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David Gogo

Vicksburg Call

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Canadien, David Gogo est un chanteur/guitariste de blues. A 16 ans, il monte son premier groupe, The Persuaders. Ses débuts discographiques remontent à 1994. Il publie alors un elpee éponyme sur le label EMI. David a multiplié les nominations dans les Awards canadiens. Il a d'ailleurs décroché deux Maple Blues Awards comme ‘Guitariste de l'année’ en 2002 et 2004. "Vicksburg call" constitue déjà son quatorzième opus. Pour la circonstance, il est soutenu par Bill Hicks aux drums, Marisha Devoin à la basse acoustique et Rick Hopkins à l’orgue Hammond.

"Cuts me to the bone" s’ouvre par un riff puissant. La voix de David colle parfaitement au genre. Caractérisée par un envol royal de la slide, cette plage déménage. Shuffle brûlant, "Fooling myself" bénéficie du concours d’un invité de marque ; en l’occurrence le gratteur de Savoy Brown, Kim Simmonds. Il décoche un solo de bravoure dans son style facilement identifiable. La cover du "The Loner" de Neil Young figurait sur son premier elpee, paru en 1968. Un rockin' blues bien construit au cours duquel la guitare s’avère aventureuse. Shawn Hall (NDR : la moitié du duo canadien The Harpoonist and The Axe Murderer) souffle dans son harmo tout au long de "There's hole", une ballade roots acoustique. La voix s'impose face à l'orgue Hammond de Rich Hopkins sur "Jet set", un blues rock lent aux accents dramatiques signé Stephen Stills (époque Manassas). De toute bonne facture, "What's not to like?" campe un blues rock illuminé par la slide. Fort jolie ballade, "Our last goodbye" se signale par des interventions de gratte soignées et mélodieuses. Le titre maître est tout aussi brillant. Une piste bien charpentée qui autorise un envol déterminé sur les cordes. "Coulda Shoulda Woulda" est sculpté dans le pur rock'n'roll. D’excellente facture, cet LP s’achève par "Why", une ballade lente à la ligne mélodique consistante, écrite par Annie Lennox.

 

David Gogo

Skeleton key

Écrit par

David Gogo est né à Nanaimo. En Colombie britannique, c'est à dire à l'Ouest du Canada. Il découvre le blues au cours des années 80, en écoutant Howlin' Wolf et Son House ; mais ne trouve sa voie qu'après avoir rencontré Stevie Ray Vaughan. A ce jour, il est responsable de six albums. Tous parus chez lui, sur le label Cordova Bay : "David Gogo", le live "Dine under the stars", un elpee de blues acoustique intitulé "Bare bones", "Change of pace" et "Halfway to Memphis". "Skeleton key" constitue donc son sixième.

Gogo ouvre les hostilités par "Jesse James". La dégaine du rythme est puissante. Le riff rock'n'roll victorieux. Brendan Hedley martèle ses ivoires derrière le piano. David a poussé la puissance et la réverb de sa slide au maximum. Le rythme hausse encore d'un cran sur "Stay away from my home". Un fragment timidement traversé par l'harmonica de Gerry Barnum et mouillé par l'orgue de Rock Hopkins. "I can still hear you crying" opère un habile changement de style. Une ballade douce, mélodique, très musicale. La voix légèrement rocailleuse de Gogo colle parfaitement à ce style de répertoire. Le piano de Hedley est bien en avant. La guitare sonne étonnement proche de celle de Mark Knopfler du Dire Straits. Le solo est lumineux et les réponses chant/guitare sont brillantes. "Things are about to change" est un blues rythmé. Gogo en exécute une interprétation très nerveuse. Il y étale sa classe, en promenant ses cordes dans l'univers des Albert Collins, Buddy Guy, et peut-être également de l'ami Luther Allison. David avoue être un fan de Stevie Ray Vaughan. Il a beaucoup appris en écoutant l'ange d'Austin. Les petits reflets rythmiques qui introduisent "I don't make sense (that you can't make peace)", en sont la plus belle démonstration. Un superbe blues signé Willie Dixon, qu'il chante avec passion. Avide de disserter au sein de ce climat dramatique, une guitare trafiquée, torturée dans le jeu de pédales, se libère au beau milieu de cette plage. Excellent! Classique écrit par Paul Butterfield, Mike Bloomfield et Nick Gravenites, "Reap what you sow" est une nouvelle plage lente hydratée par l'orgue de Hopkins. La guitare se fait volontiers mélodique. La tonalité est proche de celle du géant Bloomfield. Un climat parfaitement approprié qui bénéficie du concours d'une section de cuivres ; et il faut l'entendre le Gogo monter progressivement en puissance. Il n'a d'ailleurs aucune raison de rougir de sa prestation ! Billy Hicks s'agite aux percussions pour entamer "Walkin". Un fragment écrit naguère par Otis Spann, l'inoubliable pianiste du Muddy Waters Band ; mais l'harmonica de Barnum n'est pas assez percutant à mon goût. Ballade soul bien ciselée, le titre maître est renforcé par des cuivres, dont le jeu me rappelle le Memphis R&B. David a adapté le "Backstroke" d'Albert Collins. Le Master de la Telecaster est incontestablement une de ses influences majeures. Tout au long de cet instrumental, il en reproduit très bien le jeu tout en pickin'. "Signed, sealed, delivered" est issu de la plume de Stevie Wonder. Une nouvelle ballade soul dont le solo de guitare immaculé scintille sur fond d'orgue. Très beau! "Personal Jesus" achève cet elpee. Mais bon sang, n'est-ce pas une composition de Depeche Mode? Absolument ! La version réalisée par David me plaît beaucoup. L'intervention aux claviers est très réussie et celle de l'harmonica beaucoup plus présente. Un album, ma foi, fort agréable à écouter !