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Daughn Gibson

Carnation

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Josh Martin, alias Daughn Gibson, est de retour. On avait hâte de découvrir un successeur à l'excellent "Me Moan", œuvre tout au long de laquelle l'Américain avait démontré son immense talent de songwriter. Evoluant constamment entre country/blues et électro, il était parvenu à insuffler une fameuse dose d’émotion à toutes ses compos.

A l’instar du précédent opus, il a reçu le concours de quelques pointures, lors des sessions d’enregistrement. Et notamment Randall Dunn (Sunn O))), Marissa Nadler ou encore les membres d’Akron/Family. Sans oublier Eyvind Kang, qui s’est chargé des arrangements de cordes ainsi que Steve Moore, multi-instrumentiste qui a sévi chez Earth. Tout au long de son troisième LP, on a l’impression que Daughn dévie de sa trajectoire initiale, adoptant même parfois un profil plus dub. En outre, les synthés sont bien plus présents. Plutôt que d’émarger au folk, « Carnation » baigne au sein d’un rock vaporeux, courtisé par la voix sensuelle de Josh Martin. Parfois carrément kitsch, le climat nous replonge au sein des 80’s. Rien que la sonorité des claviers de "Shatter You Throught" corrobore ce point de vue.

Si "Carnation" se révèle original, il peut énerver par son aspect désuet, mais se révèle avant tout authentique. Maintenant, à vous de juger...

 

Daughn Gibson

Me Moan

Écrit par

Alors que la plupart d’entre nous se demandent encore qui est ce Daughn Gibson, celui-ci se forge peut-être déjà une belle réputation outre-Atlantique.

Ou peut-être pas. Mais gageons qu’il s’en moque.

Car tout au long de cet album, cet illustre inconnu semble avant tout se révéler à lui-même.

Ancien camionneur (parmi d’autres boulots insolites issus de l’‘histoire de l’Amérique Glamour’ en treize volumes) et relativement peu connu pour ses faits d’armes comme batteur au sein de Pearls And Brass (ce qui du reste n’étonnera personne), cet homme est une sorte d’incarnation du mythe Américain.

Non pas celui qui privilégie l’arrivisme pour gravir les sommets, mais le mythe plus ancré à la terre et l’histoire de ces anonymes qui sont appelés à le rester, parviennent à atteindre la consécration de soi.

Cet éveil des sens fait naître, généralement et tardivement, l’excellence qui se cache au fin fond de la chair, dans les tourments de l’âme, et blablabla et blablabla…

S’il est encore tôt pour crier au génie, force est de constater que l’indéniable talent de cet artiste suinte comme la graisse de moteur sous le capot de cet album, son deuxième à ce jour.

Repéré par SubPop, ce baroudeur à la voix de baryton propose une relecture complète de la Country, du Blues  et du Folk ou en tout cas de l’ossature de ces grands mouvements migratoires made in USA.

En y incorporant de lumineuses incursions électroniques qui habillent élégamment des chansons tantôt chiffonnées, tantôt carrées comme la silhouette d’un bûcheron, l’ami Daughn (NDR : bonjour la prononciation !) soulève la poussière qui a tendance à se déposer sur la tombe de ses précurseurs, d’Elvis à Johnny Cash.

Aidé lors de l’enregistrement par John Baizley (Baroness) ainsi que Jim Elkington (Brokeback) et se servant parcimonieusement d’une multitude d’instruments, Gibson a pondu un album d’une solide consistance. Une œuvre chargée de subtilités qui se découvrent écoute après écoute et rehaussées de belles mélodies qui ne demandent qu’à mûrir dans l’espace auréolé de nos mémoires.

Un disque à écouter en version panorama.