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David Kitt

Not Fade Away

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Il est de ces disques que l’on sait excellents avant même de les introduire dans la platine laser. Il s’agit tout simplement de ceux dont plusieurs rédacteurs se disputent l’acquisition avec acharnement. « Not Fade Away » de David Kitt est le dernier en date à avoir subi ce ‘traitement de faveur’. C’est donc sur les genoux, la sueur au front et le visage ensanglanté que l’on s’est délecté du cinquième ouvrage (sixième si on compte « Misfits, vol. 1 ») de l’Irlandais. Initialement publié en octobre 2006, « Not fade Away » n’a trouvé officiellement le chemin des bacs belges que bien plus tard. De quoi forcer l’auditeur à rattraper le temps perdu en écoutant la splendide plaque en boucle, jour et nuit. Accompagné de Lisa Hannigan sur « Don’t Fuck With me » et une moitié de The Magic Numbers sur les excellents « Guilty Prayers, Pointless Ends » et « Up to You », David Kitt plonge nos tympans au cœur d’un chaleureux paysage sonore où chaque note semble avoir été étudiée minutieusement, où inspiration rime avec enchantement. Fignolant actuellement son projet electro, Sleepy Walker, en compagnie de son frangin (il participe d’ailleurs ici au morceau « Nothing Else »), David Kitt a réussit une fois de plus à ravir sans effort, nos conduits auditifs.

David Kitt

The Black and Red Notebook

David Kitt est sans doute un des songwriters anglais les plus mésestimé de ces dernières années : « Small Moments » et « The Big Romance », ses deux premiers albums (2000 et 2001), contiennent pourtant de splendides morceaux folk, à la lisière d’autres genres aussi féconds que l’électro, le kraut rock et la new wave. Passé tout aussi inaperçu, « Square 1 », sorti il y a un an et demi, déblayait encore plus ce terrain mouvementé et fertile : décidément David Kitt appartenait bien à la classe des meilleurs, mais le sort voulut qu’il resterait dans l’ombre, à éviter les coups de soleil médiatiques. Après avoir commis cet opus, la situation ne changera sans doute guère ; en fait une compilation de reprises (exception faite d’« All Night Long » - rien à voir avec Lionel Richie)… Bref un disque de récré qui plaira d’abord aux fans, mais qui pour les autres peut servir de tremplin. Parce qu’il contient tout l’univers de Kitt (l’acoustique introspective, le beat minimaliste, la transe vaporeuse), mais pour la circonstance au service de covers : « Magnolia » de J.J. Cale (de « Naturally », « le disque préféré » de Kitt), « Teenage Riot » de Sonic Youth (où l’on retrouve la furie live de David Kitt), « Dancing in the Moonlight » de Thin Lizzy, « Pressure Drop » de Toots & the Maytals,… Mais quand donc David Kitt sera-t-il reconnu à sa juste valeur ? La patience est une vertu, et comme le disait Beverly Sills : ‘Aux vrais sommets, nul raccourci’.