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De Rosa

Prevention

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L’Ecosse est le berceau de beaucoup d’horreurs musicales, mais pas que. Oui, la Saint Andrew's Cross doit malheureusement prendre sous sa responsabilité des patronymes comme Simple Minds, Cocteau Twins ou Travis. Mais il faut lui rendre ses lettres de noblesse, quand on sait que The Beta Band, The Exploited ou Belle and Sebastian, entre autres, en sont originaires également.

En ce qui concerne De Rosa, représenter l’Ecosse semble être leur priorité. Même si leur nom sonne plus méditerranéen que ‘scotisch’, la formation est fière de ses racines et dédie ses compositions à leur douce et chère terre d’origine. Et pour lui rendre hommage, elle a décidé de produire une excellente galette, épicée d’‘ethno-roots-folk-electro’ (NDR : c’est nouveau, ça vient de sortir), agréable au fumet comme au palais ?

Après avoir assisté au clash de son groupe en 2003, Martin John Henry rassemble à nouveau sa troupe en 2006 ; et c’est ensemble qu’ils reprennent le chemin du studio pour concocter « Mend », album précurseur mais laissé un peu sur la touche à l’époque, par la critique. Trois ans plus tard, après avoir assuré les premières parties de Mogwai et Snow Patrol, le combo nous revient flanqué d’un nouvel elpee de toute bonne facture. Les gaillards de De Rosa sont des petits malins susceptibles de vous entraîner sur un chemin bien tracé, afin de mieux bifurquer de leur trajectoire en dernière minute. Sur des envolées progressives, viennent se greffer des élans qui semblent embraser les compos, mais qui sont uniquement destinées à détourner l’attention, afin de plonger dans le moelleux. On peut donc confirmer que ce sont les surprises ou les effets de manche qui sont la clef de voûte de « Prevention ». A peine avez-vous trouvé votre voie que vous vous rendez compte avoir de nouveau emprunté la mauvaise piste. Heureusement, sans jamais provoquer de panique. Délicieusement tendre, mais pas dénué d’énergie, sauvage mais partiellement dressé, encourageant mais au bord du dépressif, « Prevention » mélange allègrement tous ces sentiments ; mais cloîtré au sein d’un tel univers, on tournerait facilement en bourrique.