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Dagoba

Post Mortem Nihil Est

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Dagoba me pose un véritable problème. Autant il constitue une machine exterminatrice voire même dévastatrice sur les planches, grâce à des compos surpuissantes interprétées par un groupe ultra en place, qui mêle judicieusement le modern metal de Soilwork à la martialité quasi industrielle d’un Fear Factory. Servis par un frontman charismatique (même si son accent chantant de Marseille peut parfois prêter à sourire), le groupe envoie le bois sur scène, et comme le dit si bien Shawter, est là pour ‘tout tuer’.

Sur disque, c’est une autre paire de manches. Si le premier opus éponyme et le suivant, « What Hell Is About » sont de véritables petites perles du genre, les trois autres à leur actif (incluant celui qui nous concerne ici) ne sont véritablement pas à la hauteur de leur talent. Pour « Face The Colossus » et « Poseidon », la responsabilité incombait principalement au son. Des choix de mixage hasardeux et difficilement compréhensibles pour un combo de cette trempe sont venus plomber les deux plaques. Tout au long de « Post Mortem Nihil Est », le problème persiste : le chant est en retrait, les guitares mollassonnes, la basse inexistante ; bref, on n’entend pour ainsi dire que la batterie ultra triggée de Franky Costanza… Enfin, surtout ses grosses caisses, le reste donnant l’impression d’être joué depuis le fond d’un couloir.

C’est d’autant plus étonnant que les compos sont ambitieuses. Dagoba apporte une couleur plus progressive et tente de créer des ambiances. Les chansons sont plutôt bien écrites et bien interprétées, mais ce son inégal et incertain rend vraiment l’écoute de ce long playing presque pénible.

Malgré un cinquième essai, Dagoba reste encore et avant tout un groupe à n’apprécier que sur scène, et c’est bien dommage…

 

Dag för Dag

Boo

Écrit par

Dag För Dag (NDR: traduisez ‘Au jour le jour’) est un ensemble californien, qui s’est finalement établi à Stockholm, après avoir transité par Londres et Honolulu. Un duo familial, (NDR : Snavely !) réunissant un frère (Jacob Donald) et une sœur (Sarah Parthemore), responsable d’un Ep 6 titres en 2009 (« Shooting from the shadows »). « Boo » constitue leur premier elpee. Un titre qui n’exprime pas une crainte quelconque, mais simplement évoque le nom d’un patelin suédois. Et pourtant, leur musique communique un certain sentiment d’inquiétude…

« Boo » baigne au sein d’un climat lugubre. Une atmosphère lourde et ténébreuse réminiscente des Kills, de Mazzy Star, mais également des Raveonettes. Le timbre de Sarah est voluptueux, limpide, mais spectral. Les inflexions de Jacob sont morbides, mais lorsqu’elles deviennent déclamatoires, elles peuvent lorgner vers celles de Fred Schneider (The B-52’s). Mais le plus étonnant procède des harmonies vocales du tandem ; conjuguées elles sont aussi soignées que chez le mythique Byrds (« Hands and knees »).

Guitares reverb, acides, volontiers déstructurées, ligne de basse sulfureuse ou profonde, tempo lancinant voire tribal, alimentent une solution sonore, ponctuellement soulignée de claviers vaporeux, que le combo a lui-même qualifiée de ‘Tropical punk rock’. En fait, la plupart des compos sont paradoxalement sculptées dans un garage/blues/punk à la fois sauvage et nonchalant. L’intensité est omniprésente. Le spleen également. Et pourtant, on se laisse facilement entraîner dans leur univers, fruit d’un mélange d’angoisse et de fascination. Certaines mélodies empruntent même un profil contagieux (« I am the assassin »), alors qu’une compo comme « Boxed up in pine » s’enflamme progressivement au contact des interventions virevoltantes d’un violon. L’opus s’achève même par un titre imprimé sur un tempo new wave, intitulé « Ring me Elise ». Un bonus track, paraît-il ?

 

Dag för Dag

Shooting from the Shadows (Ep)

Écrit par

Originaires de Missoula dans le Montana, les deux nomades américains de Dag för Dag sillonnent les routes du Wisconsin, de Honolulu et de Londres avant de poser leurs guitares à Stockholm pour réaliser leur premier Ep. Déjà présentée comme la nouvelle PJ Harvey par la presse suédoise, Sarah Snavely s’est associée à son frère Jacob et au songwriter multi-instrumentiste Richard Swift pour enregistrer cette première galette, en septembre 2008.

« Shooting from the Shadows » propose un voyage épique de 25 minutes à bord d’un train fantôme électronique. Périple scindé en six étapes qui marque la fin du gothique rock garage.

Dès la première plage, « Ring me, Elise » résonne comme une réponse en forme d’hommage à « A Letter to Elise » de The Cure. On retrouve très vite l’esprit de Joy Division sur cette  première piste et sur « Pirate Sea ». Une musique intrigante et paranoïaque servie par une guitare fuzz aux arpèges soignés qui donne de l’antan, du 80’s.

« The words » s’imprègne davantage des ambiances scandinaves dépouillées (Amiina). Elle éclaire de lumières nouvelles les ombres de la formation. Le timbre alto sépulcral de Sarah Snavely s’élève et s’accompagne de subtils claviers pour atteindre un degré intense de mélancolie.

« You Holler, You Scream » revient investir l’espace sonore de The Cure, non lieu que traverserait la voix douloureuse de PJ Harvey à ses débuts. Un morceau plus positif et non moins intéressant, « Better Now », clôt ce premier Ep. Quant au bonus track, « You Holler, You Scream » (Remix), je m’abstiendrai de tout commentaire. Un remix stéréotypé et sans grand intérêt enregistré sur un 4 pistes. Il leur fallait certainement un sixième morceau pour meubler ce disque.

Ce maxi funèbre et caverneux aux distorsions et ‘réverbes’ statiques a, par son originalité,  déjà séduit un large public. La tournée européenne et la première partie de Wolf Parade, The Kills ou Lykk Li ne font qu’accroître l’engouement populaire pour ce groupe décidément très dark.

Mais je déconseille vivement ce « Shooting from the Shadows » à toute personne présentant des symptômes de dépression.         

The Dagons

Reverse

Écrit par

C’est l’histoire d’un duo, guitare-batterie pour la forme. Un homme, une femme : un couple, un vrai. Cette fois, pas de décorum : oubliez le rouge, le blanc. Bienvenus chez The Dagons, formation de la belle Karie Jacobson et du solide Drew Kowalski. Unis par l’amour, nos deux tourtereaux explorent les strates hallucinogènes d’un blues-rock psychédélique. Ici, la fille occupe le devant de la scène. Dans l’urgence, elle égorge sa guitare, délivrant des riffs étouffés. De sa voix, elle prêche une dernière messe : gothique et romantique. Rendez-vous étrange, inattendu.

Nous sommes ici au carrefour des trips cosmiques des Fiery Furnaces (« Scylla »), d’un rock garage lorgnant du côté des White Stripes (« How To Get Through The Glass », « Reverse ») et d’un plongeon mystique digne des Faun Fables (« In Gingham », « Helium »). Véritable monde parallèle, l’univers des Dagons colporte une aura transcendantale. Bande son rêvée des défonces dominicales du gourou de la secte des lapins chiliens, la musique du duo s’inhale comme une bouffée d’air impur. Une odeur d’interdit nous chatouille alors les sinus. On y retourne. Encore et encore. The Dagons ou comment prendre goût à l’interdit.

Dag

Righteous

Pour enregistrer son premier album, ce quartet issu de la Caroline du Nord a bénéficié du concours d'un certain John Custer à la production. Le même Custer qui avait mis en forme le premier opus de Cry of Love. Car de production, il est fatalement question sur ce "Righteous". Tout au long de ce disque, ce personnage intervient chirurgicalement sur le produit fini à l'aide d'effets spéciaux et de samples. Malheureusement, malgré tout le lustre et toute la sophistication apportés à ces différentes opérations, le résultat obtenu manque de la plus élémentaire originalité. Hésitant entre le funk, la soul, ou même le rhythm'n’blues à coloration ‘Stax’, il cherche vainement un hypothétique croisement entre Michaël Jackson et les Spin Doctors. Le genre de stéréotype destiné à sonoriser les clips à gros budget, avec nanas aux poses lascives et mâles tatoués. Vous voyez ce que nous voulons dire...