New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

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Death In Vegas

Le scorpion se serait-il mordu la queue ?

Pour beaucoup, Death In Vegas, c'est un peu le futur du rock : en imposant ses rythmiques électroniques sur des ambiances garage, avec Liam Gallagher, Iggy Pop et Hope Sandoval se prêtant au jeu des chaises musicales (ou plutôt vocales), Death In Vegas tente, comme Primal Scream, The Rapture ou Add N To (X), le pari fou d'être à la fois respecté par les fans de rock et les fans d'électro. C'était l'occasion, en ce réveillon d'Halloween, de juger sur place : au Bota, en live, dans une salle « sold out ». Pas de chance, car cette fois-ci, les Anglais n'ont pas vraiment conquis : mous du genou, Tim Holmes et Richard Fearless, accompagnés de quatre musiciens, auront certes balancé la sauce (de « Leather/Girls » au tubesque « Hands Around My Throat »), mais sans chaleur ni sueur. Manque d'âme, de sexe, d'ambiance : en aucun moment, ce concert n'aura décollé vers les hautes cimes que le groupe atteint facilement sur disques. D'autant plus que sans les voix de tous ces chanteurs qui font la classe de titres comme « Scorpio Rising » ou « So You Say You Lost Your Baby » (respectivement Liam Gallagher et Paul Weller), on est en droit d'être déçu. Le scorpion se serait-il mordu la queue ? On laisse à Death In Vegas le bénéfice du doute. En espérant que la prochaine fois sera la bonne.



Death In Vegas

Scorpio Rising

Le dard tournoyant au milieu d'une tempête de riffs et de beats féroces, ce " Scorpio Rising " terrasse l'auditeur dès les premières notes, avec un diptyque sans repentir : " Leather " et " Girls ", cène SM avec Jésus en perfecto et les 12 Apôtres en Chevaliers de l'Apocalypse. A la suite, une complainte electroklash qui étouffe nos tympans et tourmente nos béquilles, " Hands Around My Throat ", chanté d'une gorge profonde et glacée par une Nicola Kuperus (du groupe Adult) en pilotage érotico-automatique. Tapi dans l'ombre du rock le plus tourmenté et de l'électro la plus crade, Death In Vegas sonne une fois pour toutes le glas du big beat festif et de la pop inoffensive, joue avec nos nerfs et nos zones érogènes. D'autres renforts, Liam Gallagher et Paul Weller, rock-stars échappées du business circus, se la jouent sans fards et sans pétards, l'arrogance en berne et la voix enfin révélée. " Scorpio Rising " érigée meilleure chanson d'Oasis, et " So You Say You Lost Your Baby " meilleure reprise mod d'un standard de Gene Clark (The Byrds), c'est l'Union Jack qui claque avec panache dans le ciel maussade du rock anglais. Reste Hope Sandoval pour calmer les ardeurs de ces " Easy Riders " à califourchon sur les BPMs, avec deux slows à la gloire de Ravi Shankar, " Killing Smile " (banjo et violons sur fond Bollywood) et " Help Yourself " (ou " Private Psychedelic Reel " corrigé à l'encens hindou et aux effluves stoogiennes). Avec " Scorpio Rising ", Tim Holmes et Richard Fearless planent au-dessus de la mêlée. Et de leur position en apesanteur, c'est le futur du rock qu'on aperçoit à l'horizon.

 

Death In Vegas

Dead Elvis

Richard Fearless et Steve Hellier sont les têtes pensantes de ce projet, avouons-le, résolument " dance ". Mais pas " dance " dans le sens le plus ‘tchack tchack boum’ du terme. Non, ‘dance’ sous son profil le plus underground. Il y a d'ailleurs une diversité incroyable de styles synthétiques sur ce " Dead Elvis ", album qui a bénéficié du concours d'un tas de guitaristes, de bassistes et également de cuivres. Richard et Steve se réservant tout ce qui touche aux claviers, y compris les samplings, ainsi que les boîtes à rythmes. Dans la phase la plus planante, Death In Vegas capture des climats fort proches de ceux développés par Archive. Mais lorsque le groove se fait plus présent ou que les claviers rognent littéralement les sixties, c'est plutôt à Primal Scream que l'on pense. Et notamment sur cette remarquable composition " Gbh ", qui ne déparerait certainement pas dans le répertoire des Charlatans...