrement riche et d’une impressionnante profondeur. Il est assis, la plupart du temps, et s’accompagne tout simplement à la guitare acoustique. Il est soutenu par deux comparses, Ben Brodin et Simy Stone, qui se réservent le violon, le xylophone, la guitare électrique ou le piano, de manière à donner davantage d’épaisseur à ses compos. Les plus belles perles issues de son répertoire y passent ; et en particulier « At the Bottom of Everything », « Classic Cars » et le très émouvant « First Day of My Life ». Lorsqu’il évolue dans un registre folk traditionnel, Conor parvient à mettre idéalement en valeur sa voix exceptionnelle. Et tout en affichant une simplicité désarmante, il replonge aux racines ; celles des plus grands songwriters américains (Léonard Cohen, Daniel Johnston, Townes Van Zandt, Elliott Smith, etc.) Le set peut paraître léger, un peu monotone et peut-être parfois aussi convenu ; mais l’interprétation de l’artiste étasunien possède ce petit plus qui fait la différence. Et c’est largement suffisant pour tomber sous le charme. Comment résister en effet à des classiques instantanés comme « Lua », dispensé lors du rappel, lorsqu’il est chargé d’une telle intensité. De quoi vous flanquer des frissons partout…

Avant de retourner à ses multiples aventures collectives, Conor Oberst nous a livré une prestation à la fois belle et intimiste, qui aurait pu se dérouler aussi bien dans votre salon, au coin du feu…

(Organisation AB)

 

Conor Oberst

One of my kind

Écrit par

Si la dernière sortie de Conor Oberst au sein de Bright Eyes a fait pas mal de bruit, on ne peut pas en dire autant de cet album ‘live’, qui est paru dans l’indifférence générale. Un disque pour lequel il est accompagné par The Mystic Valley Band.

Cette compile réunit des flip sides (NDR : faces ‘B’) de singles. Une initiative, cependant digne d’intérêt, même si le recueil est partagé entre morceaux très intéressants et d’autres plus que dispensables. Un elpee fort inégal qui vaut surtout par les titres au cours duquel Conor chante, tout simplement. A l’instar de « Synesthete Song », « One of my Mind » ou encore « Gentleman’s Pact ». On y retrouve ses inflexions rageuses qui ont tant fait défaut sur ses précédentes productions. En outre, il reprend avantageusement, « Corina, Corina », un titre de blues américain mythique (NDLR : signée en 1928 par Bo Chatmon des Mississippi Sheiks, cette compo avait été popularisée début des 60's par by Ray Peterson)

Si « I Got the Reason #1 » et « Phil’s Song » passent néanmoins encore la rampe, le reste de l’elpee fait un peu pâle figure. Faut dire que refiler le micro aux autres membres de son backing band n’était vraiment pas une bonne idée.

Le disque audio est enrichi d’un dvd. Il s’agit d’un documentaire consacré au groupe

 

Conor Oberst

Conor Oberst

Écrit par

Délaissant temporairement ses Bright Eyes, Conor Oberst s’offre une seconde aventure solo. Ou presque, puisqu’il est ici accompagné du Mystic Valley Band, orchestre formé pour l’occasion. Enregistré sous le soleil du Mexique, l’éponyme du New Yorkais est une œuvre introspective qui ne s’éloigne pas drastiquement de ce qu’il nous avait pondu sur le « Cassadaga » de Bright Eyes. Dans le but de différencier ses deux projets, le roi des arrangements délicats en matière d’Americana met simplement la pédale douce sur les distos. Quelques extraits se démarquent du reste de la discographie du poète prolifique. « I Don’t Want To Die (In The Hospital) » et son piano blues ou « NYC – Gone, Gone » réveillent des pulsions alcooliques aussi bien assumées qu’inavouées tandis que « Moab », « Cap Canaveral » confirme l’étiquette de ‘jeune Dylan’ que la presse ricaine se borne à lui coller au dos à chaque publication.

Une comparaison qui s’explique également par une écriture aigre-douce qui parcourt la plupart des travaux d’Oberst et dont il fait à nouveau grand usage sur son dernier recueil. On se surprend d’ailleurs à prêter une oreille attentive aux textes raffinés de « Milk Thistle », « Sausalito » ou « I Don’t Want To Die In The Hospital ». « Conor Oberst » n’atteint cependant pas l’éclat instantané de « I’m Wide Awake, It’s Morning » (Bright Eyes, 2005). Il est alors légitime de s’interroger sur les éléments censés différencier cette plaque de la discographie de Bright Eyes. Pas de quoi crier au génie, mais ce disque éponyme contient assez de compos enthousiasmantes pour que l’on s’y attarde un minimum.