Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

logo_musiczine

Paddang à la poursuite des fantômes…

Paddang est un trio de rock psyché formé en 2020 à Toulouse. Osees et King Crimson à fond dans lʼautoradio et un nom de groupe inspiré d'un spot de surf en Indonésie, Paddang file à toute berzingue dans une épopée cosmique. Les trois voix dictent le ton et…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (4 Items)

Reuben's Daughters

Mami Wata

Écrit par

Pratiquement inconnu sur le Vieux Continent, Reuben Myles Tyghe est actif, depuis plus de 20 ans, sur la scène musicale rock. Issu de la région de Bath, en Angleterre, il a longtemps milité au sein de Port Erin. « Mami Wata » constitue son premier elpee solo. 

Cet artiste possède un vrai talent de songwriter. Il compose ainsi des pépites pop aux mélodies recherchées mais efficaces. Sa musique est lancinante et sa voix languissante. Sa guitare est traitée en slide sur la plupart des morceaux (« The Well », « Underwater Garden » et « Those Eyes Can’t Lie to Me »). Le tempo s’accélère le temps de « Fragile Frame », avant de reprendre son cours habituel, le reste du long playing.

Les huit titres de cet LP valent le détour. Désormais, on suivra attentivement le parcours de Reuben's Daughters.

King’s Daughters & Sons

If Then Not When

Écrit par

La formation de Louisville (Kentucky) nous livre un magnifique premier album, en équilibre constant entre puissance et fragilité, mais toujours mélancolique et plutôt sombre.

Le collectif se compose de Kyle Crabtree à la batterie, Todd Cook à la basse, Rachel Grimes au piano ainsi que Joe Manning et Michael Heineman aux guitares. Ces trois derniers participent aux vocaux.

Parfaitement maîtrisé et dépouillé, il nous régale de sonorités acoustiques post-rock et folk/indie : grattes sèche et électrique, piano délicat, batterie et basse lourdes. Le plus souvent à trois voix, les 8 titres de cet opus sont savamment écrits et denses.

A l’image de sa présentation graphique (aquarelle dans les tons sable et photos de nature sépia), le Cd déroule ses mélodies avec une grande fluidité et beaucoup de cohérence.

Intrinsèquement chaque morceau alterne sans cesse entre douceur des voix, du piano et de la guitare sèche et force voire lourdeur des rythmes, souvent lancinants, de la batterie.

Duo vocal féminin/masculin soutenu par un piano et une guitare, « The Anniversary » évoque Angus et Julia Stone. « A Storm Kept Them Away » affiche l’exceptionnelle virtuosité de l’ensemble : on sent l’orage arriver, puis éclater ; on entend presque les gouttes ruisseler sur la vitre et le vent secouer les branches des arbres. « Volonteer » est une perle de tendresse. On a l’impression d’être pris dans les bras, enlacé, réconforté par ce morceau qui ferait fondre un iceberg.

Cinquante minutes pour se laisser aller à la rêverie. Un album touchant et attachant dont on ne peut très vite plus se passer.

 

Sons & Daughters

This Gift

Écrit par

Sons and Daughters est né en 2001. A cette époque, Bethel (guitare) and Gow (drums) tournait en compagnie des Zephyrs et d’Arab Strap. Au sein d’un projet en duo. Ils seront ensuite rejoints par Ailidh Lennon, puis par Scott Paterson, et commencent à enregistrer. En 2003, ils concoctent leur premier elpee. Autofinancé il s’intitule « Love the Cup », et paraît sur le label Ba Da Bing Records. Rapidement, ils sont repérés par Domino, où tout commence réellement pour eux. Cette situation leur permet de partager la scène aussi bien avec Morrissey, Throwing Muses ou encore les excellents Franz Ferdinand.

Paru en 2005, « The Repulsion Box » n’avait rencontré qu’un succès mitigé. « This Gift » constitue un chouette cadeau pour le début de cette nouvelle année. Il faut dire que pour enregistrer cet opus, le combo n’a pas lésiné sur les moyens ! Il a ainsi reçu le concours de Bernard Butler (NDR : l’ex guitariste de Suede) à la production.

Dès le début de l’elpee, le son brut digne des meilleures soirées garage donne le ton. « Gift Complex », tube issu de leur troisième essai, constitue d’ailleurs un aperçu très large du style pratiqué par le quatuor de Glasgow. Leur rock bien carré fonctionne à merveille tout au long de l’elpee. On a même parfois envie de pogoter. Le morceau maître allie efficacement les voix d’Adele Bethel et de Scott Paterson, sur un tempo drôlement efficace alimenté par la guitare, la basse et batterie! Rock déjanté, « House In My Head » est encore un titre susceptible de vous lancer dans un pogo. En outre si la guitare est nerveuse, elle alimente une BO fictive, au cours de laquelle, comme lors d’un western, on imagine être à la poursuite des Sioux!

Maintenant, il est vrai que tous les amateurs de garage/rock ne vont pas sauter de joie au plafond. Reprochant même à l’elpee, un certain manque de relief. Personnellement, j’estime qu’il dispense suffisamment d’énergie et de dynamisme pour faire la différence. Maintenant, il est vrai que c’est une question de goût. N’empêche, les nostalgiques de Blondie –et surtout de sa voix– devraient y retrouver leur compte.

Sons & Daughters

Love The Cup

Nouvelle signature de Domino, qui décidément joue ces temps-ci au furieux chasseur de têtes. Rock’n’roll, les bouilles. Du moins c’est ce qu’on croit à l’écoute du titre d’ouverture de cet EP (7 morceaux), garage à souhait, tendance The Kills. Deux voix se répondent, en pleine combustion sensorielle : c’est Adele Bethel, déjà entendue chez Arab Strap, et Scott Paterson. A deux ils forment un beau couple, électrique et sensuel, comme si les Thompson (Linda et Richard) avaient eu 20 ans en 2000 et découvraient le rock’n’roll d’aujourd’hui, celui qu’on trouve à New York et Stockholm. Minimaliste, en tout cas : une guitare, une batterie. L’épine dorsale du rock qui prend aux tripes, avant de vous les faire vomir. Parfois la tension se relâche (« Start To End »), mais jamais pour longtemps : le Velvet, PJ Harvey, Gun Club,… Ils sont passés par là. Et Johnny Cash, figure tutélaire de cet EP incendiaire, honoré par un titre à son nom (une claque). Sons and Daughters ? Une question de filiation. Avec tel arbre généalogique, ces deux-là peuvent être fiers.