Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

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Paddang à la poursuite des fantômes…

Paddang est un trio de rock psyché formé en 2020 à Toulouse. Osees et King Crimson à fond dans lʼautoradio et un nom de groupe inspiré d'un spot de surf en Indonésie, Paddang file à toute berzingue dans une épopée cosmique. Les trois voix dictent le ton et…

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Dean Wareham

Dean Wareham

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Dean Wareham fait partie de ces artistes qui n'ont jamais cherché à se mettre en avant. Il aura donc fallu attendre qu'il passe le cap de la cinquantaine et des 25 ans de carrière pour se lancer enfin dans la réalisation d'un album solo. Mais l’attente valait la peine, car l'Américain né en Nouvelle-Zélande livre ici un remarquable LP.

Si ce nom ne vous dit rien, les groupes au sein desquels il a évolué sont pourtant des icônes pour bon nombre de fans de rock indépendant. En effet, il a tour à tour milité chez les fantastiques Galaxie 500 (dont les deux autres membres formeront ensuite Damon & Naomi), Luna (en compagnie de Stanley Demeski des Feelies et Justin Harwood des Chills), et enfin Dean & Britta, soit auprès de son épouse.

Une épouse dont il est à présent séparé mais qui hante les thèmes de la plupart des chansons puisque celles-ci évoquent, souvent avec humour, toujours avec honnêteté, les tensions et aléas qui surviennent inexorablement dans toute relation amoureuse de longue durée.

Après avoir publié un excellent premier maxi en 2013 ("Emancipated Hearts") qui lorgnait vers les contrées peuplées de reverb de Galaxie 500, le nouvel elpee jouit d'une production moins axée sur les effets. Rarement dans sa carrière, la voix de Wareham a été captée telle quelle, sans aucun fard. Elle n'en est que plus émouvante et se rapproche parfois étrangement de celle de Vic Chesnutt voire même de Dan Treacy (Television Personalities). "Heartless People" ou "Happy & Free" auraient d'ailleurs pu avoir été composés par ces deux génies de la chanson poignante. Précisons tout de même que votre serviteur voue un culte à ces trois artistes et que les réunir est peut-être très personnel.

Soit, l'émotion est là et la production dépouillée et assez classique finalement de Jim James y est sans doute pour quelque chose. Une collaboration qui coulait de source puisque Dean est un fan inconditionnel de My Morning Jacket depuis la parution de leur premier opus.

L'album reste tout de même du pur Wareham et réjouira les aficionados. Le spectre du Velvet n'est jamais loin ("My Eyes Are Blue") et les sonorités étirées et éthérées des soli de guitare demeurent la marque de fabrique ("I Can Only Give My All", "Holding Patterns"). On épinglera enfin l'introspectif et délicat "Love Is Not A Roof Against The Rain" où Dean se demande ce qu'il a fait de sa vie dans une atmosphères très sixties.

"Dean Wareham" est un disque de chevet, intemporel. L'œuvre, à la fois romantique et sarcastique, d’un artiste qui n'a plus rien à prouver et livre son coeur à ceux qui veulent bien l'entendre. Rien n'est calculé. Une leçon de sincérité.

 

Dean Wareham & Britta Phillips

Back Numbers

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Luna disparu, Dean Wareham et Britta Phillips ont donc décidé de continuer l’aventure en duo ou plus exactement sous la forme d’un couple (…). Un exercice de style qu’ils avaient déjà accompli en 2003, en concoctant l’album « L’Avventura » et puis un Ep, fin de la même année. A nouveau produit par Toni Visconti (Bowie, T.Rex), « Back numbers » tourne radicalement le dos aux compos électriques et tumultueuses pour embrasser un style tout en douceur, esthétisme et mélancolie, un style dominé par des synthés et des instruments semi-acoustiques. On savait Dean et Britta fascinés par les exercices de style opérés d’une part entre Gainsbourg et Brigitte Bardot ou Jane Birkin ainsi que Lee Hazlewood et Nancy Sinatra. Ce « Back numbers » s’en inspire manifestement. Surtout au niveau des voix (le timbre sensuel et éthéré de Britta, contemplatif de Dean). Elles se conjuguent la plupart du temps en superbes harmonies. Délicatement country & western, “Say goodnight” en est manifestement le plus bel exemple. En outre, le duo reprend « You turned my head around » du défunt chanteur/compositeur/producteur yankee. Lors du refrain, Britta y gémit pourtant comme Dolores O’Rioardan. L’elpee recèle d’ailleurs plusieurs covers. Souvent obscures. Claudine Longet, franchement, je n’en avais jamais entendu parler. Née à Paris le 29 janvier 1942, cette chanteuse et actrice française était très populaire aux États-Unis dans les sixties et les seventies. Dean et Britta en adaptent son « White horses », sous un format subtilement jazzyfiant. « Teen angel » de Donovan, ensuite. Et puis une version candide d’« Our love will still be there », une chanson signée Reg Presley des Troggs. Sonic Boom apporte son concours à la valse alanguie et aquatique « Wait for me ». « Me & my babies » est une autre valse lente, mais davantage intimiste. Deux compos bénéficient d’arrangements luxuriants. Symphoniques tout d’abord pour « Crystal blue R.I.P. », un morceau qui aurait pu figurer au répertoire des Bee Gees au cours des sixties. Et puis ‘philspectoresques’. Tout au long de « The sun is still sunny », une ballade qui ne manque pas de charme. Dean & Britta évoluent aujourd’hui à des années-lumière de Luna et surtout de Galaxie 500. Il faudra s’en accommoder…

 

Britta Phillips & Dean Wareham

L´Avventura

Écrit par
Ex chanteur/guitariste du défunt et légendaire Galaxie 500, Dean Wareham drive Luna depuis 1992. Une formation en compagnie de laquelle il a déjà commis quelques elpees tout bonnement remarquables. Chanteuse et muli-instrumentiste, Britta Phillips a rejoint Luna en 2000, pour y jouer de la basse. Dans les années 80 elle assumait les parties vocales de Jem pour le dessin animé Jem et les Hologrammes. Par la suite, elle a sévi au sein de différents groupes aussi méconnus les uns que les autres, y compris Belltower, la formation de son ex époux Jody Porter, mieux connu aujourd’hui comme guitariste chez Fountains of Wayne. Britta possède une très belle voix, claire, douce, dont le timbre pourrait incarner un hybride entre Hope Sadonval et de Geike Arnaert (Hooverphonic). Et le duo qu’elle échange avec le baryton de Dean me rappelle quelque part Nancy Sinatra et Lee Hazlewood. Aussi bien pour les compositions originales que lors des quelques covers consacrées aux Doors (« Indian Summer »), à Madonna (« I deserve it »), à Opal (« Hear the wind blow »), à Buffy Ste Marie (Moonshot) ou encore à Angel Corpus Christi (« Threw it away »). Pour la circonstance, le duo a reçu le concours d’un quatuor à cordes, The Scorchio Quartet, ainsi que du célébrissime Tony Visconti (Bowie, T Rex), à la production. Toute une ‘Avventura’…