Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

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La Divine Comédie de Lora Gabriel

Lora Gabriel a trouvé sa voie en oscillant constamment entre les polarités pour mieux les réconcilier. Cette quête débute dès son enfance, lorsqu'un professeur de flûte traversière, au conservatoire, lui propose de chanter les notes qu'elle joue. Son premier…

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David Thomas Broughton vs. 7 Hertz

David Thomas Broughton vs. 7 Hertz

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Pour son nouvel EP, le musicien David Thomas Broughton a fait appel aux expérimentations du quatuor de Leeds, 7 Hertz. En cinq morceaux étalés sur un petit plus d’une heure, Broughton donne tout son sens au mot ‘urticaire’. Bien que le talent des musiciens de 7 Hertz soit incomparable, les envolées de violons et de basses communiquant sans aucun mal la chair de poule, la nouvelle œuvre de David Thomas Broughton souffre, ironiquement, de sa propre présence. Les vocalises irritantes de l’homme gâchent l’entièreté de la plaque et diminuent les efforts de 7 Hertz dans leur quête de transcendance. L’œuvre éponyme des collaborateurs partait pourtant d’une session d’enregistrement spontanée qui aurait pu être prometteuse si l’une des deux parties s’était désistée. Mais malgré ses affreuses intonations, on saluera tout de même la maîtrise de l’interprète dans la juxtaposition de ses vocalises sur des mélodies entièrement improvisées. De plus, lorsqu’il ne manie que la guitare, les élucubrations de Broughton se marient à merveille à celles du quartet. Ce dernier point laisse ainsi penser que cet ouvrage aurait gagné à n’être constitué que de plages instrumentales… 1 pour 7 Hertz, 0 pour Broughton.

David Thomas Broughton

Guide to Insufficiency

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La chaleur nous caresse le visage. Au loin, le soleil disparaît, tout doucement, se tâtant, cherchant comme toujours consolation à l’autre bout du globe. Le pas léger, nous avançons vers ces reflets orangers. David Thomas Broughton vient de composer « The Complete Guide to Insufficiency », bande son idéale de cette fin de journée ensoleillée. Par la grâce de cinq chansons en lévitation, Broughton se rapproche de Nick Drake et John Fahey, deux génies d’un siècle passé. Comme si Anthony (& The Johnsons) abandonnait son piano pour fredonner au gré d’une guitare folk. Enregistré en une seule prise sous la nef d’une église de la banlieue de Leeds, ce disque convoque la quiétude en toutes circonstances. Les agressions, les échauffourées et les colères meurent dans l’univers esquissé par David Thomas Broughton. Ne subsistent ici que l’amour, la mélancolie et l’espoir de meilleurs lendemains. Coups de cœur aux édifiants « Ambiguity » et « Unmarked Grave », véritables bénédictions musicales. Broughton chante à la mémoire de John Peel. Là-haut, l’animateur de la BBC affiche certainement un large sourire : le soleil approche. Un nouveau jour se lève.

David Thomas

18 monkeys in a dead man´s chest

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“18 monkeys in a dead man’s chest” constitue le troisième album studio de David Thomas & the Two Pale Boys. David Thomas s’est rendu surtout célèbre pour avoir fondé le légendaire Pere Ubu en 1975, une formation avant-gardiste qui a exercé une énorme influence sur toute la scène pop/rock et en particulier le courant industriel de la fin des seventies. Les Two Pale Boys sont incarnés par Keith Moliné et Andy Diagram. Guitariste et violoniste, le premier milite chez They Came From The Stars I Saw Them et collabore à Infidel et Mesmerist. Trompettiste, le second est mieux connu pour avoir sévi chez James au début des 90’s ; même si aujourd’hui ses projets répondent aux noms de Dislocation Dance, The Diagram Brothers, The Honkies et les Spaceheads. Point commun, les trois comparses sont particulièrement branchés sur la musique électronique et expérimentale. Découpé en neuf fragments, cet opus se révèle à la fois riche, sauvage et inspiré. Un voyage tour à tour expressionniste, mystérieux, fiévreux, furieux ou cinématique dans le monde crépusculaire du blues urbain. Parfois on pense au Birthday Party, parfois à Tom Waits, parfois encore à Nick Drake. Et même à un Vandergraaf Generator intoxiqué par le dub sur « Sad eyed lowlands ». Pas de drums ! Mais un fil conducteur : la voix miaulante, sombre et poignante de David qui filtre ses contes poétiques, visionnaires et torturés sur la nature humaine, à travers une texture où machines et instrumentation conventionnelle (violon, guitare, cuivres) se conjuguent, sans jamais se heurter. Plus qu’original : novateur !