Les idoles de Yungblud…

Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

logo_musiczine

La vérité selon RORI

Après avoir marqué les esprits en assurant la première partie de Lana Del Rey, au festival Rock en Seine, devant 40 000 spectateurs, RORI poursuit son ascension. Cet été, elle s'invite sur les scènes de plusieurs festivals dont Les Francos à Esch/Alzette, Les…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (4 Items)

Dan Le Sac

Space Between The Words

Écrit par

Dan Le Sac reprend du service, sans Scroobius Pip, son fidèle compagnon de route, lui-même occupé à sillonner les routes de Grande-Bretagne. Pour son premier ‘vrai’ LP en solo, Daniel ‘Dan Le Sac’ Stephens, a le mérite de proposer une série de compositions relativement différente de celles auxquelles il nous avait habitués. Notamment en intercalant quelques éléments de trip hop à son habituelle fusion electro-hip hop. Et en mettant en sourdine le Spoken Word, discipline de prédilection de son confrère. Tout au long de ce « Space Between The Words », le DJ et producteur se fait très clairement plaisir. Il fait d’ailleurs péter le carnet d’adresse et invite tous ses potes à interpréter le rôle de Scroobius Pip, le temps d’un ou deux morceaux. Ainsi, on épinglera de cette guest-list, Merz, B. Dolan, Emmy The Great ou encore Pete Hefferan (ex-Pete & the Pirates).

Les fantaisies de Dan, distillées sur les treize partitions de « Space Between The Words »,  tapent parfois  dans le mille. Au rayon pépites, l’instrumental hanté « Hold Yourself Lightly », un « Good Time Gang War » dont les beats flirtent dangereusement avec la dubstep de bas-étage avant d’effectuer un virage à 360° ou encore « Memorial », au sein duquel les vocalises d’Emmy The Great pourraient aisément être échangées par celles de Lou Rhodes tant le morceau papillonne du Lamb.

Et quand elles ne tapent pas dans le mille, les productions du gaillard pèchent par accès ponctuels de dilettantisme. On citera pour l’exemple les inutiles « Reprisals » et « Tuning » ou encore le pompeux « Breathing Underwater » ainsi qu’un « Break Of Dawn » dont le climax, localisé à près d’une minute et demie de la fin du morceau, aurait gagné à démarrer un brin plus tôt, histoire que la compo ait un quelconque intérêt.

De par son hétérogénéité et sa multitude de guests, « Space Between the Words » apparaît dans son ensemble beaucoup plus comme une collection de B-Sides que d’un réel album, un disque qui recèle d’admirables hauts et de regrettables bas. A écouter en sélectionnant les morceaux.

 

Dan Le Sac vs Scroobius Pip

En une heure, l’affaire était dans le sac…

Écrit par

Bien que « The Logic Of Chance », leur dernier LP en date, n'ait pas vraiment suscité le même intérêt que son puissant prédécesseur, Dan Le Sac et Scroobius Pip le défendent encore bec et ongles un an après sa publication. Une chance (logique!), car c'est sur scène que les deux gaillards se défendent le mieux. Dernière étape belge de leur périple (avant les festivals?) : une Rotonde pleine à craquer et chauffée à point.

Dan Le Sac Vs Scroobius Pip ne s'embarrassent d'aucun fardeau. Pas de première partie donc, ce qui arrange bien nos affaires. A 20h15, Dan Le Sac prend place derrière son laptop et ses machines à bidouiller. Il envoie sans attendre un bon gros son dubstep pour aguicher la foule, mais celle-ci est déjà acquise à sa cause et à celle de Scroobius Pip. Ce dernier s'avance quelques secondes plus tard sur le podium, tranquille, tandis que son acolyte donne le signal de départ en balançant « Sick Tonight ». Une entrée en matière efficace, suivie d'une flopée de tubes comme « The Beat That My Heart Skipped », au cours duquel le grand poète barbu se mêle au public et cède le micro à quelques motivés le temps du refrain ou encore « Angles » qui marque l'instant incontournable au cours duquel Pip déballe les accessoires dissimulés dans la valise qui l'accompagne sur toute les planches du globe.

Jamais avare en paroles, le chanteur-slammeur et son complice enchaînent « Fixed » et « Look For The Woman» dont le refrain est également repris en chœur par un public ultra-motivé. Un public qui parvient à faire trembler le sol en bois de la Rotonde lors des énormes « Great Britain », « Back From Hell » et, surtout, le pamphlet « Thou Shalt Always Kill » qui clôture le set des deux hommes. En guise de rappel, Dan Le Sac et Scroobius Pip mettent tout le monde d'accord en envoyant leur « Letter From God To Man ». Une petite heure et l'affaire était bel et bien dans le sac.

(Organisation : Botanique)

Dan Le Sac vs Scroobius Pip

The Logic Of Chance

Écrit par

Le prophète Scroobius Pip et son apôtre Dan le Sac nous en avait mis plein les oreilles en 2008, en publiant un « Angles » providentiel, alliant à la perfection Slam et beats Electro-Hip Hop. Adulé ou haï par la presse, sans demi-mesure, l’œuvre introductive du duo a produit son effet, ne laissant personne indifférent. En 2010, le duo effectue son retour en éditant « The Logic Of Chances », un pamphlet calqué sur le principe du précédent opus. Et le verdict est sans appel. Pas bien. Pas bien du tout, les gars. Lorsqu’une formation cherche à reproduire, à tout prix, l’effet de son œuvre initiale, elle perd de son charme, de son efficacité et tout l’intérêt qu’on pourrait lui porter. S’ils n’étaient pas aussi bons sur scène, « The Logic Of Chance » sonnerait probablement le glas de Dan Le Sac vs Scroobius Pip.

Le premier tiers de cette nouvelle livraison, l’hymne Drum’n’Bass « Sick Tonight » en tête, laissait pourtant entrevoir une galette digne de ce nom. Le côté moralisateur des textes de Scroobius Pip est ici exacerbé par les beats fadasses de Dan Le Sac. Quelques éclairs de génie parcourent le disque mais il s’agit d’instants fugaces qui ne durent qu’une poignée de secondes. « Cowboi », la plage de clôture, porte un coup de grâce phénoménal à la plaque. Véritable assassinat artistique, le titre doit probablement constituer l’un des plus mauvais morceaux de 2010. Première grosse déception de l’année…

 

Dan Le Sac vs Scroobius Pip

Angles

Écrit par

A ma gauche, Dan Le Sac, bidouilleur confirmé. A ma droite, Scroobius Pip, prodige du spoken word. Une rencontre. Providentielle s’il en est. Le premier fusionne sans complexe beats electro et hip hop aux rythmiques pop ou rock les plus inattendues. Le second dessert sa prose comme s’il était né le micro à la main. Cette collaboration démarre l’an dernier, lorsque Dan Stephens alias Dan Le Sac et David Meads aka Scroobius Pip proposent via Lex Records un premier EP explosif intitulé « Thou Shalt Always Kill ». Les choses s’enchaînent alors très rapidement pour les deux gaillards qui, après la sortie de « The Beat That My Heart Skipped », un second single aussi détonant que le précédent, se voient signer un deal au sein de l’obscur label Sunday Best. Et ce dernier, qui jouit d’une distribution via Pias, a sans conteste décroché le gros lot, « Angles » étant probablement l’une des tueries de 2008.

La première œuvre du duo s’ouvre sur « The Beat That My Heart Skipped », une mise en bouche alléchante. Dès les premières rimes, on boit les paroles du prophète Pip en secouant la caboche sur les beats bien capitonnés de frère Dan. Ce dernier n’hésite pas à catapulter des loops fiévreux (« Back From Hell ») et enivrants (« Angles », « Reading My Dreams ») ou des samples déroutants (« Letter From God To Man », « Fixed »). Quant au premier, il réécrit les commandements avec une justesse toute contemporaine (« Thou Shalt Always Kill »), prône le positivisme (« Magician’s Assistant », « Waiting For The Beat To Kick In ») et se fait la voix du Seigneur, sans complexes (« Letter From God To Man »). Sur « Development », les deux hommes annoncent : ‘Underground intelligent Hip-Hop development progression is our intent, ladies and gentlemen’. « Angles » le prouve largement. Immanquable.