Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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Paddang à la poursuite des fantômes…

Paddang est un trio de rock psyché formé en 2020 à Toulouse. Osees et King Crimson à fond dans lʼautoradio et un nom de groupe inspiré d'un spot de surf en Indonésie, Paddang file à toute berzingue dans une épopée cosmique. Les trois voix dictent le ton et…

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Pop Crimes

What You Loved (vidéo)

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Lorsque Romain Meaulard quitte En attendant Ana, c’est pour fonder Pop Crimes, un quatuor responsable de 3 Eps et d’un album intitulé « Gathered Together », paru en novembre de l’an dernier.

A l’instar de EggS, En Attendant Ana, Special Friend ou Sinaïve, le combo parisien représente une certaine idée de l’indie-pop hexagonale. Et pour y parvenir, il mêle indie rock noisy des années 90, shoegaze romantique de la fin des 80’s et du début des 90’s ainsi que garage-pop des 60’s tout en évoquant les premières années des labels Creation et Sarah…

Extrait de « Gathered Together », « What You Loved » vient de bénéficier d’un clip vidéo.  

Il est à voir et écouter ici

Podcast # 46 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

Till it’s a Crime

Demo

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Till it’s a crime est un duo réunissant Emeline Dufoulon (composition, guitare électrique, synthé, boite à rythmes, chant) et Fabrice Dupuy (écriture, guitare électrique et chant). Cette démo propose 4 plages au cours desquelles les deux vocalistes dialoguent ou chantent des poésies érotiques et sulfureuses. La voix de Fabrice évoque parfois celle de Gaëtan Roussel. Celle d’Emeline me fait plutôt penser à celle de Brigitte Arens (NDR : si, si rappelez vous celle qui déclamait sur le hit de Visage, « Fade to grey », en 1980 !) ou quand elle devient plus confessionnelle, Cloé…

« Ces ci et ces là » est balisé par la boîte à rythmes et les accords de piano, quelques notes de guitare éparses mais carillonnantes se posant de ci de là sur la plage…

En attendant, sans doute, « La vague », un morceau complexe, atmosphérique, qui lorgne souvent vers une forme d’électro-indus-noisy, nonobstant des intermèdes exclusivement consacrés aux tête-à-tête…

Plus dépouillé, « Sans issue » installe une conversation sur un lit de synthé, secoué épisodiquement par une boîte à rythmes programmée en cadence binaire, avant que quelques cordes de guitare ne viennent résonner d’une manière bancale…

Imprimé sur un tempo métronomique, « Les vergers » parachève cette démo. Telles de feuilles en automne, les ivoires semblent tourner en boucle quand ils n’adoptent pas un profil jazzyfiant, alors qu’en milieu de parcours, la gratte vient se greffer furtivement sur la ramure…

Crime

Crime

Écrit par

Piètre jeu de mot en guise d’intro… mais il serait criminel de passer à côté de cet album qui rend hommage à Crime, groupe culte américain qui a sévi de 1977 à 1979 dans la Bay Area. A l’origine, il réunissait Johnny Strike, Frankie Fix, Ron ‘The Ripper’ Greco et Ricky Tractor (viré par la suite et remplacé par Brittley Black). Sans surprise, le son et la production de l’ensemble s’avèrent particulièrement ‘garage’ ; mais c’est probablement la volonté du gang de San Francisco d’adopter des tonalités à la fois sales et punk ! Il y a un peu de Lou Reed dans la voix de Johnny Strike. Le gang californien ne lésine pas sur les riffs acérés de guitares. Ainsi, il nous propose une version plus crasseuse du « Rockin’ Weird » des Ramones, une autre bande trop rock’n’roll dont elle partage la triste nécrologie, suite aux excès en tous genres… Crime a ainsi été endeuillé par les disparitions successives de Ricky Tractor en 92, Frankie Fix en 96 et Brittley Black en 2004. En prenant l’initiative de publier cette compilation, la maison Munster a aussi voulu leur rendre hommage, à travers les trois singles produits par le groupe à l’époque ; et notamment la série de tubes punks bluesy (« Piss on Your Dog ») et sauvages (« Baby You’re So Repulsive », « Frustation ») ainsi qu’une version inédite et bien nerveuse du medley « Be Bop A Lula/Peggy Sue ». N’empêche, à cette époque, la musique était quand même moins aseptisée

 

Crime & The City Solution

American Twilight

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Toujours drivé par Simon Bonney, Crime & The City Solution s’est reformé en 2011, après s’être séparé en 1991. Au cours de son histoire, la formation a connu de multiples modifications de line up, le plus souvent dictés par des changements de résidence. Depuis Sydney à Detroit (aujourd’hui), en passant par Melbourne, Berlin et Londres. Mick Harvey (NDR: lui jusqu’en 1990), Rowland S. Howard (décédé le 30 décembre 2009), Harry Howard et Epic Soundtracks y ont même milité ensemble entre 85 et 86. Et Alexander Hacke, également impliqué chez Einstürzende Neubauten, ainsi que le violoniste Bronwyn Adams constituent les derniers rescapés de la précédente mouture. Pour la nouvelle version du projet, Simon a fait appel à David Eugene Edwards (Wovenhand) ainsi que l’ancien bassiste des Witches, Troy Gregory. Le vétéran Jim White, se chargeant des drums.

Malgré ces bouleversements, la musique de C&TCS continue de baigner dans un climat typiquement aussie. Epique, le plus souvent. Comme lors du titre d’entrée, le solide « Goddess » (Midnight Oil ?) Ou sur « My love takes me there », une compo hantée par le lyrisme ténébreux et urbain de Nick Cave. Celui de ses Bad Seeds des débuts, en particulier. La voix de Bonney est grave, les riffs de guitare bien saignants. Mais paradoxalement, l’ensemble est balayé de cuivres mariachi. Des cuivres que l’on retrouve épisodiquement tout au long de l’opus. Comme sur le blues enlevé « River man ». Plutôt tourmentés, ils nous renvoient cependant à Hunters & Collectors. Le recours aux chœurs r&b accentue d’ailleurs cette impression. Des chœurs qui peuvent devenir évangéliques. A l’instar de « Domina », une valse lente caractérisée par un solo de gratte gémissant, presque floydien. Ou sur le percutant et hypnotique « American twilight », une piste au cours de laquelle Simon psalmodie à la manière d’un Mark E. Smith, pendant que cette chorale entretient cette forme d’envoûtement (Hunters & Collectors ?) La voix peut cependant se faire crooner, comme sur la ballade meurtrière « Beyond good and evil » ou lors du titre final, « Street of West Memphis », une plage mélancolique construite sur un lent mais puissant crescendo. Cependant, le morceau le plus éloquent de l’elpee est manifestement, « The colonel », au cours duquel Simon chante ou déclame, à la manière de Jim Morrison. Tout en retenue mais menaçante, la tension est entretenue par la conjugaison entre le violon grinçant de Bronwyn Adams et les guitares cinglantes et savoureusement discordantes...

Plusieurs écoutes sont néanmoins nécessaires avant de bien assimiler cette œuvre. Et c’est alors et alors seulement qu’on se rend compte qu’elle est remarquable !

 

Only Crime

Virulence

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Back of the dream team ! Anciens parrains de notre adolescence punk/hardcore, les membres de cette équipe de vieux briscards se réunissent, pour la deuxième fois, sous le pseudo peu fraternel d’Only Crime. Après avoir commis un premier opus intitulé « To The Nines », l’équipe de gros bras nous propose « Virulence », un disque enregistré sur le label Fat Wreck Chords. Pour rappel, Hagfish, Gwar, Black Flag et Good Riddance (pour ne citer qu’eux) incarnent la genèse de cette tribu, responsable depuis les années 80 d’un flux de cris et de flots de sueur. Comme tout bon album de ce genre, le riff engagé de la basse pose la première brique de l’édifice ; suivi de près par des muscles cognant fûts et cordes. Ca sonne comme au bon vieux temps, sauf qu’à cette époque notre foi juvénile semblait moins exigeante. Le mur prend des hauteurs qu’une guitare bien tranchante aurait dû casser afin de nous livrer la sensation de liberté tant attendue. Il n’en est rien, les maçons triment sans qualité transcendante en construisant un rempart froid et inaccessible. Hurlements et grattages quasi psychotiques forment cette chimère musicale de 28 minutes, mal finie et vite fatigante. Le style frôlant parfois le rock californien abreuvera avec plaisir les oreilles des nouveaux ados, confirmant au passage bien fièrement l’adage : ‘Avant c’était mieux !’ On vous jure pourtant qu’avant ces musiciens-là, c’était de la bombe ! Quoi … ? Vieux con ?