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Death From Above 1979

You´re a Woman, I´m A Machine

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Auditeur contemplatif : prudence ! Ce passage est hautement électrifié. Une seule décharge de cette fricassée pré-eighties peut entraîner un sérieux pétage de plombs récalcitrant. Ce premier disque de la paire Death From Above 1979 est une véritable bombe nucléaire, un Hiroshima de tension, un Nagasaki tout-puissant. Le duo canadien impulse un époustouflant hard-rock’n’roll hypnotique sauce Liars. Plus curieux encore : Sébastien Grainger s’applique à mener le chant et la batterie de front alors que son Jesse Keeler de compère se poste à la basse et aux synthés. Ici la basse est utilisée comme une six cordes. Et la mixture opérée ‘frouche’ dans le lard comme David fracasse Goliath. Les deux petits Canadiens n’ont guère de craintes à se faire : ils sont très forts. Les poids lourds qui se risqueraient à se frotter à ces deux-là devront faire gaffe. Ces types sont des tueurs de son, d’authentiques ‘audiovores’. Le riff initial de « Turn It Out » indique la marche à suivre. C’est la course folle : le rythme est infernal, intransigeant. Plus loin, « Blood On Our Hands » s’épanche sur le plancher comme le hit de la révélation, la terreur qui corrige les erreurs. Et puis, l’heure de la rythmique psychotique de « Black History Month » retentit. Les coups de basse montent comme une grosse poussée d’adrénaline entaillant un état comateux prolongé. Finalement, Death From Above 1979 sort l’artillerie pour un « Sexy Results » insufflé au cœur même de la torpeur. L’expérimentation reprend les dessous de la scène rock : la mort est proche !