Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

logo_musiczine

Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels des années 60, l’âme vibrante de la Motown, et l’improvisation subtile du jazz. Formé de sept musiciens passionnés, le groupe (qui se prononce Denver) propose une musique à…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (4 Items)

David Byrne

American utopia

Écrit par

« Grown Backwards », le dernier album studio de David Byrne remonte déjà à 2004. Bien sûr, entre-temps, il a participé à de multiples projets, dont un opéra disco, en compagnie de Fatboy Slim, à partir de 2005. Pour enregistrer « American utopia », il a reçu le concours d’une belle brochette de collaborateurs, dont Jack Penate et surtout Brian Eno, qui non content de se charger du volet électronique, coécrit « Everybody’s coming to my house ». Une excellente composition qui aurait pu se révéler sublime, dans l’esprit de « Remain in light », si elle avait été davantage organique. Car le défaut de cet opus est bien là ! On retrouve bien la voix si particulière de Byrne, mais hormis le funky « It’s not dark up here », cet excès de synthétisme délave toute bonne disposition. Et « This is that », titre minimaliste dispensé dans l’esprit de sa collaboration avec Ryuchi Sakamoto, opérée sur la B.O. du film « Le dernier empereur », fait pâle figure. Une déception !

David Byrne & St. Vincent

Love this giant

Ce n’est pas la première fois que David Byrne et Annie Clark St. Vincent collaborent. En compagnie de Fatboy Slim, l’ex-Talking Heads avait ainsi apporté son concours à la confection du concept album de la native de Tulsa (NDR : c’est dans l’Oklahoma), en 2010. Un projet qui faisait suite à leur participation au projet ‘Dark was the night’, un concert destiné à financer la recherche dans le domaine du S.I.D.A. Les derniers disques de Byrne ne cassent pas la baraque, mais quand il parvient à dénicher un ou une bonne partenaire, le résultat est souvent probant. Et on peut carrément parler de magie, quand on évoque cette rencontre entre ces deux artistes atypiques. David aurait d’ailleurs pu être le père d’Annie…

Sur cet opus on retrouve le l’art rock blanc et puis aussi noir, spécifiques au Talking Heads », de l’exotisme, de la bossa nova, du funk et de l’indie. Des références véhiculées par des compos pop excitantes, vivifiantes, ouvertes à l’expérimentation, mais toujours accessibles, susceptibles d’embrasser une configuration surprenante et de libérer du groove.

Les premières compos du long playing sont assez minimalistes, puis elles prennent progressivement de la densité. Au fil des morceaux le duo est rejoint par de plus en plus de musicos. Notamment des cuivres. Omniprésents même. Guitares et synthés complètent une formule qui se veut résolument agréable, colorée et variée. Tout en adressant un clin d’œil à « My life in the bush of ghosts », projet que Byrne avait réalisé en compagnies de Brian Eno, au cours des années 80.

Si de ce long playing, il faut épingler « Who », « Weekend in the dust » et « Dinner for two », « Optimist » et « The one who broke your hart » en constituent la quintessence. Enfin, en observant la pochette, comment ne pas penser à Campbell et Lanegan, un autre couple qui réincarne le mythe de la Belle et la Bête… 

 

David Byrne and Fatboy Slim

Here Lies Love

Écrit par

L’ex-leader de Talking Heads est le responsable d’une multitude de collaborations. Parmi les plus célèbres, on épinglera son duo échangé en compagnie de l’ex-claviériste de Roxy Music, mais surtout illustre producteur, Brian Eno. D’autres sont moins notoires mais tout aussi respectables. Dont celle qu’il réalisée avec le chorégraphe belge Wim Vandekeybus ou encore la chanteuse Selena. Pour concocter ce nouvel opus, l’Ecossais s’est tourné vers Norman Cook, alias Fatboy Slim ! Ensemble, ils ont composé une sorte d’opéra dont le thème est consacré à la très controversée Imelda Marcos ainsi qu’Estrella Cumpas, la nounou du couple Marcos. Surnommée le ‘Papillon d’acier’, Imelda était l’épouse de Ferdinand Marcos et première Dame des Philippines, de 1965 à 1986. Si vous ignorez cet épisode étonnant de l’histoire, je vous invite à aller jeter un œil sur Wiki. Cette donzelle s’était ainsi offert 3000 paires de chaussures, aux frais du régime de son cher mari, avant que le couple ne soit contraint à l’exil.

« Here Lies Love » raconte donc certains épisodes de la vie de cette femme totalement extravagante. Projet ambitieux, vous vous en doutez. Pour Byrne, la vie décadente d’Imelda Marcos aurait d’ailleurs pu être traduite en une pièce de théâtre. Mais Byrne et Slim ont préféré lui réserver un opéra, en 22 chansons. Le projet a reçu le concours d’une flopée de guests, mais essentiellement de la gente féminine. Et notamment Cyndi Lauper, Alice Russell, Santigold, Sharon Jones ou encore Florence Welsh (de Florence + The Machine) ! C’est d’ailleurs cette dernière qui s’illustre sur le titre d’ouverture « Here Lies Love », un morceau tout en douceur, au cours duquel hautbois et quelques bongos donnent le ton ! Fatboy Slim ne s’est pas contenté d’écrire. Et on ressent manifestement sa patte sur plusieurs compos. Notamment ces fameux beats percutants, réminiscents de ses premiers tubes ! Le timbre de Cyndi Lauper est intact. Et elle le démontre tout au long d’« Eleven Days », plage au cours de laquelle elle injecte tout son dynamisme. Mr. Byrne se réserve quand même le chant tout au long du remuant « American Troglodyte ». Sa voix si particulière pimente un titre alimenté par quelques expérimentations sonores, un séquenceur disco et une petite guitare ‘catchy’. Tout n’est cependant pas parfait. Certaines vocalises (Camille, Tori Amos ou encore Nicole Atkins) finissent même par irriter. Un petit bémol qui ne doit pas pour autant gâcher la qualité de l’ensemble. N’empêche, il serait intéressant d’assister à la transposition en comédie musicale de cette rondelle. A quand un disque consacré à la vie de Carla Bruni ?

 

David Byrne

Feelings

Une chose est sûre, Byrne était bien la tête pensante (NDR: parlante?) du défunt Talking Heads. Tina Weymouth, Jerry Harrison et Chris Frantz ont eu beau sortir, fin de l'année dernière, un opus sous le patronyme des Heads, leur projet souffrait incontestablement de l'absence de leur guide spirituel. " Feelings " constitue donc le nouvel album solo de David. Bien sûr, à première écoute, on lui reprochera de s'être à nouveau focalisé sur les polyrythmes à caractère ethniques. Mais après plusieurs écoutes, on se rend compte que cet artiste est encore parvenu à innover. Evidemment, pour réaliser cet objectif, il s'est entouré de toute une panoplie de musiciens et de producteurs. Parmi lesquels on retrouve Morcheeba, Devo et même le Balanescu Quartet. Ce qui lui permet d'aborder, en toute décontraction, une multitude de styles. Même la jungle et le cajun. Avec un esprit punk bien américain qui le caractérise. Et puis, il y a ce sens de la mélodie, ce timbre de voix qui séduisent plus qu'ils ne surprennent, ce feeling irrésistible qui vous donne l'envie de fredonner et même de danser...